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caricatures de mahomet

chapitre 6
Wahhabisme et fanatisme

Le « wahhabisme », c’est la religion d’Etat sur laquelle les roitelets du pétrole – les fameux « princes saoudiens » - ont bâti leur pouvoir avec l’appui des Etats-Unis. C’est la féodalité à l’aube du IIIe millénaire avec son enseignement strictement limité au coran (pour le peuple, pas pour les « princes » qui fréquentent les écoles occidentales et les putains de madame Claude), ses jugements ignobles et ses peines de mort sans appel exécutées au sabre (décapitation) ou à coup de cailloux (lapidation). Le wahhabisme, c’est la religion qui a inspiré un certain Ussama ben Laden mais aussi les « talibans » de sinistre mémoire. Mais pour un saoudien, le « bon musulman », c’est celui qui se soumet à la dictature des chefs wahhabites. Or, le wahhabisme ne cesse de se répandre par le biais de prétendues « associations culturelles » qui sont financées par les Saoudiens. Ils paient aussi des « missionnaires » qui infiltrent les communautés musulmanes un peu partout dans le monde et notamment en Europe.
Ils financent des écoles coraniques (sous réserve que l’on y enseigne le wahhabisme) et des mosquées où leurs imâms viendront jeter le trouble dans les esprits et prêcher la guerre sainte. On retrouve les agents saoudiens aussi bien dans les prisons belges que dans les anciens pays balkaniques où ils se montrent très actifs.


Le wahhabisme est indissociable du régime saoudien. Il en est le support et la justification. Les « princes » saoudiens ne sont rien sans l’appui des chefs religieux wahhabites. Inversement, le wahhabisme ne peut se répandre qu’avec l’appui financier du clan des Saoud. Mais nous ne devons jamais perdre de vue que ce clan de bédouins ne doit sa richesse qu’au pétrole et à ceux qui le leur achètent : Européens, Nord-Américains et Asiatiques. Chaque fois que nous achetons un litre d’essence d’origine arabe, nous finançons indirectement les « fous d’Allah » et autres criminels du même acabit qui bénéficient de l’appui des Saoudiens. Si un consensus international venait à être adopté en vue de mettre le pétrole saoudien sous embargo, le pouvoir des « princes du désert » et des chefs wahhabites s’effondrerait en très peu de temps.

Le « wahhabisme » est une doctrine prônée par les adeptes d’une secte musulmane très dangereuse qui tire son nom de celui qui fut son fondateur, un certain Muhammad Abd al Wahhâb, un « rénovateur » (sic) de l’islam qui vécut au XVIIIe siècle. Elle a imposé ses principes archaïques dans la majeure partie de l’Arabie – de la Mekke à Oman – dès le début du XIXe siècle. Mais au début du XXe siècle, son influence s’est peu à peu restreinte à la petite république du Nedj dont la capitale est Riyad. C’est cette petite république qui deviendra, par la suite, le royaume d’Arabie saoudite (par fusion du Nedj et du Hedjaz). Chez les musulmans wahhabites, les « docteurs de la foi et de la doctrine » sont appelés « oulémas ». Ils correspondent aux « mollahs » des Iraniens. Ils sont consultés par les « cadi » (agents de l’autorité légale). On notera, à ce propos, que les avis émis par les « docteurs de la foi » n’avaient pas de valeur contraignante jusqu’au Xie siècle de notre ère. C’est à cette époque que les Turcs seljoukides s’emparent de Bagdad et contraignent le calife abbasside à leur attribuer le titre de sultan. Les « docteurs de la foi » en profitèrent pour réclamer (et obtenir) le droit d’être seuls dépositaires de la loi. Les Ottomans réorganisèrent l’ensemble des autorités religieuses sur cette base en établissant une hiérarchie de « muftis », juristes à qui l’on demandait des avis et qui promulguaient les « fatwa » après avoir consulté les « docteurs ». Cette structure juridico-religieuse fut abolie en 1924 mais subsiste dans de nombreux pays musulmans, officiellement (Arabie, Iran,…) ou officieusement (Pakistan, Maghreb,…).


