A travers cet "incident", nous pouvons réaliser la progression du laxisme envers les musulmans. Le professeur voulant faire respecter le réglement à été mis à l'écart par souci d'apaisement ! La jeune fille n'a pas été inquiétée pour provocation et mensonge. Jusqu'où ira-t-on pour éviter la fureur des musulmans ? ? ?
Un professeur de philosophie du lycée Follereau de Belfort est suspendu à titre conservatoire depuis une semaine suite à un incident survenu en classe le 17 novembre dernier avec une élève portant un foulard.
L'enseignant continue à percevoir son traitement mais il a été interdit de cours dans toutes les classes dont il a la charge, ce qui suscite diverses rumeurs depuis quelques jours à Belfort.
Les faits ont eu lieu un peu après 9 h, le 17 novembre. Une lycéenne d'une section de DSTA s'est présentée à la porte de classe la tête couverte d'un foulard noir.
Le professeur lui a dit qu'elle ne rentrerait pas si elle n'enlevait pas sa coiffe. La lycéenne a obtempéré et s'est assise devant. Cependant, alors que le cours débutait, le professeur s'est aperçu qu'elle avait ressorti le foulard, l'avait roulé et s'en était ceint la chevelure.
L'enseignant a alors vivement réagi.
La lycéenne, une jeune majeure, a déclaré que son professeur avait voulu l'étrangler. Elle a déposé plainte auprès de la police pour tentative de meurtre. Informé, le recteur d'académie a pris la décision de suspendre l'enseignant à partir du vendredi 21 novembre dans l'attente des conclusions de l'enquête.
Pas de coups
Le professeur de philosophie concède avoir crié fort et avoir posé la main sur l'épaule de l'élève. Il se défend en revanche de toute violence physique à l'encontre de la perturbatrice et relève que le certificat médical présenté par la lycéenne ne fait état ni de traces de coups, ni de marque de strangulation.
L'enquête a établi que l'enseignant n'avait pas porté de coups à l'élève.
« Je fais enlever des casquettes vingt fois par jour » souligne l'enseignant qui rappelle que le réglement du lycée fait obligation aux élèves de se présenter tête nue en cours. Il dit avoir voulu « se saisir de l'objet » de la transgression, ce qui a déclenché une bousculade avec d'autres élèves, faisant tomber lycéenne et enseignant au sol.
Pas de dimension religieuse
L'incident n'a pas de dimension religieuse. La lycéenne, d'origine maghrébine et musulmane, a déclaré aux policiers que le foulard n'était pour elle qu'un « accessoire de mode ».
D'autre professeurs de l'établissement font volontiers part de leur exaspération face à des provocations récurrentes et des menaces parfois écrites.
Après une enquête poussée et rapide, le parquet de Belfort a choisi hier soir la voie de l'apaisement. Le procureur de la République, Bernard Lebeau, a décidé de ne pas engager de poursuites pénales à l'encontre de l'enseignant mais lui a fait un rappel à la loi. Il a ensuite reçu la lycéenne en lui demandant fermement de s'interroger sur son attitude.
Le proviseur de la cité scolaire Follereau doit rencontrer les représentants des enseignants ce lundi.