Témoignage

Obstructions judiciaires et harcèlements

Bonjour. Il y a un peu plus d'un an, je vous alertais sur une filière mieux que les mariages blancs : la paternité de papier

Effectivement je vous expliquais que j'avais eu un enfant avec un Tunisien entré en France sans visa. Pour obtenir sa carte de séjour, il m'avait plusieurs fois menacée de mort et d'enlèvement de l'enfant avec tentative pour que je mente à la préfecture en disant que nous vivions ensemble ( nous n'avons jamais vécu ensemble) et qu'il contribuait à l'entretien de l'enfant (ce qu'il a toujours refusé de faire malgré qu'il travaille clandestinement).

Voyant que je décidais de ne pas céder à son chantage, il a entamé une procédure auprès du Juge des Affaires Familiales en donnant faux métier, nombreuses fausses adresses, falsifié des photos pour faire croire à une vie commune et fait de faux mandats cash pour faire croire qu'il participait à l'entretien de l'enfant.

Malgré toutes les preuves que j'ai amenées sur tous ses mensonges, la juge lui a donné un droit de visite et une pension alimentaire à payer qu'il avait lui-même proposé sachant qu'il rentrerait dans le cadre de la loi pour obtenir une carte de séjour.

Il n'a vu l'enfant qu'une fois et cela a été très traumatisant pour ce petit garçon qui ne connaissait pas son père, que les psychologues de l'association du point rencontre ont séparé de sa mère, laissant seul l'enfant à ce parfait étranger. Ils l'ont laissé pleurer pendant deux heures avant de m'appeler pour le récupérer car soi-disant mon fils était fatigué. J'ai récupéré un petit garçon de deux ans anéanti, les yeux violacés de trop avoir pleuré. Pendant plus d'un mois, mon enfant a cauchemardé, pleuré dès que je m'éloignais de lui, refusait de s'alimenter correctement et se frappait la tête sur le sol. A force d'amour et d'attention, j'ai réussi à rééquilibrer ce petit être.

En ce qui concerne la pension alimentaire, comme il m'avait juré qu'il ne verserait jamais un centime et que j'avais amené la preuve de ses faux mandats cash, il a trouvé une nouvelle escroquerie pour tromper l'administration. Il faisait de vrais mandats cash, mais omettait délibérément de m'envoyer le récépissé pour que je les perçoive et aller se les faire rembourser 3 mois après à la poste. Il savait qu'en présentant ses propres récépissés à la Préfecture, cette dernière le croirait et n'irait pas jusqu'à me demander si je les recevais et les percevais.

Le jour de la révision du jugement, puisque la juge avait fait un jugement provisoire, j'ai amené encore des preuves de ses mensonges. Voyant cela, il a tenté par l'intermédiaire de la juge de me faire donner un chèque d'un soi-disant ami, écrit par deux personnes différentes, antidaté, et ne comportant pas le nom du bénéficiaire. Je les refusais car il provenait sûrement d'un travail illégal ou de produit illicite puisqu'il en fait usage.

Malgré mes preuves, l'attestation d'une psychologue attestant de la souffrance de mon petit bonhomme, du rapport de l'enquêtrice sociale qui stipule, qu'il n'a aucun manque affectif de ne pas voir l'enfant, que l'enfant ne représente pour lui que l'objet qui lui permet de rester sur le sol français, la juge lui a encore donné des droits à la révision du jugement. Mais elle ne s'est pas contentée de cela. Ce jour-là, elle nous a dit qu'elle n'était pas un juge pénal, qu'elle ne ferait rien contre lui et l'a invité à aller chercher sa carte de séjour. Pourtant, elle aurait dû avertir le Procureur de la République du fait qu'il était en situation irrégulière puisque c'est un délit pénal. Mais elle ne l'a pas fait.

J'ai porté plainte pour menaces de mort, pour faux et usages de faux, pour escroquerie au jugement et pour abandon de famille auprès du Doyen des Juges. Depuis je n'ai aucune nouvelle et Monsieur n'a jamais été ennuyé par les autorités pour toutes ses fraudes.

Sauf le 26 janvier 2005, il s'est fait arrêter par la BMR en aidant d'autres clandestins à entrer en France. Le 29 janvier, il a été expulsé vers son pays d'origine.

Malheureusement, au bout de deux mois, il est revenu encore en fraude. Après renseignements auprès du Consulat de France à Tunis, j'ai appris qu'il avait fait une demande de visa qui lui avait été refusée et qu'il était fiché dans leur service. Aussitôt revenu, il recommence ses manœuvres frauduleuses et réclame ses droits sur l'enfant.

J'ai fuit la région où j'habitais, pour essayer d'assurer ma sécurité mais surtout celle de mon enfant puisqu'il continuait à faire pression en rôdant près de mon domicile et pour m'occuper de ma mère, dont la santé s'est fortement affaiblie par cette situation. Mon avocat me dit que je dois lui donner ma nouvelle adresse sinon la juge n'appréciera pas et que l'on doit trouver un nouveau point rencontre à mi-chemin pour qu'il puisse voir l'enfant, d'après les exigences de ce père de papier.

Où vais-je devoir encore fuir ? Vais-je devoir devenir clandestine dans mon propre pays, pour permettre à cet individu qui est hors-la-loi, de vivre tranquillement ? Pourtant le fait qu'il soit revenu en France encore en fraude, est punissable par la loi. La Justice va-t-elle donc attendre le pire pour agir fermement ? A quoi sert une expulsion, dépenser tant d'argent et de temps, si ce n'est pas pour lui interdire le territoire ? Il n'entre pas dans le cadre de la loi : autorité parentale conjointe et la contribution financière depuis la naissance de l'enfant ou depuis un an. Sera-t-il expulsé comme le stipule la loi ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

Mon enfant a besoin d'un père digne de ce nom non d'un rafleur de papiers.

Il se sert de cet enfant pour m'atteindre comme il m'a promis de me pourrir la vie. Il m'a détruite en tant que femme. Voyant que malgré cela je ne cède pas à ses exigences, il essaie de me détruire en tant que mère.

Je continue à me battre aussi pour l'association (2). J'essaie tant bien que mal à soutenir les femmes mais aussi les hommes qui vivent la même situation que moi. La plupart des victimes sont condamnées par les Juges des Affaires Familiales à verser des indemnités à ces escrocs, se retrouvant psychologiquement, physiquement et financièrement anéanties. Ce sont toutes ces femmes et ces hommes qui ont cru en un sentiment noble qu'est l'amour et les enfant issus des mensonges de ces parents de papier qui payent le prix fort. Ils sont Français mais n'ont aucun droit. Tout cela au bénéfice des droits de certains clandestins dont le seul but dans la conception d'un enfant et non de l'aimer et le choyer mais de ne plus être expulsable et d'obtenir une carte de séjour.

Actuellement mon fils et moi sommes prisonniers du bon vouloir d'une juge, de son jugement au bénéfice d'un clandestin, père de papier hors-la-loi.

Dominique GIBON

Source : http://www.france-echos.com/actualite.php?cle=532

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