Le fondateur de la dynastie des Saoud fut Mohammed ibn Saoud (né vers 1705, mort en 1785). Simple chef local (de la ville de Dariya), il fut influencé par Wahhâb dont il propagera la doctrine intégriste et belliqueuse. Il fut à la fois le gendre et le chef de guerre de Wahhâb. Après sa mort, le wahhabisme se replia sur lui-même et ne refera parler de lui qu’en 1902, lorsque el Wahhâb Abd-al-Aziz Inb Saoud décréta la lutte pour la protection du wahhabisme et contre l’influence turque. Ibn Saoud parvint alors à étendre son influence sur les autres régions de la péninsule arabique. Il s’empara de La Mecque en octobre 1924 et chassa le roi Hussein du royaume du Hedjaz (avec l’appui des Britanniques). Puis il obligea le roi Ali, successeur de Hussein à céder Djedda, la seule ville qu’il contrôlait encore. Abd-al-Aziz (Abdul Aziz) Ibn Saoud se fera couronner roi d’Arabie à La Mecque en 1926.

Mohammed ibn Saoud

Prince de la dynastie wahhabite de Riyad, Abd-al-Aziz Ibn Séoud vécut sa jeunesse en exil à la cour de Koweit, sa famille ayant été chassée par une lignée vassale. Dès 1902, âgé seulement de 22 ans, le Jeune chef, qui avait pris les armes contre les usurpateurs, s'emparait de sa capitale de Riyad, puis se proclamait roi du Nejd et imam des Wahhabites (1904).
Avec ses guerriers, il continua la lutte et conquit un accès à la mer, dans la région de Bassorah, aux dépens des Turcs. Durant la Première Guerre mondiale, il se mit du côté des Anglais, qui financèrent ses expéditions. Vainqueur des Hachémites, il s'emparait de La Mecque en 1924 et en chassait le chérif Hussein.
Six ans plus tard, Abd-al-Aziz Ibn Séoud prenait le titre de roi d'Arabie saoudite. Il mit alors une borne à ses ambitions et conclut des alliances avec ses voisins. Grâce à l'exploitation des richesses de son sous-sol, le roi acquit une fabuleuse richesse et modernisa son pays. Il mourut en 1953.

Un « petit roi » si gentil !

Abdul Aziz Ibn Séoud, en parfait adepte de mahomet, aimait la guerre par-dessus tout. Un jour, alors qu’il montrait son sabre le plus précieux à l’un de ses visiteurs, il déclara : « Ce sabre a abattu l’un de mes plus redoutables rivaux. Je l’ai tout d’abord blessé à la jambe pour le mettre hors de combat. Puis je l’ai frappé au cou. Sa tête est tombée sur le côté et son sang s’est mis à jaillir comme d’une fontaine. Le troisième coup a été porté à la poitrine : j’ai vu son cœur coupé en deux, palpitant. Cela a été un moment étrange de félicité. J’ai embrassé mon sabre » ! ! !

Tel est le « lyrisme arabe » ! Tel fut le fondateur de la dynastie des Séoud !

Abdul Aziz était un assassin à la mode islamique, cruel et sans pitié, jouissant de la mort dans ce qu’elle peut avoir de plus horrible. Ses successeurs ne valent guère mieux que lui. Le premier roi d’Arabie saoudite était bien sûr un grand chasseur qui poursuivait sans relâche les gazelles mais aussi les pucelles. Toujours l’exemple du « prophète » !

C’est toutefois un Anglais - islamisant et aussi retors qu’un Arabe – qui sera à l’origine de la fortune des Séoud en servant d’entremetteur entre le nouveau royaume et des prospecteurs au service des compagnies pétrolières américaines. Il s’appelait Harry St John Philby et son fils se rendra tristement célèbre pour avoir, des années durant, trahi la Grande-Bretagne au profit de l’URSS. Bon sang ne peut mentir !

