En ces temps d'élection présidentielle on
nous abreuve de sondages, en veux-tu en voilà, commandités à
grands frais par la chaîne Machin ou le grand quotidien
Truc.
Que valent ces sondages, basés comme ils le sont sur
un minuscule échantillon de l'électorat, le plus souvent moins
de mille personnes ? Commandités par tel ou tel, sont-ils
objectifs ? Ou sont-ils "bidouillés" pour monter en
épingle tel ou tel candidat ?
Cessez de vous poser ces
questions. Pour connaître les chances des candidats,
tournez-vous plutôt vers les seuls qui n'ont aucun intérêt à
mentir, j'ai nommé : les bookmakers anglais.
Qu'est-ce qu'un bookmaker ?
Le
Petit Larousse de 1945 en donne cette définition :
Celui qui tient un livre pour les paris sur les champs
de courses de chevaux.
Et celui de 2003 nous donne
celle-ci : Professionnel recevant les paris sur les
champs de course, dont l'activité est soumise en France à une
autorisation préalable.
La gente demoiselle Je-Sème-à-Tout-Vent est
vraiment en retard. Ce ne sont pas seulement les paris sur les
courses que prennent les bookmakers, mais les paris sur
tout. Les matchs de foot, de rugby, de tennis, le Tour de
France... bref n'importe quel évènement dont l'issue est
incertaine mais limitée à un nombre de possibilitées connues
d'avance.
Et cette année, les bookmakers prennent
les paris sur l'élection présidentielle en France !
Oui, vous pouvez parier sur Sarkozy,
Ségolène, Bayrou, Le Pen, et tutti quanti comme vous le feriez
sur n'importe quel canasson.
A l'instant où j'écrivais ceci, Expekt,
un bookmaker du Net, vous proposait Ségolène à 23/17
(lisez : 23 contre 17) et Nicolas à 3/5 cependant
qu'un autre, Ladbrokes, les cotait respectivement à 6/4
(Ségo) et 1/2 (Nico).
Que veulent dire ces chiffres ?
D'abord,
ce qu'ils ne veulent pas dire : 23/17 ne
veut pas dire 23 divisé par 17. La notation est
la même que pour la fraction vingt-trois dix septièmes
mais 23 contre 17, noté 23/17 n'est pas égal à
23/17=1,35. 23 contre 17 aurait pu être noté
23c17, par exemple, ou 23f17 (23 for 17),
mais il se trouve que, historiquement, cela a été noté
23/17.
Ce que ça veut dire, on l'apprend auprès de
ses aînés, ceux qui ont été sur les champs de courses parier
auprès des bookmakers. Il y a aussi des livres qui
expliquent comment ça fonctionne, mais surtout sur les courses
de chevaux. J'en ai un, écrit par un mathématicien, qui
explique tout ça du point de vue du calcul des probabilités,
et qui décortique aussi les autres jeux de hasard, du poker à
la roulette en passant par le loto. C'est très intéressant.
J'ai été tenté d'aborder un peu le sujet dans cet article mais
je me suis ravisé.
Je ne vais donc vous présenter que les
informations utiles pour comprendre les cotes des candidats à
la présidentielle.
Nous disions donc :
Expekt vous
proposait Ségolène à 23 contre 17 (23/17) et Nicolas à 3/5
cependant qu'un autre, Ladbrokes, les cotait
respectivement à 6/4 (Ségo) et 1/2 (Nico).
Que veulent
dire ces chiffres ?
Si vous misez 17 unités sur Ségolène gagnante,
et qu'en effet elle soit élue, Expekt s'engage à vous
rembourser votre mise, plus 23 unités de bonification. C'est
cela que veut dire ce mystérieux 23/17. Vous risquez donc 17
pour gagner 17+23, soit 40.
Autrement dit, si vous pariez
100 euros sur Ségo avec Expekt, ces 100 euros vous
rapporteront, si elle est élue,
[(23+17)/17]×100 = 235,39 euros.
Ladbrokes, lui, vous propose Ségo à 6/4, soit
[(6+4)/4]×100 = 250 euros pour 100 !
