Le monde n'accepte pas l'idée qu'il est à
l'agonie ; il est même incapable de se rendre compte de
son état, étant donné qu'il s'obstine à ignorer les puissances
qui sont en jeu. De ce fait, il sera précipité subitement dans
une situation sans issue. Il s'est rendu peu à peu dépendant.
d'une puissance irremplaçable, le pétrole, et du même coup de la puissance
spirituelle de ceux qui poursuivent systématiquement le plan
qui leur est dicté dans le Coran par leur maître Mahomet.
Remerciements -- Préface de l'éditeur --
Préfaces -- Avant-propos de l'auteur -- Introduction
Une illusion -- Une occasion manquée -- La
décadence des pays occidentaux -- Une voie d'égarement dans le
labyrinthe -- L'échiquier -- Pourquoi ?
Le signe -- Accidents prédits depuis des
millénaires -- L'opinion de Jésus-Christ sur le rétablissement
d'Israël -- L'opinion de l'apôtre Paul -- L'opinion plus
récente de personnalités croyantes
Un choix à faire -- Fausse piste au sein du
labyrinthe spirituel -- Israël, une nation comme les autres --
Les chasseurs pourchassés
Jérusalem, centre du dernier conflit mondial --
La paix fictive, à quel prix ? -- Le temple --
L'abomination de la désolation -- Morija -- L'esprit ou la
chair ?
Lutte spirituelle -- Le prince de ce monde --
Notre délivrance approche
Où allons-nous ? -- Espoir désespérant --
Captifs -- Sonnette d'alarme -- La renaissance de l'islam
La première bête -- La deuxième bête -- La
troisième bête -- La quatrième bête, celle avec les dix cornes
Croissance économique et politique des pays
islamiques -- 137
Le réveil -- Voici, il y a ici plus que
Salomon ! -- Les valeurs se déplacent -- La course folle
-- Une communauté économique arabe
L'Europe n'est plus maîtresse de son destin --
Rome ou Babylone ? -- Dépendance fatale -- Monnaie
mondiale -- L'Amérique change de cap -- On croit aux contes de
fées -- Boycottage -- La bombe atomique arabe
Paracletos ou periclytos ? -- Deux lignes
traversent l'histoire de l'humanité -- Abraham, est-il une
référence ? -- Un autre Evangile -- les ulémas chez nous
-- L'anti-Fils -- Un retard de quelque 1350 ans --
L'anti-salut -- Un monde meilleur pour un milliard et demi
d'hommes -- L'oeuf du coucou -- Un Dieu, deux voies ?
Deux Dieux, deux voies ? Ou bien : Un seul Dieu, un
seul chemin ? -- Qui est Musulman ? -- Modification
des lois
La chasse à l'athée -- Liban -- Parlons
tolérance ! -- Un médecin expulsé du Maroc --
Enseignement religieux interdit -- Stations missionnaires
attaquées -- Fanatisme islamique -- Le Proche-Orient est aussi
agité intérieurement -- Dernier avertissement -- Mosquées en Europe...
Dialogue ou monologue ? -- Sursis --
Europa, quo vadis ? -- Bénédiction ou malédiction
Chapitre X
CROISSANCE SPIRITUELLE DE L'ISLAM
Nous sommes dans une période de décomposition
dans laquelle les valeurs positives sont abandonnées peu à
peu, pour faire place à une concentration de valeurs négatives
qui provoqueront un déséquilibre mondial.
Echange du trône du paon contre traditions
islamiques
Les Mollah demandent un gouvernement 100%
islamique. Pas à pas, l'islam prend en main la situation au
Proche-Orient ; ce qui hier encore paraissait impossible
devient réalité. Qui aurait jamais pensé que le puissant Shah,
la lumière des Aryens, perdrait si rapidement sa
puissance ? Ou que l'islam arrêterait le progrès (qui,
dit-on, ne peut être arrêté) dans ce pays non arabe, pour
introduire le calendrier islamique et les lois coraniques
(Daniel 7:25) ? Ou est donc la théorie de ceux qui
croyaient que l'instruction prendrait le pas sur la religion
islamique ? C'est méconnaître l'islam.
L'islam est capable de provoquer de grands
bouleversements dans cette partie du monde, qui pourraient
avoir des répercussions mondiales. Jusqu'à présent c'était
l'Iran qui fournissait le pétrole à Israël, mais la situation ayant
changé en faveur des Mollah, l'Iran sera du côté de la ligne
dure, qui veut la destruction d'Israël. Déjà des slogans
anti-israéliens se font entendre. En même temps, l'Iran fera
cause commune avec les pays qui boycottent tout pays qui
aurait le courage de se ranger du côté d'Israël. Qu'avait donc
prédit le Shah : Si cette partie du monde s'écroule,
alors l'Europe aussi s'écroulera. Reste à voir....
En septembre 1978, le président Carter assurait
au Shah qu'il serait derrière lui dans sa lutte et lui
souhaitait de réussir son plan de démocratisation. Carter
s'est ainsi mis à dos les Mollah, c'est-à-dire l'Islam. Tandis
que nous, en Europe, nous vivons comme si tout se déroulait
normalement et que la crise était pratiquement surmontée, la
scène mondiale change continuellement au profit de l'Islam.
Les puissances négatives prennent le pas sur les puissances
positives. Yasser Arafat a reconnu que la puissance
spirituelle de l'Islam était plus forte que les armes et la
guerre ; c'est ainsi qu'en 1978, il effectua un pèlerinage à La Mecque pour gagner les faveurs d'Allah.
Ce qu'il ne réussit pas par les armes, il le réussira au nom
d'Allah. C'est au nom d'Allah que l'Occident sera mis à
genoux, ainsi que tous les gouvernements de la terre, et ceux
qui ne participeront pas à la liquidation finale d'Israël,
resteront pour le moins muets. L'époque d'un Hitler n'en était qu'un avant-goût.
A l'avenir, l'économie du monde industrialisé et
sa survie dépendront de son attitude envers Israël. Ce temps
s'approche à grands pas. Il sera là quand l'exécutant,
l'Antichrist, entrera sur la scène mondiale.
Gifle sur gifle
L'Occident reçoit gifle sur gifle et n'en tire
apparemment aucune leçon. Sans doute les choses sont-elles
arrivées à un point où il n'est déjà plus question de réagir
ou d'essayer de réagir.
