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Historique du projet de grande mosquée de La Rochelle

 

Journal Municipal février 2005, page 17
http://www.ville-larochelle.fr/19_journal_lr/dl.php?fichier=fevrier_2005_part1.pdf

La Mosquée a été réalisée en 1996 en réaménageant en partie un ancien château d'eau situé rue de Berne dans le quartier de Mireuil. L'Association Culturelle Islamique de la Charente- Maritime, gestionnaire des locaux, a fait part de l'exiguïté d'une salle et sollicité la Ville pour aménager une extension dans la seconde partie du château d'eau. Un projet a été établi. Il prévoit essentiellement la création d'une salle de 212 m2 en liaison avec les locaux existants, et d'un nouvel accès donnant sur le jardin, côté rue de Suffren, servant à la fois d'issue de secours et complété par un élévateur pour personnes à mobilité réduite, compte tenu du dénivelé de 1,5 m entre le terrain et le plancher de la salle (un sanitaire conforme aux normes handicapés sera créé simultanément). Pour les besoins de l'opération, un petit parking privé sera édifié partiellement dans l'emprise du terrain rue de Suffren complété par 12 places de stationnement public le long du cours Forbin, à 200 m du projet.
Journal Municipal février 2005, page 17

 

Sud Ouest, Vendredi 16 février 2007
http://www.sudouest.com/160207/reg_chmaritime.asp?Article=160207a55842.xml

Les travaux de la mosquée étaient sans doute illégaux

LA ROCHELLE. -- Le Front national et la Libre Pensée étaient côte à côte pour attaquer une délibération du conseil municipal

Curieux attelage, hier matin devant le tribunal administratif de Poitiers, pour contester une délibération du conseil municipal de La Rochelle. Sur le même banc avaient pris place Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, secrétaire départemental du Front national, et Jean-Louis Larraux, président de la Libre Pensée de Charente-Maritime. L'un comme l'autre ont déposé une requête contre deux délibérations du conseil municipal rochelais organisant les travaux de réalisation d'une seconde salle de prière à la mosquée du 32 avenue de Berne. Si Jean-Marc de Lacoste requérant en tant que « contribuable rochelais », avec dix autres habitants de la commune savoure avec un sourire gourmand ce rapprochement fortuit avec la Libre Pensée, dont tout a priori le sépare, Jean-Louis Larraux semble un peu plus gêné aux entournures : « Nous n'avons naturellement rien à voir avec le Front national. Mais la loi de 1905, c'est la loi de 1905 ». Précisément, c'est le non-respect de la loi portant séparation des églises et de l'Etat qui a conduit la ville de La Rochelle devant la justice. Le 12 septembre 2005, le conseil municipal autorise le maire à désigner les cinq entreprises devant réaliser les travaux de réfection de l'ancien château d'eau, propriété municipale, pour offrir aux musulmans du département la seconde salle de prière dont ils ont besoin. Immédiatement, le préfet réagit au nom du contrôle de légalité : il demande au maire de La Rochelle de retirer cette délibération illégale. L'article 2 de la loi de 1905 stipule en effet que « la République ne subventionne aucun culte ». Le préfet suggère cependant au maire de faire passer une nouvelle délibération dans laquelle les travaux (270 000 euros hors taxes) seraient justifiés au titre de la sécurité des locaux accueillant du public. Ce qui est fait le 12 décembre suivant, par une délibération modifiant la première. Hier matin, le commissaire du gouvernement, dont les conclusions sont très généralement suivies par le tribunal, a été on ne peut plus clair. Les deux délibérations contestées n'en font qu'une et constituent « une violation patente de la loi, en dépit du ravaudage de décembre ». Dans quinze jours, le tribunal administratif devrait donc annuler les deux délibérations. Visiblement ravi à la sortie de l'audience, Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, candidat FN aux législatives à La Rochelle, lançait : « Ma campagne commence bien ! » et indiquait qu'il envisage d'engager de nouvelles poursuites contre la ville, les travaux illégaux étant depuis longtemps réalisés.

Vincent Buche

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