Vous avez donc intérêt à parier pour Ségolène
chez Ladbrokes plutôt que chez Expekt, car vous
empocherez beaucoup plus si elle gagne.
« Pourquoi cette différence ? »
demanderez-vous, « n'est-ce pas la preuve que
Ladbrokes "roule" pour Ségolène ? »
Pas du tout.
Voici comment cela marche.
Imaginez-vous devenu bookmaker.
Voici une course à trois partants : Alpha,
Bravo et Charlie. Les parieurs ont misé jusqu'ici $1000 sur
Alpha, $2000 sur Bravo, $3000 sur Charlie. Vous avez donc
$6000 en caisse. Comme tous les bookmakers vous vous
efforcez de faire 10% de profit. Il vous restera donc
($6000 - $600) = $5400 à distribuer à ceux
qui auront misé sur le gagnant.
Si moi j'ai misé $10 sur Alpha (soit 1% du total
misé sur Alpha) et qu'Alpha gagne, vous me paierez $54 (1% de
l'argent à distribuer). Alpha est donc à 44/10, fraction que
l'on simplifie en 22/5. Vous annoncez donc à vos
clients : « Je vous fais Alpha à
22/5 ! ».
Cette fraction, 22/5, s'appelle en anglais le
prix (price) ou les chances
(odds).
Amusez-vous à calculer de la même façon les prix
de Bravo et de Charlie en vous réservant 10% de profit
(solution en bas de section).
Cette manière d'exprimer par des fractions les
prix des chevaux... ou des candidats à la
présidence ! est de longue tradition, mais elle complique
beaucoup les calculs. Il faut vraiment y être rompu pour s'y
retrouver. C'est pourquoi on voit de plus en plus des
prix exprimés en fractions décimales.
Une
fraction décimale, c'est une fraction dont le
dénominateur est toujours réduit à l'unité, et le numérateur
ajusté en conséquence, en le divisant par le dénominateur.
Ainsi, par exemple, 22/5 devient 4,4/1 en fraction décimale,
ou plutôt 4.4/1 puisque les anglais utilisent le point décimal
au lieu de la virgule.
Le prix peut être aussi
exprimé en terme de dividende (dividend).
Le
dividende c'est ce que vous empochez pour chaque unité
pariée si votre cheval gagne. En reprenant l'exemple
ci-dessus, vous empochez $54 pour $10 pariés, soit un
dividende de $5.40 (attention encore à ce point qui est
une virgule !), c'est exactement la même chose que 22/5
ou 4.4/1.
Vous voyez donc que le prix que vous fait
un bookmaker pour un cheval, une équipe de foot, un
coureur cycliste... ou une candidate à la présidence, dépend
entièrement des paris qu'il a déjà engrangés sur ce cheval,
cette équipe, ce coureur, cette candidate.
Imaginez
maintenant qu'Alpha fasse un magnifique résultat à une course
d'entraînement cependant que le super-jockey prévu pour monter
Charlie ait un accident et se retrouve une jambe dans le
plâtre pour un mois. Que va-t-il se passer ?
Les
parieurs vont déserter Charlie pour se reporter sur Alpha. De
$1000 misés sur Alpha, $2000 sur Bravo, $3000 sur Charlie, on
va passer à $4000 sur Alpha, $4000 sur Bravo, $4000 sur
Charlie, alors qu'on aurait pu s'attendre à $2000 sur Alpha,
$4000 sur Bravo, $6000 sur Charlie si rien ne s'était passé.
Le bookmaker doit recalculer ses prix en
conséquence, sinon il court à sa perte. Falsifier les
chiffres, bidouiller les prix, c'est pour lui la banqueroute
certaine.
Comparons maintenant le bookmaker et ses
clients, les parieurs, aux sondeurs et leurs clients, les
sondés.
Le sondeur est commandité par Machin ou Untel.
Il est payé par Machin ou Untel. Si son sondage est
complètement à côté de la plaque, il s'en tape : il a été
payé.
Le bookmaker, lui, c'est autre chose. Ses
efforts ne lui rapportent que s'il suit de très près, et
reflète fidèlement, les opinions de ses clients, opinions
exprimées en espèces sonnantes et trébuchantes. S'il les
trahit, c'est la faillite.