L'Ayatollah Khomeiny répond par le mépris
aux appels de son ancien pays d'exil, la France. L'ancien
président de l'Assemblée Nationale avait fait appel au
gouvernement de l'Iran ainsi qu'à l'Ayatollah Khomeiny Ruhallah (Esprit
d'Allah) pour essayer de sauver l'ancien premier ministre
Hoveyda. Le président Giscard d'Estaing mit son avion à la
disposition d'Edgar Faure pour permettre à ce dernier de
participer au procès comme défenseur d'Hoveyda. Mais avant que
n'arrive la réponse de l'Iran et avant que l'avion ait pris
son départ, le jugement avait été prononcé sur Hoveyda et tout
de suite mis à exécution. La cour de justice de l'islam
condamne sans relâche pour exécuter une demi-heure plus tard
la peine capitale. Avant chaque exécution les bourreaux
crient : "Bismillahi" (au nom d'Allah).
L'Ayatollah, impitoyable, a fait exécuter le
général auquel il doit la vie : Celui-ci avait pris sa
défense auprès du Shah. Le commandant en chef de l'armée de
l'air, le premier à se rallier à la révolution islamique, a
été lui aussi exécuté. L'élite de l'Iran est écartée, le pays
rejeté dans les coutumes du Moyen-Age.
Ces dames féministes et simplistes européennes
qui sont parties à la conquête du comité révolutionnaire
islamique de l'Iran sont revenues sans avoir pu faire changer
d'avis, tant au comité révolutionnaire qu'aux femmes de
l'Iran. La jeunesse islamique refuse de singer l'émancipation
féminine occidentale. Quand
comprendra-t-on que deux mondes nous séparent, que ce monde du
Proche-Orient qui se réveille refuse toute la culture, la
civilisation et la religion de l'Occident ?
Les leaders politico-religieux ainsi que les
adeptes de ces pays sont convaincus que le temps de l'Occident
est révolu et que l'Islam sera la puissance dominante des
jours à venir. Ce que, me semble-t-il, l'Occident n'a pas
encore réalisé ; le réalisera-t-il jamais ?
Les événements en Iran montrent dans quel esprit
travaille l'islam : Les lois islamiques sont
impitoyables.
Allah est sans pitié, il détruit ce qui essaie
de lui barrer la route. Le monde comprendra-t-il cet
avertissement qui, une fois de plus, lui vient du
Proche-Orient ? Il semble que non. Pourtant, ce qui se
joue dans ces pays nous concerne tous, aujourd'hui sur la base
du pétrole, demain dans le domaine spirituel.
De même que nous nous sommes acheminés graduellement vers la
dépendance matérielle, nous nous laissons prendre
spirituellement au piège.
Puissance mondiale du pétrole = puissance mondiale de l'islam. La
quatrième Bête dans Daniel chap. 7 est identique à celle de
l'Apocalypse chap. 13 et 19et au dernier royaume représenté
par les pieds d'argile et de fer du colosse de Daniel chap. 2.
La durée du règne de la Bête sera courte
(Apocalypse 12:12). Mais sa colère se déchaînera contre tout
ce qui lui barre la voie (Daniel 7:23-25).
Réveille-toi, toi qui dors
J'espère que vous n'allez pas imaginer que je
veux jouer au croquemitaine ! Il s'agit simplement de
constater ce qui se passe dans le monde. Mon but est de vous
ouvrir les yeux afin que vous vous réveilliez de votre
sommeil.
(...)
Chapitre XII
LA GUERRE SAINTE
"Si les Arabes n'arrivent
pas à vaincre deux millions de Juifs, c'est qu'ils n'ont pas
confiance en Allah." Ayatollah Khomeiny
Pour introduire ce chapitre, j'aimerais donner
la parole à un Père jésuite qui me semble connaître l'esprit
islamique :
II y a des musulmans encore plus fidèles aux
prescriptions du Coran qu'on ne pense. Malheureusement tout
ce qu'on y trouve d'hostile aux Juifs n'a rien perdu de sa
virulence. En septembre 1968, un an seulement après la guerre
des Six Jours, l'Académie de Recherches Islamiques tenait sa
quatrième conférence, à l'Université Al-Azhar, au Caire. Elle avait
pris pour thème la signification spirituelle et théologique du
conflit israélo-arabe. Soixante-dix-sept ulémas et invités
musulmans y prirent part. On vit alors resurgir tout ce que le Coran et la tradition islamique peuvent
receler de rancoeurs, de
mépris et de haine à
l'égard des Juifs. C'est M. Muhammas Taha
Yahia de Djakarta qui, de ses études, tire la conclusion
définitive que l'avarice, la prétention
obstinée et la cruauté sont profondément ancrées dans la
substance même de ces Juifs qui essaient de
réaliser leurs ambitions individuelles et sociales par des
moyens inavouables. Ils sont si obstinés qu'ils rejettent même les
enseignements des prophètes et des apôtres d'Allah, si cruels qu'ils foulent aux pieds
toutes les lois positives et religieuses et tous les
sentiments humains. Pour eux la fin justifie les moyens, car
l'arrogance et la malfaisance sont des
traits inhérents à leur nature.
C'est le Dr. Abdoul-Halim Mahmoud, secrétaire
général de l'Académie, qui considère les Israéliens comme
un étrange ramassis de
gens rassemblés depuis tous les points de la terre,
répandant une loi totalement étrangère à Dieu et carrément
hostile à l'humanité en
général.
C'est le Professeur Kamal Ahmad Oxn,
vice-recteur de l'Institut Tanfa (R.A.U.) qui conclut de son
étude de la Bible que la nature pernicieuse des Juifs et le
caractère criminel qui leur
est propre expliquent les désastres, les afflictions et les
persécutions qu'ils ont subies au cours de leur histoire.
Après avoir souligné que la justice islamique refuse de
faire porter les péchés des pères par les fils, c'est-à-dire
de faire porter par les Juifs d'aujourd'hui les péchés de
leurs ancêtres, il lui oppose le sionisme qui veut
faire porter par les musulmans les péchés de tous ceux qui
ont persécuté les Juifs au cours de leur histoire, veut venger
les monstrueuses calamités qu'ont supportées les Israélites et
donner libre cours à leur haine refoulée de l'humanité en
persécutant les Arabes qui furent les seuls peuples de la
terre à les tolérer. Les sionistes répètent maintenant les
actions barbares et les crimes horribles de leurs ancêtres en
Palestine, soutenus par l'impérialisme, massacrant femmes et
enfants et éventrant les femmes enceintes.
La résolution finale de ce congrès des ulémas
fut un appel à la Guerre Sainte, le Djihad, contre l'Etat
d'Israël et le sionisme. Elle déclare que les musulmans, où
qu'ils soient, ne demeureront pas spectateurs face à la
convoitise sioniste raciste envers le monde arabe et musulman
et n'hésiteront pas à donner leur vie en défense de leur pays
et sanctuaires et pour recouvrer leur terre usurpée.