Au début de 1931, les premières rencontres furent organisées entre Abdul Aziz (ou ses fils ou ses ministres) et les représentants des compagnies américaines, parmi lesquels Karl Twitchell et l’avocat Lloyd Hamilton (de la Standard Oil of California ou Socal). C’est alors que l’ Irak Petroleum Company (société britannique malgré son nom) tentera de contrecarrer l’offensive US en Arabie. Mais c’était sans compter sur le double jeu de Philby et le poids financiers des Américains. Le 29 mai 1933, Abdullah Suleiman (ministre des finances d’Abdul Aziz) et Lloyd Hamilton signèrent l’acte de concession qui allait inonder le golfe persique de capitaux. La Socal obtint le droit exclusif de prospection en échange de 170.000 dollars, payés en or malgré la réglementation américaine de l’époque.

C’est la découverte d’immenses réserves de pétrole dans le sous-sol de l’Arabie qui permettra à la toute nouvelle dynastie des Saoud d’asseoir son pouvoir absolutiste et théocratique. Elle permit aussi aux Saoud de financer la propagande en faveur du wahhabisme, religion officielle du régime. Le but avoué des Saoud est, en effet, d’imposer le wahhabisme à l’ensemble des nations musulmanes et même au monde entier. Le régime saoudien doit donc être regardé comme extrêmement dangereux pour la paix dans le monde. Belliqueux et conquérant, le wahhabisme est une doctrine archi-conservatrice et résolument passéiste qui vise à maintenir les masses populaires dans l’ignorance des réalités scientifiques et philosophiques. C’est le wahhabisme qui a inspiré les méthodes mises en œuvre par les talibans. C’est la doctrine qu’enseignent les disciples d’Ussama ben Laden. On estime que les wahhabites sont au nombre de 8 à 10 millions, ce qui représente bien peu de chose par rapport à la masse des musulmans (moins de 1% du total). Mais ils disposent de ressources financières considérables, sans doute égales ou supérieures à celles dont disposent les autres mouvances islamiques.

raffinerie de pétrole
Nous, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ! Chez les Saoudiens, c’est l’inverse. On ne peut pas tout avoir !

Notons encore que le régime saoudien n’a pu se développer qu’avec l’appui des nations occidentales, essentiellement les Etats-Unis dont les présidents, depuis Franklin-Delano Roosevelt, se sont toujours posés en « protecteurs » des despotes de Ryad. John-Fitzgerald Kennedy n’avait-il pas déclaré un jour que l’Arabie saoudite était… le 51e état américain ? C’est d’ailleurs la présence des troupes américaines sur le sol saoudien qui a servi de prétexte à ben Laden pour appeler à la guerre sainte contre les Etats-Unis et leurs alliés. Pour les dirigeants wahhabites, la totalité du territoire saoudien doit être regardé comme une mosquée et ne peut, de ce fait (en vertu du coran), accueillir des « infidèles » et des « mécréants ».

Sur le plan historique, le clan des Saoud avait constitué un petit royaume théocratique dès 1792 dans son fief du Nedj. Mais, à la fin du XIXe siècle, ils sont destitués et doivent s’exiler au Koweit. C’est de là qu’Abd al-Aziz ibn Saoud va entreprendre de reconquérir le pouvoir. Il y parviendra par paliers, de 1904 à 1932, avec l’appui des chefs wahhabites et des occidentaux. Son fils Saoud lui a succédé en 1953 puis il confère ses pouvoirs à son frère Fayçal pour les lui retirer et le rappeler à nouveau au pouvoir en 1962, lorsque éclate la révolution yéménite. Saoud soutient d’abord les royalistes du Yémen, puis, toujours aussi versatile, se rallie aux républicains. C’est alors la rupture définitive avec Fayçal qui se fait proclamer roi le 1er novembre 1964. Ennemi irréductible du peuple Juif (donc d’Israël), Fayçal obtient de Nasser qu’il retire ses troupes du Yémen. Le 25 mars 1975, il est assassiné (Les vieilles traditions arabo-musulmanes ont la vie dure !) par un homme qui sera déclaré « dément ».

caricature de Fayçalphoto de Fayçal
Cette caricature de Fayçal été publiée par « Pilote » dans les années 70 (cliquer pour l'agrandir).
Début 2006, des caricatures de Mahomet publiées au Danemark ont provoqué
de violentes réactions de la part de l'Arabie Saoudite et de nombreux autres pays musulmans.