Le client du bookmaker, c'est le parieur. Il
parie pour gagner (Monsieur de la Palisse en aurait dit
autant). A moins d'être complètement fou il sait que l'argent
qu'il parie n'a aucune influence sur le résultat de la course,
du match, de l'élection. Alors ? Alors il fait de son
mieux pour essayer de deviner qui va gagner.
Voyons maintenant le sondé, client du sondeur.
Donner son opinion ne lui coûte rien. Et ça ne lui rapporte
rien non plus. Raconter n'importe quoi, puis faire le
contraire, ne lui coûte pas davantage.
Le sondeur, de son côté, non seulement choisit
les sondés, mais peut encore bidouiller les réponses en
magouillant les questions. Peu lui importe de se planter en
beauté : il a déjà été payé.
En un mot, c'est le n'importe-quoi volant au
secours du je-m'en-tamponne-le-coquillard.
Entretien avec Alain Garrigou, auteur du livre
"L'ivresse des sondages"
http://www.ifilm.com/video/2828851
Vidéo signalée par Wifeigh
Voilà pourquoi moi, qui suis sujet de Sa
Gracieuse Majesté et vis aux antipodes depuis belle lurette,
je suis les élections en me fiant aux bookmakers, pas aux
sondages.
Solution de la petite colle :
Bravo : 17/10, Charlie : 4/5
Après la théorie, les travaux pratiques.
Pointez votre navigateur cap sur oddschecker et en voiture Simone !
Voici ce que vous auriez pu y voir, à l'instant
où j'écris ceci. Oui, à l'instant, car les prix proposés par
les bookmakers sont mis à jour toutes les minutes !

AGRANDIR
Vous y reconnaissez aussitôt les prix
tels que les affichent les bookmakers.
Vous voyez aussi que seulement sept bookmakers
prennent les paris sur l'élection présidentielle :
bet365, expekt, VC bet, Paddy
Power, skybet, Ladbrokes et
betfair.
Examinez maintenant la rangée de
Nicolas Sarkozy, ci-dessous :
Elle vous donne les derniers prix
proposés : 4/9 chez bet365, 3/5 chez
expekt, 4/9 chez VC bet, 1/2 chez Paddy
Power, skybet et Ladbrokes, et 0.66/1 chez
betfair (voilà un exemple de fraction décimale).
Quel est le meilleur prix ? Les gens de oddschecker.com
sont bien obligeants, ils ont fait le calcul pour vous, et ont
mis le meilleur prix en gras : 3/5 chez
expekt.
Et si vous vouliez risquer votre argent sur
Bayrou ? C'est chez Ladbrokes que vous avez
intérêt à parier, car il vous offre 10. Remarquez, au
passage, qu'on omet le dénominateur de la fraction lorsqu'il
est égal à 1... sauf lorsque la fraction est décimale !
Ainsi, dans la colonne de betfair, vous pouvez voir
0.66/1, 1.65/1, 11.9/1 etc. Observez aussi comment oddschecker
ignore les prix de betfair quand il calcule le meilleur
prix. Ainsi, pour Bayrou, 10 est en gras (donc,
meilleur prix), alors que c'est betfair qui offre le
meilleur prix avec 11.9/1. Autant de chausse-trappes pour les
novices.
Certains prix apparaissent sur fond
bleu, certains sur fond rouge. L'explication est juste au-dessus de
la ligne des logos :
bleu,
c'est Odds shortening
rouge, c'est Odds drifting.
To shorten c'est
raccourcir comme quand on
dit les jours raccourcissent.
To drift c'est
dériver au fil du courant ou de la marée. On dit aussi,
en parlant des chances et des prix, to
lengthen c'est-à-dire rallonger comme quand on dit les
jours rallongent.
Donc, quand un cheval voit son prix diminuer (ou
raccourcir), c'est signe que ses chances de gagner
augmentent.
Malheureusement, en anglais, price
(prix) et odds (chances) sont synonymes...
Ce
qui nous donne en français : Quand un cheval voit ses
chances (anglais : odds) diminuer, c'est signe que
ses chances de gagner (anglais : chances)
augmentent.