Après cela devra-t-on s'étonner que les détournements d'avions, les prises
d'otages et les massacres de pèlerins, de femmes et d'enfants
dans les écoles, les hôpitaux ou les marchés, apparaissent aux
terroristes musulmans comme des actions saintes et
méritoires de la vie éternelle ?
Mais les propos des ulémas n'inspirent pas
seulement les desperados palestiniens. On les retrouve dans
les discours, non seulement d'un colonel Kadhafi, mais également dans celui
que le raisonnable président Anouar al-Sadate prononçait en la Mosquée El Hussein du Caire, le 25 avril
1972, pour l'anniversaire de la naissance du prophète Mahomet :
Personne ne pourra jamais décider du destin de
Jérusalem. Avec l'aide de Dieu, nous la reprendrons des mains
de ceux dont le Coran a dit : Il est écrit qu'ils
seront humiliés et misérables. Depuis quand ces gens
ont-ils une vertu ? Seulement depuis que les forces de
l'impérialisme se sont mises derrière eux. Mais les forces de
l'impérialisme ne seront pas capables de défier la volonté de
Dieu. Nous nous apprêtons à les affronter, ô Frères !
(...) La plus belle chose qu'ait faite le prophète Mahomet a été de les chasser de l'ensemble
de la péninsule arabique (...). C'est une nation de menteurs et de traîtres,
d'ourdisseurs de complots, un peuple né pour les actes de
perfidie (...). Je leur dis, aujourd'hui en ce
lieu, que nous ne céderons pas un seul pouce de notre sol, que
nous ne négocierons pas avec Israël, quelles que soient les
circonstances, et que nous nç marchanderons pas avec eux un
seul des droits du peuple palestinien.
L'agression du 6 octobre 1973, alors qu'Israël
célébrait le Yom-Kippour, accomplit la promesse d'Anouar al-Sadate à son peuple. Peut-on
douter que les dictateurs du pétrole arabe aient, eux aussi, puisé dans
le Coran la froide résolution de bouleverser
l'équilibre économique du monde pour aboutir à la ruine de
l'Etat d'Israël en même temps qu'à une éclatante revanche de
la croisade, de la reconquista, de Lépante et de la conquête
de l'Algérie ? Ne sont-ils pas convaincus d'être une nation au-dessus de
toutes les nations ? Face à ces
manifestations et proclamations violemment hostiles à Israël,
mais également à ce que le monde arabe considère comme
l'impérialisme et le colonialisme de l'Occident, quelle peut
et doit être l'attitude d'un chrétien qui ne peut ni se
désolidariser des valeurs et du patrimoine de la chrétienté,
ni renier tout ce que représentent pour lui le passé et le
présent du peuple Juif, aujourd'hui incarné par l'Etat
d'Israël ? (1)
(1) Un chrétien face à Israël, Riquet, R.
Laffont
Ce qui est visé, c'est toujours et encore la
destruction des Juifs et
d'Israël. Les mêmes paroles et méthodes sont appliquées
que lors du nazisme, et le monde se tait, ou il
soutient cet esprit par son attitude et par la reconnaissance
de gouvernements et de mouvements qui visent le même
but : l'holocauste d'Israël.
Le Front Populaire des Jeunes Musulmans
se représente la solution finale des Juifs persiques comme
suit, si seulement on les laisse faire : Chaque
génération a besoin de son Hitler qui arrache l'herbe juive. Quittez notre pays, sinon nous allons vous
massacrer, que vous soyez jeunes ou vieux. (2)
(2)Weltwoche,7.2.1979
Cette haine meurtrière ne s'arrêtera pas à
Israël ; elle entraînera toute la terre dans le conflit.
Cette haine et cette fureur sont finalement dirigées contre
tout ce qui reste encore sur le fondement biblique, contre les
Juifs et les chrétiens. Dans son livre, Le Gouvernement
islamique, un Ayatollah Khomeiny prêche la résistance
résolue contre la conspiration anti-islamique des Juifs
et des chrétiens.
Puisque les musulmans sont le Peuple Elu (Coran, Sourate 3:106, citée à la page 231), aucun
autre peuple n'a droit à ce titre. Tout
ce qui ne professe pas l'islam est ressenti comme un corps
étranger et sera combattu. C'est en fin de compte
un combat entre Jéhovah et Allah. Tous ceux qui considèrent le
retour du peuple juif comme un accident historique et non
comme un accomplissement prophétique, soutiennent les
agissements de l'Antichrist, même s'ils ne s'en rendent pas
compte.
Il n'existe pas d'autre alternative :
Celui qui n'est pas avec moi, dit Jésus, est
contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi
disperse
(Luc 11:23).
La chasse à l'athée
Je vous ai dit ces choses, afin qu'elles ne
soient pas pour vous une occasion de chute ... l'heure
vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à
Dieu (Elohim). Et ils agiront ainsi parce qu'ils n'ont connu
ni le Père ni moi (comme Fils) (Jean 16:1-3).
N'oublions pas que finalement quiconque n'est pas musulman est considéré
comme athée, aussi bien le Juif que le chrétien.
S'il est vrai que même dans le Coran les limites entre croyants et
non-croyants s'estompent quand il est question de ceux qui
sont en possession du Livre, qu'ils soient Juifs ou
chrétiens, ces derniers ne sont pas considérés à part entière,
car les écrits de l'Ancien et du Nouveau Testament sont
considérés comme faux, étant incompatibles avec ceux du Coran. Et pour le musulman, le Coran est la plus haute et dernière
révélation faite par Allah à l'humanité ; c'est lui qui
conduit l'homme à la vérité et à Allah.
Qui ne se soumet pas à cette autorité suprême est considéré
comme athée.
Or, dans les pays
islamiques, la guerre est déclarée aux athées. A
l'heure actuelle, l'islam pousse toujours de l'avant vers
l'Extrême-Orient et les grands espaces du Pacifique Sud, où il
atteint la Nouvelle-Guinée. En même temps, il consolide sa
domination là où il est le maître. L'état afghan, par exemple,
a banni de son territoire, en 1926, les chrétiens arméniens et
les Juifs qui avaient réussi à s'y infiltrer. Il a d'autre
part achevé l'islamisation des hindouistes du Pamir dont il a
changé le nom de Kafiristan (pays des blasphémateurs) en
Nourestan (pays de la lumière).