Khaled, frère de Fayçal, va accéder au pouvoir mais sous le contrôle de son demi-frère - l’émir Fadh ben Abd el-Aziz - l’ « homme fort du régime » qui ne tardera pas, « coutume » oblige, à renverser le souverain en titre. Aujourd’hui, c’ est Abdallah, fils de Fadh, qui détient le pouvoir effectif.

La subversion saoudienne, très bien organisée, est financée par les pétrodollars. Elle le sera aussi longtemps que les pays dits « démocratiques » achèteront du pétrole aux producteurs de ce pays. Il faut que nous soyons conscients du fait que chaque fois que nous achetons du carburant, essence ou fuel, en provenance de l’Arabie saoudite, nous finançons indirectement le terrorisme islamique.

Il faut donc que des mesures politiques et économiques soient prises de toute urgence. Nous devons mettre l’Arabie des Saoud au banc de la société internationale. Nous devons même aller plus loin encore et assigner les dirigeants saoudiens devant la Cour internationale de Justice. Ils sont en effet coupables de crimes contre l’humanité.

grande mosquée de la Mecque
La grande mosquée de la Mekke, au centre de laquelle se trouve la Ka’ba.
C’est un foyer de sédition sur le plan international.


La grande mosquée de Médine - la seconde « ville sainte » de l’Islam - où se trouve le tombeau de Mahomet.

S’ils en avaient le courage, les Américains iraient raser Ryad et la Mekke plutôt que de s’en prendre au régime de Bagdad et au malheureux peuple irakien (l'idée de bombarder La Mecque fait toutefois son chemin aux USA).
Saddam Hussein est un « démocrate » lorsqu’on prend la peine de le comparer aux membres de la famille Saoud. Et de toute façon, attaquer une nation affaiblie - et quasiment désarmée – avec une armada de 350.000 hommes dotées de l’armement le plus moderne qui soit n’a rien d’une performance. C’est plutôt un scandale. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !

Mais les Américains, beaucoup trop opportunistes, n’auront jamais le courage de s’en prendre directement et ouvertement aux véritables fauteurs de troubles. Nous verrons plus loin qu’ils ont élaboré un plan en deux ou trois phases dont l’invasion de l’Irak n’est que la première phase. S’ils étaient honnêtes, il leur faudrait aussi reconnaître qu’en Arabie, comme dans d’autres régions du monde, ils ont favorisé les intérêts de dictateurs infâmes dans le seul but de préserver leurs « business ». De Franklin-Delano Rossevelt à George-Walker Bush, ils n’ont jamais cessé de « cirer les pompes » des Saoud afin d’obtenir des livraisons de pétrole à bas prix. On a vu, le 11 septembre 2001, comment les Américains furent remerciés de leur appui ! C’est ben Laden, leur ancien « protégé » (48), l’ami des Saoud, qui leur a rappelé à quel point les Arabes pouvaient être fourbes !

C’est triste à dire quand on pense aux milliers de victimes innocentes, mais les Américains n’ont fait, ce jour-là, que récolter les fruits de leur politique opportuniste et de leur mercantilisme outrancier. Tant va la cruche à l’eau…. vous connaissez la suite : à la fin elle se casse. Mais, comme d’habitude, c’est le peuple qui a payé et qui continuera à payer, pas les dirigeants politiques qui furent à l’origine des faits. Pire encore, lesdits « dirigeants » se sont empressés de se poser en victimes. Auraient-ils pris des leçons chez les islamistes, ces experts en « victimisation » ?

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