Les Arabes : islam et islamistes
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"Les Arabes : islam et islamistes" a été publié par Daniel Hourès dans la Série « Actu 2002 » éditée par le Service International de Presse – Paris.

Les Arabes

L'ISLAM, LES ARABES
LES ARABES, L'ISLAM.

Jamais depuis le 11 Septembre 2001,
l'un et les autres n'avaient été sous les yeux d'une actualité aussi brûlante.

D'abord il faut savoir que tous les arabes ne sont pas musulmans,
et que tous les musulmans ne sont pas forcément arabes.

Désormais, nous devons apprendre ce qu'est l'islam,
d'où il vient, où il peut aller, et sa philosophie souvent étrange à l'âme occidentale.

Grande religion du livre, comme le Judaïsme et le christianisme, les islamistes sont les fils directs d'Abraham, prophète parmi les prophètes, père des trois grandes religions monothéistes.

Sachez que près d'1,5 milliard de ses adeptes couvrent la Terre
et que 8% de la population de la France sont des disciples de Mahomet.

Extrait :

Pour les musulmans, Mahomet est le plus grand et le dernier des prophètes. Il a transmis la parole d'Allah aux hommes. Sa vie est un exemple à suivre pour tous les croyants.

Mais qui donc est Mahomet ?

L'Islam est arrivé avec Mahomet. Nous ne disposons que de 3 sources sur la vie du Prophète : le Coran, bien sûr, l'hagiographie (sira) et la tradition (sunna). Les renseignements sont donc toujours sujets à caution, car nous ne savons en fait que très peu de choses. Mahomet 1, serait né vers 571 après Jésus-Christ en Arabie, à La Mecque 2 dans le clan des Hashim 3, tribu de Quraysh. Son clan était spécialisé dans le commerce des caravanes. Mais peu après sa naissance, son clan perdit son influence.

Mahomet devint très jeune orphelin. Il aurait été recueilli par son grand-père, puis par son oncle. Pauvre, Mahomet dut travailler comme berger et pour des caravaniers. Il entra au service d'une veuve, Khâdidja, qui organisait des caravanes de commerce. Elle était riche, il était jeune 4, ils tombèrent amoureux. Il l'épousa. Sa fortune était faite. Il lui donna quatre filles mais pas de fils : un drame. Il adopta alors son cousin Ali.

Un tel mariage fut semble-t-il mal accepté par les bourgeois de La Mecque, et Mahomet aurait essuyé quotidiennement le mépris des notables. Leur pouvoir reposait largement sur le culte des idoles et d'une météorite noire, abritées dans un temple cubique, la Ka'ba. La Mecque était en effet, outre un rendez-vous de caravanes, un lieu important de pèlerinage païen. Mahomet était entré en contact, par son travail, avec d'autres religions, juive, chrétienne, zoroastrienne, pratiquées par des civilisations voisines prestigieuses... C'est ainsi qu'il apprit des bribes de monothéisme 5.

L'ANGE GABRIEL REND VISITE A Mahomet

Mal reçu dans les milieux bourgeois de la ville, Mahomet se réfugiait seul dans les montagnes voisines, où il avait gardé les moutons. Il allait y méditer. C'est là qu'un jour, l'archange Gabriel (Djibril) lui apparut et commença à lui transmettre les paroles d'Allah 6.

Mahomet aurait alors dicté, de mémoire, les paroles d'Allah, à des secrétaires7. Allah y dénonçait les riches et les puissants : les marchands mecquois, arrogants et avides de fortune. Allah les abjurait de se soumettre à lui, de suivre son prophète, Mahomet, et de distribuer leur fortune aux pauvres. Mahomet rassembla autour de lui quelques proches et tout ce que la cité compte de pauvres, d'exclus, de frustrés et de jeunes idéalistes. Mais son discours ne suscitait qu'ironie, moquerie et hostilité chez les notables. Il fit alors une vaine tentative pour intégrer les idoles païennes dans son message, mais fit vite marche arrière.

Il s'agissait de « versets sataniques » : Mahomet aurait en effet été brièvement abusé par Satan. Cette rétractation déclencha une sévère persécution contre les pauvres de La Mecque, mais non contre les dirigeants de la secte, protégés par leur clan. A cette époque, Mahomet imposa aux nouveaux croyants, les musulmans, de faire leurs prières et de se prosterner en direction de Jérusalem. Mahomet avait en effet repris dans son message des bribes de judaïsme et de christianisme et espérait ainsi rallier à lui les tribus juives, très présentes et très puissantes dans la région.

En 619, les deux protecteurs de Mahomet décédèrent : son oncle Abu Talib, chef de son clan, et sa femme Khâdidja. Le nouveau chef du clan était un adversaire de Mahomet.

MAHOMET DOIT S'EXILER

Mahomet dût quitter La Mecque en 622, et finit par se réfugier avec moins d'une centaine de fidèles à Médine9, une oasis à 350 km au Nord-Est. Cet épisode important s'appelle l'Hégire. Médine était la proie de rivalités entre deux tribus arabes 10, trois tribus juives y arbitraient ce conflit au gré de leurs intérêts. Mahomet y fut accueilli comme un médiateur.

Libéré de ses obligations de fidélité par le décès de sa riche épouse Khâdidja, il épousa d'abord Sadwa, puis Aïcha, âgée de 6 ans 12, fille de son conseiller Abu Bakr. Ayant surpris Zaynab, épouse de son fils adoptif Ali, en petite tenue, il en eut envie. Une opportune révélation d'Allah l'autorisa à transgresser l'interdit social et à épouser sa belle-fille. Il ajouta également à son harem des femmes d'adversaires assassinés, ou encore, des esclaves, comme Marie, sa servante copte.