Le Tibet lui-même, où les chrétiens se comptent
sur les doigts de la main, où les missionnaires chrétiens,
soit Moraves, soit moines du Grand-Saint-Bernard, n'ont pas pu
tenir, où le Sadhou Sundar Singh a trouvé le martyr, compte
déjà 25.000 musulmans. (1)
(1) Dialogue avec l'Islam, Henri Nussié,
Delachaux et Niestlé
En Afrique, au cours des dernières décades, des
tribus et des villages entiers ont adopté l'islam, et cela
même avant le réveil du bloc islamique. Aujourd'hui, alors que
le bloc arabe devient une puissance
mondiale capable de paralyser la vie des
Occidentaux, tout en assurant la survie et le
bien-être aux états d'Afrique, le nombre de ceux qui adhèrent
à l'islam grandit de façon alarmante.
En tout cas, cette religion, que l'on prétendait
naguère en pleine déconfiture, manifeste au contraire une
vitalité croissante, dont le bruit commence enfin à réveiller
une chrétienté assoupie. (1) Le monde
chrétien se laisse séduire et éconduire parce qu'il applique
ses propres critères, ce qui est absurde, car il n'est pas possible de tenir tète à un
fanatisme comme celui que l'islam affiche.
Fanatisme musulman.
L'islam est sectaire ; non seulement il refuse
la liberté religieuse aux non-musulmans, mais il ne conçoit
pas même cette liberté. On ne permet à personne de dire que 2
et 2 font 3 ; c'est de la folie. Le musulman ne permet pas davantage de
contester que l'islam est la seule religion
valable. Un Dieu, une religion ; il ne sort
pas de là. Il identifie Dieu avec la représentation qu'il s'en
fait ; il érige en absolu ce qui n'est, dans le cas le
plus favorable, qu'une approximation très relative de la
vérité. Il n'a jamais admis, au fond, l'existence d'une Eglise
chrétienne, et s'il la tolère, c'est par nécessité, mais du
moins se refuse-t-il catégoriquement à sanctionner légalement
la conversion d'un mahométan à Jésus-Christ. (1)
(1) Dialogue avec l'Islam, Henri Nussié,
Delachaux et Niestlé
C'est là l'intolérance de
la part des pays où l'islam a été décrété religion
d'état et qui pratiquent l'islamisation et
l'arabisation.
Il est pénible de constater que l'Egypte, le
pays musulman qui se trouve à l'avant-garde dans le combat
pour l'émancipation nationale et l'indépendance économique, le
pays auquel tous les peuples musulmans regardent avec fierté,
est aussi celui où la communauté chrétienne autochtone et la
mission subissent les plus grandes épreuves et vivent de la
façon la plus précaire. Ainsi les chrétiens coptes, dont
l'Eglise remonte au temps des apôtres, ne sont pas considérés
comme Egyptiens par le gouvernement. La nouvelle législation
impose aux entreprises étrangères 80% de personnel indigène.
Les chrétiens non seulement ne sont pas compris dans ce
nombre, mais on les a récemment privés de travail sous
prétexte d'être des étrangers ; ils ont été remplacés par
de purs Egyptiens, c'est-à-dire des musulmans. Bien
d'autres tracasseries, brimades, sinon menaces de mort
imposent à nos frères de la vallée du Nil une épreuve
incessante. Quelques-uns succombent. On parle d'un millier de
conversions forcées par an. Si nos informations sont exactes,
l'extermination générale de la chrétienté égyptienne, la
destruction systématique des églises, l'anéantissement d'un
patrimoine spirituel de dix-neuf siècles, ont failli être
consommés en automne 1948, à la faveur de la guerre de
Palestine, par l'association terroriste des Frères
musulmans. Le fait est, en tout cas, que les lois
égyptiennes sont celles d'un régime totalitaire, qui n'admet
d'autre idéologie que celle de la religion d'Etat. Ce
qui n'empêche pas les musulmans de vanter leur incomparable
tolérance. (1)
(1) Dialogue avec l'Islam, Henri Nussié,
Delachaux et Niestlé
Cela n'est pas seulement vrai pour le passé,
mais aussi pour le présent. Le 21.5.1978, les citoyens
d'Egypte étaient appelés à ratifier, par référendum, les
nouveaux pouvoirs par lesquels le chef de l'Etat pourrait
dorénavant priver de leurs droits civiques tous ceux contre
lesquels il serait retenue l'une des charges suivantes :
athéisme, servilité à l'égard d'une puissance étrangère,
appartenance à l'ancien régime ou abus de pouvoir durant la
période nassérienne.... Mais il y a de plus troublant
encore :
Ce n'est pas seulement le délit d'opinion qui
est ainsi établi, mais une notion sans précédent, dans
l'histoire d'un état moderne, celle du délit par défaut de
conviction religieuse !
Il faudra en effet prouver, à l'avenir, que l'on
est effectivement croyant pour avoir le droit d'écrire, de se
faire élire, ou d'occuper un poste de responsabilité.
Passée sous silence, c'est là, pourtant, la
disposition du référendum lourd de conséquences. Dans une
région du monde où la religion occupe une place aussi
importante, déclarer la guerre à l'athéisme revient à rouvrir
des plaies centenaires, à raviver des préjugés d'un autre âge,
à approfondir des divisions qui échappent à toutes les
prévisions. Si l'on dresse, aujourd'hui les croyants contre
les athées, qui peut assurer que, demain, les musulmans ne se
dresseront pas contre les chrétiens ? (1)
(1) Nouvel Observateur, 5.6.1978
Nous imaginons facilement à quel point la vie devient intenable sur les bords du Nil
pour les chrétiens qui vivent continuellement sous
pression, parfois sous menace de mort. Celui qui ne peut fuir
finira peut-être par renier sa foi.
Tout cela n'empêche pas les musulmans de prôner
une tolérance absolue. Cette réputation est malheureusement répandue
par des théologiens chrétiens pour éconduire ceux qui ne
sont pas initiés au problème, au grand dépit de tous ceux qui,
n'étant pas musulmans, vivent dans ce pays.
La raison pour laquelle aussi bien des Juifs que
des chrétiens se trouvent évincés sous le prétexte de la
religion, s'explique par le fait que ce régime religieux ne
reconnaît ni le Père, le Jéhovah de l'Ancien Testament, ni le
Fils du Nouveau Testament.
En Suisse, nous avons visité une maison dans
laquelle un jeune Turc a pu trouver du travail. Dans son pays,
il lui a été impossible de survivre, étant donné qu'il était
chrétien. Les derniers chrétiens en
Turquie sont obligés de quitter leur pays ;
c'est une tragédie de laquelle on ne parle pas, mais elle
n'est pas moins douloureuse que celle du Liban.
Depuis novembre 1978, 600 chrétiens, parmi
lesquels des étrangers, sont emprisonnés en Irak : 4% de
la population de l'Irak fait partie de l'Eglise chrétienne.