Quand les chances diminuent, elles...
augmentent ? ! Il y a de quoi y perdre son
franglais.
Voici un "truc" pour vous y retrouver à coup
sûr.
Chaque fois que vous voyez le mot price (prix)
ou odds (chances) pensez "distance au poteau d'arrivée" et
tout devient clair comme de l'eau de roche, cela devient même
une lapalissade : Quand un cheval voit diminuer ou
raccourcir sa distance au poteau
d'arrivée, c'est signe que ses chances de gagner
augmentent.
Et vice-versa : Quand sa distance au poteau d'arrivée
(price, odds) augmente, ses chances de gagner diminuent
Regardez maintenant la ligne de Dominique de
Villepin.
VC bet y offre 33 contre 1 et
betfair 949 contre 1. Oui, misez aujourd'hui 100 euros
sur Villepin chez betfair, et, s'il est élu,
betfair vous paiera 95.000 euros !
Qu'est-ce à
dire ? Les bookmakers ne sont pas fous. Il y a longtemps
que l'espèce aurait disparu s'ils l'étaient. Si les gens de
betfair vous proposent Villepin à 95.000 euros pour
cent euros, c'est qu'ils sont bien certains que Villepin n'a
aucune chance.
Mais que dire de VC bet, qui
vous fait Villepin à 33 contre 1 ? Car il est bien
évident que quiconque aurait envie de risquer son argent sur
Villepin le ferait avec betfair, car 94.900 euros de
bénef, c'est mieux, et de loin, que les 3.300 que vous promet
VC bet !
Je l'ai dit et je le répète : les
bookmakers ne sont pas fous. Si VC bet ne prend
pas la peine de vous faire un prix compétitif par rapport à
celui de betfair c'est qu'il se fiche et se contrefiche
de votre argent. Sachant que personne ne serait assez fou pour
parier sur Villepin, ou alors un demi pelé et un quart de
tondu. A quoi bon racoler une aussi misérable clientèle ?
Le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Certes, si quelque
excentrique plein aux as venait à miser dix millions sur
Villepin, vous verriez aussitôt sa cote raccourcir comme peau
de chagrin. Mais pour ce prix-là on peut commanditer une
petite centaine de sondages astucieusement bidouillés pour
faire croire que Villepin aurait des chances de gagner. Et une
raison de plus, une, pour faire confiance aux bookmakers
plutôt qu'aux sondages !
Voici un exemple de ce que vous pourriez gagner
chez Betfair en misant 100 euros sur Laurent
Fabius, si celui-çi gagnait l'élection (mais un message
vous prévient que vous pariez sur une cote risquée pour
vous...) :

Revenons-en à la première image. Voyez-vous, dans le coin
en haut à droite, juste sous l'heure (3:41:10 pm) ce choix
offert entre traditional, decimal, et u.s. ?
Sélectionnez decimal. Voici le
résultat :
Les prix sont maintenant affichés en
dividendes, comme expliqué plus haut. Ouf ! c'est
tout de même plus facile à comprendre que la méthode
traditionnelle.
Cliquez maintenant sur Nicolas Sarkozy
dans la colonne de gauche. Une nouvelle fenêtre s'ouvre, qui
donne toute l'historique des fluctuations de son prix pour la
semaine en cours. En voici le début :

Attention : La notation des
dates est inverse,
le 11 février 2007 français, que nous
écrivons 11 02 2007, c'est le 2007-02-11.
Heureusement que
le débarquement de Normandie a eu lieu le 6
juin...
Vous voyez tout de suite que betfair est
le seul à recalculer et à afficher ses prix plusieurs fois par
jour. C'est donc sans doute le bookmaker qui s'intéresse au
plus près à l'élection présidentielle, et c'est donc
probablement aussi celui qui engrange le plus de paris. Vous y
constatez que, du 25 au 27 février, Sarkozy s'est maintenu,
ses fluctuations de prix étant négligeables.
