Il faut donc en conclure que dans les années 70,
soit les publications destinées à la jeunesse étaient
racistes, fascistes, islamophobes (voire nazies...) et
incitaient à la haine entre les peuples, soit alors on pouvait
dire ce qu'était vraiment l'islam parce que les musulmans
étaient moins nombreux qu'aujourdhui et ne pouvaient pas
imposer leur obscurantisme et leur fanatisme rétrograde par la
violence et l'intolérance comme on les laisse le faire
aujourdhui.

La mort de Mahomet plongea ses fidèles dans la
stupéfaction et l'angoisse : jamais ils n'auraient
imaginé que le prophète pût mourir comme n'importe quel
homme ; son départ les laissa orphelins.
Mahomet lui-même n'avait rien prévu pour sa
succession. Pourtant, il était bien nécessaire que quelqu'un
prît la tête des nouveaux croyants, car l'unité de l'islam
était encore trop jeune, trop fragile. Déjà, quelques tribus
de bédouins commençaient à se révolter contre la discipline
imposée par Mahomet.
Au cours de sa dernière maladie, le prophète
avait désigné le fidèle Abou Bakr pour diriger les prières
dans la mosquée de Médine ; les croyants élevèrent donc
cet homme, dont la sagesse était respectée, à la dignité de
calife.
A cette époque eut lieu une rébellion dont la
répression frappa de nombreux musulmans qui connaissaient bien
le Coran. Ce carnage donnera au calife l'idée de codifier le
Coran pour la postérité. C'est ainsi qu'il recueillera chez
les habitants de Médine une masse de documents dont la plupart
avaient été directement dictés par le prophète lui-même.
La nouvelle de sa promotion surprit Abou Bakr au
moment où il chargeait ses ballots d'étoffe pour se rendre au
marché - ainsi du moins le veut la légende. Mais elle témoigne
bien de l'humilité de cet homme qui refusa toujours de porter
les moindres signes extérieurs de sa dignité et garda jusqu'au
bout la vieille simplicité arabe.

Ce qui n'empêchait pas Abou Bakr d'être un homme
politique avisé et un chef intraitable. Sitôt promu calife, il
se lança dans une expédition à travers l'Arabie pour rétablir
la discipline parmi les tribus révoltées.

Médine même était menacée. Sous la conduite
d'Abou Bakr, les croyants fidèles réussirent à contenir les
raids des nomades qui assaillaient la ville du prophète et à
ramener tous les rebelles dans le sein de l'islam. Mais ces
bédouins étaient si remuants qu'il fallait trouver un objectif
à leur agressivité.

Cet objectif était tout trouvé : les deux
puissants voisins de l'Arabie, l'Empire perse et l'Empire
byzantin, à force de se battre l'un contre l'autre, s'étaient
fait détester par les populations asservies, pillées. Le
chemin était tout tracé devant cette force nouvelle de
l'islam, prêt à partir à la conquête du monde.





L'ISLAM AUJOURD'HUI

II y a environ 680 millions de musulmans dans le
monde, dont plus de 400 millions en Asie.
La religion islamique a compté jusqu'à 72 sectes
dont beaucoup ont disparu aujourd'hui où ne subsistent que les
grandes tendances principales.
Ces sectes ne sont pas séparées sur le fond des
croyances, ni sur l'essentiel des pratiques religieuses, mais
plutôt sur la question de savoir à qui revient l'autorité du
chef suprême. Certains pensent que l'autorité doit revenir aux
descendants de Mahomet, par diverses filiations, puisqu'on le
sait, Mahomet eut de nombreux enfants [faux] de plusieurs épouses . D'autres pensent
que le calife doit être désigné par investiture.
LES SUNNITES, ou orthodoxes, sont les plus
nombreux (90%). Ils reconnaissent la légitimité des premiers
califes qui succédèrent à Mahomet et désignent aujourd'hui le
successeur du prophète par élection.
LES CHIITES, que l'on trouve surtout en Iran, en
Irak et au Yemen estiment que l'islam doit être dirigé par un
imam, successeur de Mahomet et de sa famille, descendant de
Fatima, fille de Mahomet.
C'est ainsi que le chef actuel des Ismaéliens,
l'une des sectes chiites, est l'Aga Khan.

LES UNIVERSITES ISLAMIQUES.
Dans le monde arabe, quelques universités très
célèbres enseignent la pensée coranique et forment les
ministres du culte et les juristes. L'université Al
Azhar, au Caire, est la plus ancienne puisqu'elle fut
ouverte dès le Xe siècle.
La Zitouna à Tunis, la Karaouine à Fez, Qum et
Mashed en Iran, Agra Allahabad aux Indes sont aussi très
renommées. Les imams orateurs sont surtout formés à Damas,
Riyad, Istanbul ou Ankara.
Contrairement à ce qu'on pense souvent, les
Arabes ne représentent qu'1/8 des musulmans, qui sont très
nombreux aux Indes, en Afrique noire et en Océanie.
LE VISAGE DU PROPHETE.
L'interdiction de représenter
les figures humaines ne se trouve pas dans le Coran et n'a
jamais été appliquée dans les pays musulmans non arabes.
Toutefois les sculptures à représentation humaine sont
interdites dans tous les lieux de culte.
L'interdiction de représenter
le visage du prophète, dont on ne possède aucun portrait
véritable, remonte au XVe siècle, mais n'a jamais été
appliquée dans certains pays, notamment en Perse, puisque
l'image de Mahomet figure sur de nombreuses miniatures
persanes. Nos lecteurs musulmans ne nous en voudront pas de
l'avoir fait figurer sur une bande dessinée, puisque sans
cette figuration il eut été impossible de raconter ainsi son
histoire.
Textes : Claire Godet. -
photo L.M
Illustrations : Jacques Fromont
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l'islam