Tous les membres des
Missions évangéliques ont dû quitter le Yemen au début de
l'année 1979, après s'être engagés par écrit à ne
plus parler de Jésus-Christ, ou distribuer des écrits le
concernant.
Si le Christ était semblable à celui décrit par
le Coran, il n'y aurait aucune raison de
défendre aux missionnaires de parler de lui ou de répandre de
la littérature chrétienne ; ce serait même insensé de
chasser les missionnaires du pays. Notons qu'en Europe les missionnaires de l'islam ne
sont molestés d'aucune manière, et moins encore expulsés.
Qu'en dites-vous ?
Il n'est pas non plus défendu en Europe de
répandre de la littérature islamique et de répandre le Coran.
En Arabie Saoudite, comme dans d'autres pays
musulmans, il est interdit d'importer
des Bibles, des médailles chrétiennes et des
croix.
Au cri de Turquie
musulmane, l'islam massacre femmes et enfants et émascule
les hommes avant de les tuer (1).
(1) Méthode employée en général par les soldats
de la guerre sainte, pour empêcher les victimes de jouir du
plaisir sexuel dans l'au-delà.
D'après le président du conseil, Bulent Ecevit,
il s'agit d'un véritable génocide. En Turquie, il y a eu plus de victimes qu'en
Iran, cependant la presse internationale passe ce
fait sous silence. Pourtant cette tragédie n'est pas moins
douloureuse que celle du Liban.
Liban
Ne perdons pas de vue que les conflits au Liban,
qui ressemblent fort à une guerre civile, sont dus à des
tendances inconciliables, et motivés avant tout par des
tendances religieuses. Le Liban est le seul état du
Proche-Orient où, selon la constitution, les chrétiens
participent au gouvernement. Cette participation des chrétiens
à la direction des affaires est une écharde dans l'oeil de
l'islam. L'état juif d'Israël, ou un état Israël-Palestine qui
serait éventuellement établi au Proche-Orient et dans lequel
Juifs et musulmans, égaux en droits, gouverneraient côte à
côte, est une impossibilité aux yeux de l'islam. (1)
(1) Naher Osten in die Entscheidung gestellt, K.
Meyer
D'après la brochure écrite et parue en 1975,
Der Nahe Osten in die Entscheidung gestellt, le
problème Liban est en définitive un problème
spirituel : Le monde arabo-musulman en a décidé ainsi. En
1978 nous constatons que tous les événements vont dans cette
direction : Ce corps étranger doit être rayé du
Proche-Orient. L'Occident est impuissant. Pourquoi
l'est-il ? Un article paru dans les Dernières
Nouvelles d'Alsace du 5.9.1978 nous en donne la
raison :
La conscience du monde est encore tourmentée par
les séquelles des souffrances atroces du peuple juif. Il ne
nous est pas permis d'assister indifférents au destin tragique
qui menace deux millions de chrétiens libanais. Nous vivons à une époque absurde, où la
morale des états est subordonnée à des préoccupations
économiques, et où l'humanité commet chaque jour
des péchés d'omission : L'Occident peut-il tolérer sans
réagir qu'un peuple soit anéanti et qu'un état souverain soit
sacrifié au nom d'intérêts économiques subordonnés au pétrole arabe ?
Ne nous y trompons pas, le programme du bloc islamo-arabe n'est pas
seulement la conquête et la soumission des pays du
Proche-Orient, mais aussi celle du monde entier.
Nous pouvons être sûrs d'une chose :
Lorsque le petit doigt (le Liban) sera pris (dans
l'engrenage), le reste (de la main) suivra. Le cancer continue de gagner, parce que nous
n'avons pas décelé la maladie et que nous n'avons pas procédé
à l'ablation. Cette erreur mènera le monde entier à
la mort.
Depuis l'affaire du Liban, l'islam a déjà fait son chemin à travers la
Turquie, le Tchad, l'Iran, et on peut craindre que l'Europe n'y échappera
guère.
Fin mars 1979, les Anglais ont pour la dernière
fois ramené leur Union-Jack sur l'île de Malte, depuis
laquelle ils ont pu surveiller pendant 180 ans la route du
Canal de Suez. Le porte-avion Invincible, comme l'a nommé
Winston Churchill, a échappé à l'Occident. Pour fêter le
départ des Anglais, le
colonel Muammar El Kadhafi s'est déplacé avec des sultans
libyens qui, pour cette occasion, sont venus avec leurs
chevaux. Pour préparer le chemin de Kadhafi, 800 Libyens ont débarqué sur l'île
pour distribuer la bible verte du colonel. Les Anglais
partent et les Arabes viennent ; la Libye veut compenser
le vide financier que va provoquer le départ des Anglais. Ce
n'est pas un secret que le
colonel Kadhafi place son argent au nom d'Allah. Est-ce
que l'Islam a remporté sa première victoire dans la conquête
de l'Europe ? Le cercle de l'Islam
s'élargit de plus en plus et le noyau est de plus en plus
purifié de toute impureté qui s'oppose à l'esprit de
l'islam.
Parlons tolérance !
A ce sujet, j'aimerais donner la parole à
quelqu'un qui semble connaître l'Islam par expérience :
C'est une déformation flagrante de l'histoire
que de prétendre : Ce qui frappe dans les conquêtes
arabes, c'est qu'ils n'obligèrent jamais les peuples soumis à
leur autorité d'accepter l'islam. Voilà qui n'est absolument
pas exact, ne répondant pas aux réalités historiques ; il
m'est absolument incompréhensible comment il a été possible de
prétendre pareille chose. Si nous allons aux sources, nous
sommes amenés à constater exactement le contraire. Déjà de son
vivant, Mahomet a commencé à répandre sa nouvelle
religion par la force, et à l'imposer aux autres, ceci surtout
vers la fin de sa vie. Dès avant la prise de La Mecque, des hostilités partaient de Médine pour aboutir à la prise de La Mecque. Mahomet attaquait avec une violence sans
ménagement et une force cruelle les sites juifs en Arabie.
Sans cesse il s'appliquait à trouver des raisons pour
exterminer les Juifs ou pour les envoyer en exil. C'est de
cette époque que date la guerre sainte (ou plutôt
maudite) qui s'est poursuivie des siècles durant jusqu'à nos
jours. Le Prophète poursuivait de sa haine et de sa vengeance
les impies et ses adversaires, tandis que l'acceptation
du Coran faisait de chacun un frère et un ami.
Plus tard, nous assistons aux guerres de la persécution des
Juifs et des chrétiens en Afrique du Nord et en Espagne. Cette
situation s'est poursuivie jusqu'au début de notre siècle.
