Terrorisme intellectuel Idéologues de la haine

Dominique Sopo, un clone de Mouloud Aounit

Dans une interview à nouvelobs.com, le président de SOS Racisme pratique une takia digne de son confrère du Mrap et approuve ses miliciens qui ont expulsé Philippe de Villiers de la manifestation contre l'antisémitisme.

L'interview :

Philippe de Villiers porte plainte contre SOS Racisme pour violences volontaires. Comment réagissez-vous ?

- Philippe de Villiers est résolument venu à la manifestation avec la volonté de provoquer. Il était au courant de la décision prise par les organisateurs de ne pas lui donner accès au carré de tête. En voulant créer une pseudo-polémique dans le cadre de cette manifestation en mémoire d'Ilan Halimi, victime d'antisémitisme et d'actes de barbarie, il ne s'est pas comporté en élu de la République mais en petit monsieur. Le qualificatif de "violences volontaires" est proprement ridicule et n'a pas de sens. Tout ça n'est pas sérieux. Monsieur de Villiers est venu provoquer les manifestants pour se faire de la publicité à bon compte.

Lui dit quand même qu'il a été violenté...

- Monsieur de Villiers n'a en aucun cas été violenté. Lorsqu'il est arrivé aux abords du cortège, à vocation antiraciste, la présence de Monsieur de Villiers, dont nous considérons qu'il chasse sur les terres du Front national depuis plusieurs mois, a provoqué la volonté des personnes présentes sur place de ne pas le laisser s'installer.

Cela s'est traduit par l'action des manifestants qui ont demandé et crié qu'il sorte du cortège, en lui signifiant qu'il n'était pas à sa place. L'attroupement des journalistes qui l'entourait faisait qu'il n'était pas touchable. Ce qui rend son accusation de violences volontaires peu crédible. Ensuite, un groupe de manifestant a conduit Monsieur de Villiers et ses acolytes vers la sortie la plus proche.

(fin de citation)

On voit que Dominique Sopo se contredit de bout en bout avec un aplomb des plus abjects.

1) Qui a créé une polémique ? Ceux qui ont expulsé un représentant du peuple d'une manifestation qu'ils prétendaient ouverte à tous ou la victime des nervis de SOS Racisme ?

2) Qui se comporte en « petit monsieur » ? Philippe de Villiers ou ceux qui utilisent le coup de force pour imposer leur idées discriminatoires ?

3) Qui provoque ? Celui qui vient manifester, avec le soutien de la communauté juive et du Crif, ou ceux qui se comportent comme des miliciens dans les rues de Paris, rappelant les heures les plus sombres de notre histoire ?

4) Dominique Sopo AVOUE que DES « personnes présentes sur place » ne voulaient pas « laisser s'intaller » Philippe de Villiers. Ce n'est pas du fascisme, ça ? Et il ose reprocher à la victime de « provoquer », utilisant ainsi la même méthode de renversement des responsabilités cher à Mouloud Aounit !

5) Dominique Sopo continue dans l'aveu en évoquant « l'action des manifestants qui ont demandé et crié qu'il sorte du cortège, en lui signifiant qu'il n'était pas à sa place ». De quels manifestants, sinon les nervis de SOS Racisme, parce qu'au contraire la quasi totalité des manifestants juifs qui se sont exprimés sur cette affaire ont soutenu Philippe de Villiers. Il faut donc dire « l'action DE manifestants » et non « des manifestants » ! Et DE QUEL DROIT Dominique Sopo décide qui est ouj n'est pas « à sa place » dans cette manifestation ? Dominique Sopo, qui n'a jamais défendu le racisme anti-blanc et refuse de nommer l'origine afro-islamique du nouvel antisémitisme, a certainement moins « sa place » dans une manifestation contre l'antisémitisme que Philippe de Villiers.

6) « Un groupe de manifestant a conduit Monsieur de Villiers et ses acolytes vers la sortie la plus proche », avoue également le président de SOS Racisme. Ca s'appelle une voie de fait, une expulsion en bonne et due forme.

Dominique Sopo se conduit en parfait petit stalinien autoritaire, disant le droit et la morale, et faisant la police selon son bon vouloir.

Dominique Sopoliticien est devenu Sopolicier et a jugé Villiers haram.

Dominique Sopo est un nouveau Mouloud Aounit, un « terroriste intellectuel ». Et il fait passer ses troupes à l'action physique, qui plus est !

Francis Percy Blake
blake@france-echos.com

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