Voici une pièce d'accusation
accablante : un dépliant luxueux et en couleurs de quatre
pages sur papier de qualité, signé par Xavier Lemoine, Maire
de Montfermeil et président de la communauté d'agglomération
Clichy sous Bois / Montfermeil.
Xavier Lemoine ( ex MPF/anti-mosquées, devenu
UMP/pro-mosquées ) a un double discours, parfaitement dans la
ligne de la takia musulmane, on ne s'étonnera donc pas qu'il
soit à l'aise pour fricoter avec les mahométans. Encensé à
tort pour des arrêtés anti-jeunes, Xavier Lemoine a préparé
son coup médiatique de longue date pour faire passer ce projet
de mosquée.
Ce supplément a été imprimé au frais des
habitants de Montfermeil et distribué (toujours à leurs frais)
dans les boites aux lettres de la commune en supplément au
magazine mensuel d'information de la ville La Gerbe
numéro 236 d'octobre 2006.
En résumé, Xavier Lemoine y avoue noir sur blanc
parfaitement savoir le danger que représente l'islam
mais malgré cela tout faire pour le promouvoir ! Après
moi, le déluge...
Vu le nombre de fois où il fait référence
à "la paix", il est clair que cet homme est mort de peur et
prêt et à tous les renoncements (et plus si affinités) pour
sauvegarder ce qu'il croit être "la paix" mais qui n'est
qu'une soumission face aux menaces. Xavier Lemoine
c'est à lui tout seul Chamberlain et Daladier, et la
comparaison n'est pas éculée contrairement à ce que certains esprits
soi-disant « libres » veulent nous faire croire.
Nous vous proposerons très prochainement une
action contre ce triste sire. En attendant, voici le document,
à archiver pour son Nuremberg.



Communauté d'Agglomération Clichy-sous-Bois /
Montfermeil
Une mosquée
Ce projet, initié il y a déjà quelques années
par la Communauté d'Agglomération de Clichy-sous-Bois /
Montfermeil, présidée alors par le maire de
Clichy-sous-Bois, est arrivé à une étape clé avec la
signature, ce vendredi 29 septembre 2006, de la promesse de
vente d'un terrain appartenant à la Communauté
d'Agglomération.
Devenu à mon tour Président de la Communauté
d'Agglomération, il convenait pour moi, de respecter les
engagements antérieurs : j'ai signé cet acte de vente
avec le Président de la fédération des différentes
associations musulmanes de nos deux villes, Monsieur Larbi
Chouaieb.
J'estime ce projet légitime et de bon sens.
Certains estimeront le moment mal venu pour une
telle construction, en raison d'une actualité internationale
très incertaine, d'un calendrier électoral chargé, d'une
situation particulière en Seine-Saint-Denis où les rapports
humains se crispent et se compliquent. Sans doute ! Mais
y-a-t-il là un motif suffisant pour trahir la parole
donnée ?
Monsieur le
Maire, pourquoi avez-vous autorisé la construction d'une
mosquée à Clichy-sous-Bois /
Montfermeil ?
Par réalisme. Dans nos communes vivent un nombre
très important de musulmans. On ne peut pas faire comme s'ils
n'existaient pas ! Ces musulmans demandaient depuis
longtemps le droit de disposer d'un lieu de culte reconnu et
identifié comme tel. Malgré leurs origines et cultures très
diverses, leurs représentants se sont unis et ont constitué
une fédération d'associations représentatives, pour exposer un
projet commun. Il s'agissait dès lors de répondre à un besoin
humain de spiritualité, loin des calculs politiciens ou
électoralistes, mais avec le souci d'éviter d'envenimer des
crispations religieuses.
Mais alors, que
faites-vous du principe de laïcité ?
Il n'y a dans cette position aucune entorse à la
laïcité. Bien plus, nous avons veillé à être irréprochables
sur ce plan, en ne concédant aucun privilège particulier aux
musulmans, qui nous ont présenté une demande de permis de
construire pour cette édification. Ils ont acquis, avec leurs
propres deniers le terrain, qui leur avait été proposé sur
Clichy-sous-Bois, au prix estimé par les services des Domaines
comme pour n'importe quelle autre transaction, et ne reçoivent
aucune subvention de nos communes. J'ai pu également m'assurer
que le projet architectural de cette Mosquée s'intégrera bien
dans le paysage urbain où elle sera située. Un jury a été
constitué, sous l'autorité de la direction de projet du Plan
de Renouvellement Urbain. Un concours architectural a eu lieu.