Pour avoir refusé d'accepter le Coran, les vieilles souches, du peuple
chrétien d'Arménie furent victimes de persécutions. Les gens
étaient renvoyés sans merci de leur pays qu'ils avaient habité
depuis des siècles. Les hommes étaient chassés dans le désert,
condamnés à la mort par la faim et la soif ; les jeunes
filles et les femmes furent violées et vendues aux harems. Il
y a 60 ans que cela s'est passé.
Si exceptionnellement - en général pour des
raisons politiques ou commerciales - des Juifs ou des
chrétiens étaient tolérés dans des pays musulmans, ils
appartenaient à une classe politique hors la loi et n'étaient
pas admis à des postes .-de direction. On les opprimait en
leur faisant payer des impôts spéciaux et en les exploitant.
Leur vie se passait dans l'effacement et une entière
soumission sans perspective d'avenir.
Il est donc inexact de prétendre que le monde
islamique a été pour les adeptes d'autres religions d'une
tolérance telle qu'elle ne se trouve pas dans le monde
chrétien. L'auteur de cet article n'a-t-il jamais entendu
parler des Mennonites, dans la région de Berne, des membres
des Frères moraves, d'un baron Zinzendorf, des Vaudois, des
Albigeois et de tant d'autres ? C'étaient tous des
chrétiens qui, de leur temps, exerçaient une tolérance qui
aujourd'hui encore nous rend confus. Qui a lu le Coran à fond sait que l'essence même de
l'islam est l'intolérance.
Voici quelques Sourates du Coran : 0 vous les croyants, ne
faites pas des Juifs et des chrétiens vos amis ! Tuez les
idolâtres partout où vous les trouvez, faites-en vos
prisonniers, assiégez-les, guettez-les. Si vous rencontrez des
incrédules, coupez-leur la tète jusqu'à ce que vous
ayez fait un grand bain de sang parmi eux. Que ces
quelques exemples de la Sourate Al Tauba nous
suffisent. Il est vrai qu'il y eut en certains pays et à
certains moments des périodes de prospérité islamique. Mais
cela ne s'est précisément produit que dans les pays où l'islam
avait rencontré une culture supérieure dejà existante, qu'il
s'était appropriée par la suite. Ce n'est pas l'Orient arabe
qui a produit des prunes, des abricots, des épinards, etc.,
mais la Perse, bien des siècles avant même qu'existât l'islam.
De là, par exemple, le nom botanique de la prune :
Malum persicum. Au temps de l'ancien empire romain, ces
fruits étaient connus et répandus.
Dans sa structure ancienne sévère, l'islam tel
que l'enseigne le Coran et tel que Kadhafi s'efforce à le
faire revivre en Libye, est plutôt l'ennemi du progrès. Des
siècles durant la parole disait vrai : Là où le
musulman pose son pied, l'herbe ne pousse plus. Ceci se
confirme pour l'Afrique du Nord, le grenier à blé de Rome il y
a 2000 ans, un pays encore fertile du temps des chrétiens.
Après l'invasion des hordes arabes, ces régions sont devenues
désertes et sablonneuses, telles que nous les connaissons
aujourd'hui. Il en est de même pour la Palestine qui, au
courant des siècles de domination arabe, fut entièrement
transformée en désert. Aujourd'hui encore nous observons en
Afrique occidentale à quel point les Arabes et les musulmans
exploitent le pays. J'écris ceci, parce que je connais l'Islam
de très près et que j'ai eu à faire avec lui pendant 40
ans.(1)
(1) Brûckenbauer, Pasteur H. BUchner, Bienne
Aba Eban dit au sujet du Liban :
Ceci confirme notre thèse ; le nationalisme
arabe se fait le devoir de neutraliser tout ce qui dans le
monde arabe n'est pas musulman. Si nous, nous n'étions pas
forts, nous subirions le même destin que les chrétiens du
Liban. (2)
(2) Dernières Nouvelles d'Alsace 23.4.1976
Même Rome n'a plus le pouvoir d'arrêter les
tueries au Liban. Et si l'opinion publique réagit encore
contre toute autre tuerie, nous avons pu constater que ce qui
s'est passé comme atrocité au Liban n'a pas pénétré dans notre
monde. Là encore, nous voyons que le pétrole et l'argent sont un moyen pour
acheter le silence et pour faire pression dans le sens d'une
soumission à l'islam.
Quant à la tolérance de l'islam, j'estime qu'il
faudrait juger les choses sur place, car entre la théorie et
la pratique, il y a une très grande marge. Nous avons dit plus
haut, au sujet de la visite des ulémas à Strasbourg, que les
ulémas ont rappelé, devant des experts en matière de droits de
l'homme, les nombreux passages tirés du Coran qui peuvent, à juste titre,
s'assimiler à des textes relatifs aux droits de l'homme. Ils
citèrent le Coran pour montrer qu'il n'imposerait pas
de contrainte en matière de religion. C'est ainsi que l'on
nous jette de la poudre aux yeux ici en Europe, car la réalité
prouve que ce que les ulémas ont dit à Strasbourg n'est
qu'hypocrisie.
Nous pouvons lire dans Actes No 12 de
1977 :
Egypte : Tout prosélytisme est
interdit ! On attire notre attention sur le renouveau de
l'islam en tant que religion d'état, renouveau soutenu par les
pétrodollars du Moyen-Orient. Le conseil d'état égyptien vient
de proposer une nouvelle loi, punissant de la peine de mort
tout musulman âgé de plus de 18 ans qui renonce à sa foi. Or,
ce n'est pas une nouvelle loi, c'est tout simplement la loi de
l'islam qui a toujours existé. Si cette loi est acceptée, c'en
sera fait de la liberté religieuse en Egypte. Cette liberté
est déjà inexistante dans la plupart des pays musulmans. Ainsi
on peut constater qu'un état islamique est capable de
persécuter les chrétiens plus sévèrement qu'un état communiste
(C.S.E.M.).
Dans Aimer et Servir, 1er
trim. 1978, on peut lire ce qui suit :
Fin d'un hôpital missionnaire en Arabie. Il
avait été ouvert par l'Eglise évangélique presbytérienne
réformée américaine en 1959. Son installation avait été
acceptée favorablement par les autorités gouvernementales,
mais l'accroissement des revenus de l'industrie pétrolière
ayant donné au gouvernement plus de ressources à consacrer aux
dépenses de la santé,... il a été décidé d'apporter
progressivement des restrictions au témoignage chrétien et
finalement de le faire cesser (The Church Around the Worid).
