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La fédération ardéchoise de la libre pensée vient de déposer un recours en annulation contre la décision municipale.
Evoquée rapidement à l'occasion du dernier conseil municipal, il semble que la fédération ardéchoise de la libre pensée ait décidé à son tour de monter au créneau dans le projet de construction de la mosquée à Tournon.
Dans un communiqué, la fédération ardéchoise de la libre pensée qui s'est réunie en assemblée générale il y a quelques jours explique sa fierté d'être restée fidèle au principe laïque et républicain concrétisé par la loi de 1905 et en particulier par son article 2 qui dit "la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte (...)"
Elle demande donc le retour au strict respect de cette loi et exige donc l'abrogation de toutes les lois anti-laïques votées depuis la loi Debré en 1959.
Une fédération qui mène un combat contre ce qu'elle appelle le non respect de la loi. Combat qui passe par la demande d'annulation de subventions votées par des collectivités publiques à une congrégation religieuse devant le Tribunal administratif de Lyon.
Elle a empêché à St Etienne qu'une partie de la place Jean Jaurès ne devienne place Jean Paul II.
A Tournon, elle vient de déposer un recours en annulation contre la décision de la municipalité de consentir un bail emphytéotique d'une durée de 30 ans à l'association arabo-islamique tournonaise. Un bail par lequel la municipalité met à la disposition de l'association un terrain d'une superficie de 2413 m2, moyennant un loyer réduit à un euro symbolique.
La libre pensée considère qu'il y a là une violation de l'article 2 du 9 décembre 1905 qui dit "la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte (...)
La libre pensée explique alors "La délibération du conseil municipal stipule que les terrains seront mis à disposition de l'association arabo-islamique, afin qu'elle construise un centre cultuel permettant à ses membres d'exercer leur culte dans des conditions décentes... "
Pour la libre pensée, "Il s'agit là d'une aide indirecte importante, en effet si l'on considère la valeur d'acquisition du terrain, il est alors possible de considérer que la ville a accordé par l'intermédiaire de l'association arabo-islamique, une subvention indirecte de l'ordre de 30000 euros pour la tenue d'un culte... "
Jean Pontier, maire de Tournon, expliquera à l'occasion du conseil municipal qu'il ne s'agissait là que d'une péripétie, rappelant à l'occasion que l'ensemble des élus municipaux avait voté favorablement à ce projet.
Il rappellera également que monsieur le sous-préfet de Tournon en personne s'était rendu au ministère de l'intérieur afin d'obtenir toutes les garanties quant à la validité de la décision municipale. Une péripétie de plus qui n'a pas semblé émouvoir le maire de Tournon.
Pierre Strappazzon