Un projet a été retenu à l'unanimité ; il devra être
respecté. C'est même une condition sine qua non de la promesse
de vente.

Mais l'ouverture
d'esprit, dont vous faites preuve, ne se vérifie pas dans tous
les pays, en particulier dans de nombreux Etats musulmans, qui
ne reconnaissent pas le droit à la liberté religieuse,
c'est-à-dire à la liberté de conscience ou même parfois le
droit à la liberté de culte pour les non musulmans, chrétiens
en particulier.
Vous posez là le grave problème de la non
réciprocité, qui choque toutes les démocraties. Il est en
effet intolérable, que dans certains pays islamiques, des
chrétiens soient privés d'un droit aussi fondamental, que
celui de pouvoir pratiquer librement leur religion, que ce
soit en privé ou en public. Le principe vaut d'ailleurs aussi
bien pour les nationaux chrétiens de ces pays, là où il en
reste, qui ne sont alors pas traités à égalité avec leurs
compagnons musulmans, que pour les immigrés chrétiens qui, par
leur travail, contribuent à enrichir le pays où ils
s'établissent pour un temps. Il faut donc dénoncer ces
injustices, ces inégalités de traitement et je ne me prive pas
de le faire ici ou ailleurs.
Et n'appartient-il pas aux pays imprégnés de
racines chrétiennes comme la France, d'être un exemple
d'ouverture ? J'ajoute que si l'on ne peut imputer aux
musulmans vivant en France la responsabilité de ces entraves à
la liberté religieuse, imposées dans leur pays d'origine, on
peut penser qu'à l'occasion de séjours familiaux ou
professionnels, ils se fassent l'écho des droits dont ils
bénéficient dans leur pays d'accueil, ou leur nouvelle patrie
de culture chrétienne.
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 Signature devant
notaire à la Maison de la Justice et du Droit en
présence de Monsieur Larbi Chouaieb, Président de la
Fédération des associations musulmanes, de Xavier
Lemoine Président de la CACM, Maire de Montferrneil et
de Claude Dilain 1er Vice-Président de la CACM, Maire de
Clichy-sous-Bois.
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On a bien
compris que dans vos responsabilités, vous ne pouviez revenir
sur la parole donnée et que surtout vous souhaitiez que les
musulmans disposent d'un lieu de culte représentatif, au même
titre que chrétiens et juifs ont églises et synagogues. Mais
l'actualité nous montre que certains comportements, comme
l'endoctrinement de terroristes, ont des mosquées françaises
pour point de départ. Qu'en
dites-vous ?
Je suis tout à fait lucide sur des débordements,
pouvant exister entre la pratique religieuse et le recours à
la violence. Mais on ne peut fonder nos relations avec les
autres sur la suspicion permanente. Un minimum de confiance
est nécessaire. Sans être naïf, il faut savoir être juste.
Si des faits répréhensibles, condamnables
pénalement, se produisaient à partir de la
future mosquée, j'opposerais avec fermeté l'argument d'ordre
public. Alors, moi-même avec l'Etat prendrions nos
responsabilités. Mais je voudrais souligner ma
conviction que le plus grand nombre de familles musulmanes
établies à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil ont une
aspiration profonde de vivre en paix dans le respect de la
culture, de l'histoire et de l'identité du pays qui les
accueille ou dont ils sont les citoyens. J'ai donc
peine à imaginer que, dans cette mosquée, seront prononcés des
discours de rejet ou de haine, d'appel au djihad ou de
contestation de la laïcité, sans que j'en sois informé. Ou
encore qu'y sera dispensé un enseignement dont le contenu
serait incompatible avec les valeurs sur lesquelles reposent
nos traditions et notre législation. Je pense en particulier à
tout ce qui concerne la famille : répudiation, polygamie,
mariages forcés, violences envers les épouses, inégalité entre
filles et garçons devant l'héritage ou les études. Ces
permissions ou prescriptions inscrites dans le Coran et la
Sunna, je sais qu'elles existent et fondent le droit dans de
nombreux pays régis par la Charia (loi islamique), mais elles
ne peuvent pas être promues chez nous. Il en va de même de
tout ce qui concerne la liberté religieuse, par exemple
l'interdiction faite à une jeune fille musulmane d'épouser un
non musulman (chrétien, juif, agnostique ou autre), sauf si
celui-ci fait profession de foi islamique, attitude
d'exclusion et de racisme que nous combattons avec force, ou
encore les pressions de tous ordres exercées sur une musulmane
ou un musulman en vue de les empêcher de choisir une autre
religion, sauf à se cacher. Tout cela n'est pas applicable
dans notre pays de liberté et le fait de contrevenir à ces
principes, relève aussi du respect de l'ordre public.