Dans le même journal, nous pouvons lire :
La fin d'une mission évangélique en Afrique du Nord. Après 60
ans d'une activité bénie en Algérie, les missionnaires de la
mission Roland ont dû remettre les bâtiments entre les mains
du gouvernement. Le dernier culte a été célébré à Tisi Ousou
le 15 juillet 1977.
A Safi, ville située sur l'Atlantique, un
médecin, le Dr. Campell, travailla durant 5 ans dans une
clinique. Il eut de si bons contacts avec la population qu'il
avait gagné à la foi six à sept musulmans, lorsqu'il fut
accusé de menées missionnaires illégales et de vente de
cassettes. Après convocation devant le tribunal il fut, non
pas mis en prison, mais expulsé du Maroc sans délai. Un groupe
de musulmans baptisé demeura sur place ; ceux-ci avaient
déjà travaillé avec nous à Beyrouth. A présent notre frère S.
les visite assez fréquemment. Bien que sous la pression des
autorités les réunions ne puissent avoir lieu pour le moment,
les croyants se connaissent et se retrouvent. Nous espérons
que les livres que nous leur envoyons seront pour eux un
réconfort. Enseignement religieux interdit :
II y a deux écoles allemandes et une anglaise en
Arabie Saoudite. Il y a un an environ, le gouvernement a
interdit dans ces écoles l'enseignement de la religion
chrétienne. Il ne s'agit pas d'enfants arabes, mais
d'Allemands dont des écoles sont financées par des entreprises
de construction, mais le gouvernement prétend avoir là son mot
à dire ! (1)
(1) Mission in der Welt des Islam, mai-juin 1978
Ne l'oublions pas :
il existe un Dar al Islam (Terre d'Islam) dans lequel
il n'y a pas de place pour une autre religion,
évidemment même pas pour les ouvriers étrangers.
N'étaient-ce pas les ulémas qui, lors de leur
visite à Strasbourg, ont prisé bien haut la tolérance de
l'islam ?
Nous tâchons d'accueillir les ouvriers musulmans
et allons jusqu'à mettre nos bâtiments d'église à leur
disposition. Mais ce dialogue reste à sens unique.
Soyons donc objectifs, véridiques et
honnêtes ; il s'agit là de deux poids, deux mesures. Il y
a un abîme entre la théorie et la pratique. Mais voilà que de
nos jours on ne se base plus sur la réalité, la pratique et
l'expérience, mais sur la théorie et l'utopie. Ne nous faisons
pas d'illusions ; un bâtiment construit sur un tel
fondement ne tiendra pas longtemps debout. Et tandis qu'on
vient nous raconter qu'en pays musulmans la permission de
construire des églises est officiellement accordée, nous nous
demandons qui construira ces églises. Seraient-ce les
missionnaires expulsés ou les chrétiens persécutés ?
En contre-partie, voici ce que nous lisons
concernant l'Egypte :
On procède en ce moment à la démolition de la
plus grande église d'Orient, la cathédrale anglicane. Cet
édifice magnifique des anciens seigneurs coloniaux anglais sur
le bord du Nil irritait depuis longtemps les musulmans. La
cathédrale doit céder la place au nouveau pont sur le Nil,
Lassar eI Nil. Pourtant, les calculs d'un professeur de
l'Université Technique du Caire ont prouvé que le coût du pont
serait de 3 millions et demi de DM, soit environ 7 millions de
francs français, de moins si on le faisait déboucher à côté de
l'église. A l'autre extrémité du pont, on construit une grande
mosquée destinée à camoufler une église
édifiée à cet endroit. (1)
(1) Mitternachtsruf, mai 1978
II nous faut évidemment convenir que le
développement d'un islam généralisé - dans le plan de la
ré-islamisation - aura pour conséquence que le Soudan sera sous pression,
qu'il y aura des
persécutions. Car à partir de l'Arabie Saoudite et
des autres pays riches en pétrole, il se fait une avance systématique
de l'islam, et cela non comme religion à côté d'autres
religions, mais dans le but de faire de l'islam la religion
d'état et de l'octroyer à toute la population ...(2)
(2) Mission in der Welt des Islam, février 1978
Lorsque les rebelles s'attaquèrent en 1968 aux
stations missionnaires au centre du Tchad, ils dirent aux
chrétiens qu'il n'y aurait plus de chrétiens au Tchad, une
fois qu'ils auraient pris en main le pouvoir. Dans une station
du centre du Tchad, les rebelles ont mis le couteau sur la
gorge du missionnaire et lui ont dit que s'il ne partait pas,
ils regorgeraient, lui et toute sa famille, lors de leur
prochaine visite. Je pense que les gens qui ont connu de près
le fanatisme musulman, parlent autrement que ceux qui
connaissent l'Islam d'une façon théorique. Un employé du
gouvernement me disait que le Tchad allait devenir une
république islamique en cas de victoire des rebelles du Nord
sur le gouvernement actuel (ceci au début de 1977).
En 1978, donc dix ans après le début de la
rébellion :
Kadhafi a dit à Boumedienne qu'il avait lancé un
appel à la guerre sainte au Tchad car, explique-t-il, les
révolutionnaires tchadiens sont pourchassés parce qu'ils sont
du Nord, et les musulmans et les populations du Sud, animistes
ou chrétiennes, leur ont toujours infligé des brimades. (1)
(1) Paris-Match, 23.6.1978
Nous voyons que Kadhafi n'invente rien, il dit
ce qui est, il est honnête. Le malaise ne vient pas de ce que
la population du Sud du Tchad, animiste ou chrétienne, ait
infligé des brimades aux gens du Nord, mais de ce que les
musulmans du Nord ne veulent pas se soumettre à une autorité
autre qu'islamique.
Depuis toujours, la
population arabe islamique a résisté à l'occupation des
puissances coloniales et n'a jamais accepté leur culture, leur
civilisation et leur religion. Ceci n'est pas un reproche,
mais une preuve que l'islam est ancré dans le coeur arabe, et
cela depuis des siècles. Or si, comme on le pense,
les expériences acquises par les ancêtres sont transmises aux
descendants par les chromosomes, les hommes sont donc
programmés jusqu'à un certain point. Mais cette programmation
peut être bousculée par l'action de l'Esprit de Dieu, qui peut
opérer une régénération totale (l'apôtre Paul parle de
nouvelles créatures), Ceux qui ont été ainsi
transformés sont cependant rejetés par la société (que Jésus
appelle le monde), qui les ressent comme des éléments
étrangers, voire hostiles.
