
Précision.
Nombreuses réactions après l'article « Les racistes d'Internet », paru avant-hier.
Être ou ne pas être raciste
Le moins que l'on puisse écrire, c'est que l'article paru dans notre édition de jeudi 17 sous le titre « Les racistes d'Internet » a provoqué moult réactions. Par courriels adressés à « La Dépêche du Midi » et sur le site Internet dont il était question.
Une fois laissé de côté les quelques insultes, on retrouve surtout une dénégation de la qualité de raciste dont étaient affublés le site Internet et ses auteurs dans notre article. Comme nous l'écrit Denis Greslin, président d'occidentalis, association proche de france-echos : « Le refus, voire le combat contre l'islam sont autorisé dans notre démocratie. L'islam n'est pas qu'une religion, c'est aussi une idéologie. Combattre l'islam n'est pas combattre le musulman, première victime de cette secte».
Il est vrai que les textes publiés sur le site Internet concernant les futures mosquées de Toulouse et de Muret se situaient à la limite de la ligne jaune. Mais d'autres articles, sur ce même site, ne laissent aucun doute quant au fond raciste de leurs auteurs. Exemple : « II faut se rendre à l'évidence, et constater que comme les « mâles » musulmans sont visiblement plus attirés sexuellement par la croupe dodue d'une belle truie bien rosé ou par une bonne chèvre odorante que par un coït avec leurs femelles, il est donc nullement surprenant qu'ils doivent ensuite enfermer leurs femmes à la maison (l'écurie ?) pour leur éviter tout contact avec des hommes normaux».
Un exemple parmi d'autres, que nous ne souhaitions pas publier jeudi, pour ne pas donner davantage de publicité à ce type de discours. Las, il faut parfois mettre les choses au clair. L'incitation à la haine raciale, rappelons-le, est interdite par la loi.
Et le dire, la combattre même, ne signifie pas tomber dans « le politiquement correct», dans « la pensée unique », comme certains courriers reçus hier l'assénaient. C'est juste le devoir de tout citoyen, a fortiori celui d'un journal démocratique.
Olivier Auradou
Voir l'analyse de cet article manipulatoire, par France-Echos.com : La Dépêche du Midi réagit [source]