Les cotes étant mises à jour minute après
minute, donc quasiment en temps réel, peut-être vous
demandez-vous « Quand donc les cotes sont-elles
définitivement arrétées ? »
En fait, elles ne
le sont pas, jamais ! Misez $100 sur Sarko aujourd'hui,
tout de suite, là, chez Betfair qui vous le cote
(disons) à 0.66/1 et si Sarko gagne Betfair vous paiera
$166. Une heure plus tard vous le voyez coté 0.5/1 toujours
chez Betfair, et vous vous dites « Oh, la la,
il a de plus en plus le vent en poupe, je mise encore
plus : $200 dessus ce coup-ci ! ». S'il est
élu Betfair vous paiera $166 pour votre premier pari
(fait à 0.66/1), et $300 pour le second (fait à 0.5/1).
Et maintenant... au tour de Mam'zelle Boulette !
Les élections présidentielles m'amusent, car
elles ne me touchent pas. Même si DSK était élu, je lui
souhaiterais bien du plaisir pour me faire cracher à son
tonneau des Danaïdes, comme il avait conseillé à Miss Boulette
d'imposer les Français établis à l'étranger. Cours toujours
mon bonhomme.
Mais ces élections m'atterrent aussi, car j'ai,
bien sûr, des parents et des amis en France.
La bêtise et la malhonnêteté humaines me
fascinent, comme un tas d'asticots qui grouillent (j'aime le
Grand Guignol). C'est pourquoi, de mes 18.000km, je suis la
campagne électorale de près. Grâce au Net. Je savais donc que
Mam'zelle Boulette allait prononcer un grand discours le 11
février à Villepinte (jamais entendu parler de ce patelin, peu
importe). Le lendemain du discours j'ai été voir la réaction
des bookmakers. Et le surlendemain. Et le jour d'après. Et
celui d'ensuite, etc.
Allez-y voir vous aussi.
Cliquez sur Segolene Royal dans la
colonne de gauche, puis sur l'onglet qui dit All History.
Faites défiler jusqu'au 11 février. Voici son score du 11
février :
Puis remontez, remontez, remontez. Rappelez-vous
que plus il y a de prix sur fond bleu, plus ses chances augmentent, plus il y
en a sur fond rouge plus elles
diminuent. J'ai tout de suite vu que Mam'zelle Boulette
s'était encore distinguée. Fidèle à elle-même. True to form,
dirait-on chez nous. Et puis je suis allé faire un tour sur le
Net, histoire de voir les commentaires. Et en effet... euh...
disons, pour être galant et poli, que ce n'était pas un
OUI franc et massif. Le fond a été atteint
le 19 février, après une semaine de dégringolade pimentée de
réactions et de commentaires acerbes (restons
polis !) :
Oui, vraiment, les bookmakers valent tous les
sondages du monde !
Comment parier ?
Bonne question ! Il est vrai que les cotes
seraient d'autant plus fiables si les futurs votants pouvaient
parier, vu que ce sont eux qui vont faire le résultat.
Les
bookmakers, dans le cas de paris sur des élections,
serviraient carrément de bureau de vote permanent et
instantané, on ne pourrait rêver meilleur sondage...
Hélas,
les Français ne peuvent pas parier.
C'est comme incendier
les voitures, les bus, les écoles, les commerces, caillasser
les voitures (encore elles), les filles qui mangent un
sandwich pendant le ramadan, les bus (encore eux), les flics,
insulter les passants trop blancs, les flics (encore eux),
attaquer les commissariats au cocktail molotov, etc... :
les Français ne peuvent pas faire ça : c'est
interdit..
On ne peut pas ne
signifie pas c'est impossible, mais c'est
interdit..
En France, il est interdit de parier. Nous ne
pouvons relayer d'informations ou exposer des dispositifs qui
contreviennent avec le droit.
Alors évidemment, vous allez
dire Mais... il y a des gens qui brûlent des
voitures, agressent les flics, etc... et, pour la plupart, il
ne leur arrive rien !
Oui, il y a des
Français qui contreviennent impunément à la loi parce que
techniquement il peuvent le faire, techniquement un
Français peut balancer un caillou sur une voiture de flics et
partir en courant : pas vu pas pris.
Techniquement un
Français peut créditer ce qu'il veut via internet avec une
simple carte bancaire : ni vu ni connu.
Mais
quand c'est interdit, c'est pas bien de le faire, et
les Français qui le font, ouh, c'est des vilains !
Jack
&