L'islam et le judaïsme sont les seules religions
qui, au cours des siècles, ne se sont pas détériorées, qui
n'ont rien perdu de leur vigueur, bien au contraire, car les
deux semblent vivre un renouveau. Pourquoi ? Cela
serait-il un hasard ? (Voir graphique No 2)
Fanatisme islamique
Pour mieux comprendre le fanatisme de la guerre
sainte, donnons la parole à un autre connaisseur de l'islam,
déjà cité :
La guerre de religion, la
guerre sainte, est une loi d'Allah et un des principes de
l'islam. Elle doit être menée partout où l'islam ne domine pas
encore entièrement. La paix n'est possible que là où les
non-musulmans se soumettent inconditionnellement au régime
islamique. Le Coran dit (Sourate 8:60, 61 et 66) :
Ne laissez pas les incroyants s'imaginer qu'ils nous ont
dépassés ... Armez-vous contre eux par tous les moyens
possibles, ... afin de semer la panique parmi les
ennemis d'Allah et les vôtres ... 0 Prophète, donne aux
croyants le feu du combat .... (Les croyants sont les
musulmans, les non-croyants les non-musulmans.)
Ceci éclaire les phrases du communiqué
radiodiffusé de Beyrouth du côté arabe en 1972, à l'occasion
de l'anniversaire de laguerre des Six Jours :
... C'est du point de vue religieux que la
situation des Arabes doit être comprise. Sur le drapeau de
l'Islam est inscrit l'obligation de répandre l'empire d'Allah
dans le monde entier. Jamais les Arabes ne toléreront
l'ingérence sioniste au coeur du monde islamique du
Proche-Orient. Il sera combattu par tous les moyens. Tandis
que le monde civilisé condamne l'attentat du 30 mai 1972 à
l'aéroport de Lod, il s'explique pourtant à partir de la
perspective islamique ; il s'agit de l'extension de
l'empire d'Allah ...
Dans la Neue Zùrcher Zeitung du 14
janvier 1975, on lisait à ce même propos :
... La Palestine est le coeur du pays islamique,
et selon l'orthodoxie islamique elle ne doit pas passer sous
l'autorité d'une autre religion. Du point de vue religieux, on
admet difficilement que le pouvoir Saoudite puisse se déclarer
prêt à accepter Israël définitivement comme état appartenant
aux Juifs. Dans le monde arabe, une ligne de séparation se
dessine entre ceux qui rejettent radicalement Israël et ceux
qui seraient disposés à une réconciliation. Les Arabes qui
seraient prêts à négocier songent au progrès de leur pays et
au bien de leur peuple. Dans le camp des adversaires
radicalement opposés aux négociations, il y a des musulmans
théistes orthodoxes en même temps que des Arabes qui sont des
communistes athées. (1)
(1) Naher Osten in die Entscheidung gestellt, K.
Meyer
II est parfaitement évident à quel point l'Islam
est l'ennemi de l'Eglise du Christ, donc d'inspiration
anti-chrétienne, mais aussi l'ennemi d'Israël et du Dieu de
l'Ancien Testament. La paix entre Israël et les Arabes est
donc impossible. Il pourrait tout au plus y avoir un semblant
de paix qui, selon les Ecritures, ne durerait que peu de temps
(Voir graphique No 2).
Le Coran prêche la haine. A
Rabat, les conducteurs du front du refus ont dit que, pour
qu'il y ait paix en Palestine, il faudrait qu'Israël consente
à disparaître. L'Islam poursuivra par
tous les moyens son but, à savoir la conversion et la
soumission du monde entier, non par l'amour, mais par la
force.
Le Djihad (la guerre
sainte) contre les non-musulmans, s'ils sont des adhérents des
Ecritures (ce qui vise Juifs et chrétiens), se termine par la
soumission à la puissance islamique. Par contre la luttre
contre les païens doit se poursuivre jusqu'à ce que ceux-ci
acceptent l'islam. La paix avec des états non-musulmans n'est
que provisoire. Le Djihad durera jusqu'à ce que l'islam soit
devenu la religion dominante. (1)
(1) Lexikon der islamischen Welt, Kohihammer
Le Coran dit :
Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus
de sédition eî que la religion soit tout entière celle d'
Allah (Sourate 8:40). Et plus loin :
Tuez ceux qui ne croient ni en Allah, ni au
dernier jour, et qui n'interdisent pas ce qu'Allah et son
apôtre ont interdit, et qui ne pratiquent pas la religion de
la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre (la Bible),
jusqu'à ce qu'ils aient payé le tribut de leur propre main et
qu'ils soient humiliés (Sourate 9:29).
Le Coran encourage les musulmans à faire la
guerre sainte : 77 n'en est pas de même de
ceux d'entre les croyants qui restent assis (chez eux) sans y
être contraints et de ceux qui vont faire la guerre dans le
sentier d'Allah, avec leurs biens et leurs per-sonnes. Allah a
préféré ceux qui font la guerre sainte (exposant leurs biens
et leurs personnes), et (il) les a placés de plusieurs degrés
au-dessus de ceux qui demeurent assis (Sourate 4:97). Quand
vous faites la guerre sur la terre, il n'y a pas de péché pour
vous si vous abrégez la prière ...En vérité, les incroyants
sont pour vous des ennemis déclarés (Sourate 4:102).
Le Proche-Orient est aussi agité
intérieurement
Voici ce qu'écrit le Ministre algérien des
Affaires étrangères au Conseil cuménique mondial des Eglises à
Genève et au Vatican à Rome, dans une lettre de protestation
véhémente :
Les émissions radiophoniques variées et les
feuilles missionnaires atteignent jusqu'au dernier village et
la tente la plus éloignée. Nous ne l'admettons pas, car dans
notre pays, l'islam est religion d'état. Voilà pourquoi nous
vous demandons d'exiger des organismes sous vos ordres
d'arrêter ces tentatives de perturbation. Sinon, nous sommes
en mesure de nous défendre ! (1)
(1) Israel-Nachrichten, Jérusalem, Sehet den
Feigenbaum, No 97
En ce moment, les musulmans forment au moins
5000 missionnaires chaque année pour propager l'islam dans
d'autres pays. Notre époque, pour les
musulmans orthodoxes, est le moment qu'Allah leur a donné, par
le pouvoir du pétrole et de l'argent, pour propager
l'isla'm à travers le monde. Au cours du Congrès
islamique mondial qui s'est tenu en 1976 à Karachi
(Pakistan), les dirigeants musulmans de 44 pays ont demandé à
leurs gouvernements d'expulser les missionnaires
chrétiens de leurs pays respectifs. Bien entendu, il reste
encore à savoir dans quelle mesure les gouvernements concernés
suivront cette recommandation. Quoi qu'il en soit, le fait que
ce congrès ait demandé cette expulsion ne doit pas nous
surprendre, car le monde islamique n'a jamais caché son
hostilité aux missions chrétiennes.