Mahomet fit peu à peu assassiner, avec l'accord d'Allah, tous ceux qui lui étaient opposés ou qui l'avaient critiqué.

Mahomet S'IMPOSE MILITAIREMENT

A partir de Médine, Mahomet organisa avec ses partisans des razzias et des attaques contre les caravanes mecquoises. Durant le mois sacré païen, où toute hostilité était proscrite, Mahomet attaqua par surprise une caravane mecquoise et remporta une victoire à Nakhia. Cela fit scandale. Mais opportunément, Allah dicta à ce moment une sourate l'autorisant à rompre la trêve. Allah accorda une large part à son prophète. Il remporta enfin une grande victoire sur les Mecquois au puits de Badr. En souvenir, ce mois devint le Ramadan.

Les juifs de Médine ne se rallièrent pas à Mahomet : ils critiquaient les libertés qu'il prenait avec le récit biblique. Le prophète fit d'abord expulser de Médine la tribu juive des Banu Qaynuqa. Leurs biens furent confisqués. Puis la seconde tribu juive, les Banu Nadir. Parallèlement, Mahomet fit peu à peu assassiner, avec l'accord d'Allah, tous ceux qui lui étaient opposés ou qui l'avaient critiqué.

En 625, les Mecquois, excédés, montèrent une expédition contre Mahomet. Il le battirent d'abord à Uhud, puis entreprirent le siège de Médine. Mahomet fit creuser un fossé autour de la ville et les Mecquois durent lever le siège. Mahomet en profita pour faire massacrer, sur ordre d'Allah, la dernière tribu juive de Médine, les Banu Qurayza, qui pourtant avaient participé à la défense. La belle Ryhanah, veuve d'une victime, fut obligée de partager la couche du prophète.

Mahomet était devenu le maître de Médine.

Il devint riche et puissant grâce au butin des razzias et du tribut qu'il exigeait des vaincus . Ses victoires démontraient à ses fidèles la pertinence de son message.

LES BASES DE LA CHARIA

Allah dicta alors à Mahomet les règles de vie et les lois de la cité, qui constituent la base de la Charia. Le message d'Allah devint très arabisant et anti-juif. Les Arabes seraient les descendants d'Ismaël, fils d'Abraham. Ces derniers ont fondé la Ka'ba : dorénavant, la prière devra se faire en direction de La Mecque et non plus de Jérusalem. Allah ordonna alors à Mahomet de libérer la Ka'ba de ses idoles et d'y restaurer son culte.

A force de diplomatie, de ruses et d'intimidations, Mahomet finit par conquérir La Mecque, en 630, à peu près sans combat. Triomphant, il y épousa la fille de son ennemi Abu Sufyan.

Mahomet réussit finalement l'union de toute l'Arabie. Allah avait interdit toute razzia entre musulmans : ceux-ci ne pouvaient pratiquer la razzia que contre des infidèles. Grâce à ce prescrit, les guerres tribales cessèrent et les Arabes se tournèrent vers l'extérieur : les règles musulmanes du butin étaient un mobile puissant pour mener des guerres de conquête.

Mahomet mourut alors, de manière inopinée, d'une courte maladie à Médine, le 8 juin 632.

Références

www.fnb.be.
1. En arabe Muhammad : «le loué».
2. En arabe : Mekka. Autre orthographe française: La Mekke.
3. Le roi de Jordanie (dynastie hachémite) et le roi du Maroc seraient des descendants de cette tribu.
4. Mahomet avait au moins quinze ans de moins qu'elle.
5. Les connaissances de Mahomet étaient très approximatives en la matière. Selon Al Baidawi, pour Mahomet, la Sainte Trinité chrétienne se composerait de Dieu, du Christ et de la vierge Marie.
6. En arabe : « la divinité ».
7. Un de ces secrétaires, Abd Allah ibn Sad Abi Sarth, fût dégoûté par l'opportunisme des révélations divines qui tombaient toujours à pic pour justifier les actes de Mahomet. II abjura l'islam : Mahomet ordonna son exécution...
8. Ceux qui sont soumis à Allah.
9. Al Madina = la Ville nom que prit la ville de Yatrib
10. En arabe, hidjira = émigration. L'arrivée à Médine, le 24 septembre 622 constitue le début du calendrier musulman.
11. Les Aws et les Khazraj.
12. Le mariage fut consommé quand elle eût 9 ans. Mahomet avait plus de 50 ans.
13. Un cinquième du butin était réservé au prophète !

Exemples d'assassinats : le conteur Al Nader, Ocba, la poétesse Asma bint Marwan, le centenaire Abu Afak, Kab ibn aI-Asraf, l'ami de sa famille Ibn Sunayna...

Il semble que Mahomet « le glorifié », était à l'origine sincère, mais plus tard, entraîné par son succès, il usa de tromperies chaque fois que cela lui était utile. Après la mort de sa première femme, il devint la proie de ses passions mauvaises. Certains attribuent ses prétendues révélations à des crises d'épilepsie, ou à «un paroxysme de démence cataleptique».

Il est probable que le prophète transgressait même les traditions éthiques de ces brigands idolâtres parmi lesquels il vivait, et qu'il violait grossièrement la morale sexuelle facile de son propre système. Il est à peine nécessaire de dire, après ceci, que Mahomet était très loin de réaliser les exigences les plus élémentaires de la moralité biblique. Ce Jugement, bien que sévère, repose sur des témoignages qui nous viennent des lèvres et de la plume de ses propres fidèles adhérents

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