Chrétiens et
juifs semblent inquiets devant la perspective d'une mosquée
dans leur environnement immédiat
A ceux qui pourraient s'inquiéter d'un tel
projet et plus particulièrement aux catholiques, plus
nombreux, je rappelle simplement l'enseignement du Magistère
de l'Eglise tel qu'il a été fixé dans la déclaration
Dignitatis humanae (la dignité de la personne humaine) du
Concile Vatican II. Ce document reconnaît le droit à la
liberté de culte, comme une conséquence de la liberté
religieuse. Il s'agit, dit le Concile, non pas d'une
reconnaissance égalitaire de toutes les religions, qui
noierait la spécificité chrétienne et inviterait au
relativisme, mais d'un droit civil, qui est inhérent à la
dignité de la personne humaine. "L'homme ne doit pas être
empêché d'agir selon sa conscience, surtout en matière
religieuse", précise le même texte qui conclut sur ce
point de la manière suivante :
« C'est donc faire injure à la personne
humaine et à l'ordre même établi par Dieu pour les êtres
humains que de refuser à l'homme le libre exercice de la
religion sur le plan de la société, dès lors que
l'ordre public juste est sauvegardé ». Je
souligne cette exigence pour montrer que l'Eglise ne se met
pas à la place des pouvoirs publics. Elle rappelle le principe
et laisse à l'autorité civile le soin de le mettre en
pratique, selon ce que cette dernière estime convenable,
compatible entre le besoin des intéressés, le Bien Commun et
la paix civile.
J'ajouterai qu'il appartient à chacun de faire
vivre sa religion. Au lieu de se plaindre de la pratique des
musulmans et de s'alarmer en voyant fleurir des mosquées,
chrétiens et juifs pourraient s'interroger sur leur propre
fidélité en la matière et uvrer à remplir leurs églises et
synagogues.
Pour conclure,
Monsieur le Maire, quel message souhaitez-vous donner à tous
les montfermeillois ?
J'ai bien conscience des réactions, voire des
incompréhensions que la décision prise par le Conseil de la
Communauté d'Agglomération de Clichy-sous-Bois / Montfermeil
peut entraîner. J'y suis particulièrement attentif et
sensible. D'où la raison de ce document : informer,
expliquer, ce qui me paraît en conscience raisonnable parce
que facteur de paix, dès lors que sont clairement fixées,
acceptées et respectées les bases de l'accord.
Ce projet nous en sommes
co-responsables : La puissance publique a pris
et prendra ses responsabilités ; les familles musulmanes
de nos deux villes ont déjà la responsabilité de conduire les
effets de cette réalisation, dans le respect des engagements
pris et des lois de notre pays.
J'ai placé mon mandat sous le signe de
la Paix. C'est faire oeuvre de Paix que de bien
comprendre ce projet dans les conditions que j'ai rappelées
plus haut.
Cette signature, un an après « les
émeutes », montre qu'en dépit des difficultés, des hommes
et des femmes responsables continuent à vouloir bâtir une
société plus harmonieuse et soucieuse du respect des personnes
et des biens, de nos institutions, de l'ordre indispensable,
nécessaire à la vie en commun.
Votre Maire Xavier LEMOINE

Signature effectuée en
présence des différents Présidents d'associations musulmanes,
des Conseillers généraux de nos cantons Ludovic Toro et
Raymond Coënne et d'Eric Raoult Député de la
circonscription.
Plaquette transmise par http://montfermeil2007.over-blog.com/