Les passages surlignés de diverses couleurs, les [commentaires entre crochets] et les liens sont des ajouts.
Introduction
De la naissance à la révélation
La période mecquoise
L'arrivée à Médine
La bataille de Badr
Les Banous Qaïnouqa
La bataille d'Ohod
Le Jour d'Ar Rajî et le Puits de Maoûna
L'expulsion des Banous An Nadir
L'expédition de Dhat ar Riqa
Les Banous Al Moustallaq
Récit de la Calomnie contre Aicha
La bataille du Fossé - Khandaq -
L'expédition contre les Banous Qoraidza
Le Traité de Hodeybia
L'expédition de Khaybar
L'envoi des Emissaires aux empereurs et rois
Le Serment d'Al Qada
La Bataille de Mouta
La Conquête de la Mecque
L'expédition de Honein
L'expédition de Tabouk
Le Pélerinage d'Abou Bakr
La Mosquée nuisible
La Délégation de Thaqif
La conversion de 'Ady Ben Hatem
L'envoi d'émissaires
Le Pélerinage d'adieu et le dernier sermon
La maladie du Prophète (saw) et son retour vers Dieu
Conclusions sur la vie du Messager d'Allah (saw)
Cette Vie du Prophète (saw) ainsi que les commentaires se base sur le Livre du Dr Mohamed Al Bouty "Fiqh As Sira"
Certains ajouts ont été
faits tirés du Coran et de son interprétation ainsi que de divers documents dont
les sources sont indiquées.
- La Biographie du Prophète (saw) ne vise pas uniquement à relater des faits historiques ou à décrire des aventures attrayantes ; elle ne doit pas être considérée comme une simple étude historique. Elle sert à montrer au Musulman la vérité de l'Islam dans son ensemble, non en tant que principes de l'esprit ou règles et jugements abstraits mais sous forme d'expériences vécues par le Prophète (saw).
- La biographie doit viser les buts suivants :
envisager la personnalité du Prophète (saw) du point de vue de la Prophétie et de la révélation à travers les évènements qu'il a vécu afin de prouver que Mohamed (saw) ne se distingua pas seulement par son génie mais qu'il fut avant tout un Prophète inspiré, soutenu par Dieu.
Montrer au lecteur, l'idéal moral incarné dans le réel sous son image la plus nette, le plus complète et la plus parfaite : la personnalité du Prophète (saw). Dieu fit de lui le modèle à imiter par l'humanité entière.
La biographie du Prophète (saw) aide le Musulman à mieux comprendre le Coran et à se pénétrer de son esprit ; nombre de versets trouvent en effet leur illustration et leur explication dans le comportement du Prophète (saw) face aux évènements qu'il a dû affronter.
Fournir au Musulman des connaissances certaines et très étendues se rapportant à l'Islam, ses préceptes et sa morale car il n'est pas de doute que la vie du Prophète (saw) est la concrétisation et l'application parfaite de tous les principes de l'Islam et de ses Lois.
Donner aux éducateurs et aux précheurs l'exemple d'une méthode d'enseignement et d'éducation très efficace. Le Prophète (saw) s'avéra en effet être un pédagogue et un éducateur émérite au cours des différentes étapes de sa mission.
- La Biographie du Prophète (saw) n'est que la concrétisation de la vérité de l'Islam et son application dans le réel à travers un modèle exemplaire : Mohamed Ibnou Abdallah (saw). La biographie relate sa naissance, sa mission et les révélations que Dieu lui fit. Elle nous décrit son caractère, sa sincérité, sa fidélité, les miracles que Dieu accomplissait par son intermédiaire, les différentes étapes par lesquelles il passa dans l'exercice de sa mission en exécutant les ordres de Dieu.
- La biographie du Prophète (saw) qui nous est parvenue a été écrite avec une parfaite objectivité et selon des règles scientifiques. Les biographes se sont arrêtés aux faits tels quels en les considérant en eux-mêmes, objectivement, non à travers leurs propres sentiments et les tendances de leurs milieux.
Les sources auxquelles se référèrent les biographes du Prophète sont les suivantes :
Le Coran qui représente la première référence qui fournit les traits caractéristiques de la biographie du Prophète (saw) et les principales étapes de sa mission dans un style pur, spécifique du Coran.
Les livres se rapportant à la Tradition (Sunna) écrits par des Imams qui sont connus pour leur objectivité et leur profond attachement du vrai, citons entre autres le Mouwatta de l'Imam Malek.
Certains biographes n'hésitèrent pas à faire de la biographie du Prophète (saw) une étude subjective. C'est à dire que ces hommes interprétaient certains faits en concluant le plus souvent à de fausses analyses. Ils n'hésitèrent pas à avancer que Mohamed (saw) fut un super homme et ils laissèrent le côté miraculeux de la Prophétie tel que le voyage nocturne par exemple.
Il paraissait nécessaire de faire cette introduction afin de vous faire saisir d'une part l'importance que tient la biographie du Prophète (saw) dans la vie du Musulman et d'autre part vous faire comprendre les règles qui furent adoptées par les Biographes objectifs pour sa rédaction.
Bon Voyage !
Le Prophète (saw) est né en Arabie en 570/571 (l'année de l'éléphant) à l'écart de toutes civilisations, à La Mecque (appelé aussi par sa position géographique selon les vieux continents "le nombril de la Terre") . L' Arabie était une contrée déserte partagée par des tribus qui se guerroyaient continuellement. Même les armées puissantes et organisées romaines ou autres ne cherchèrent pas à coloniser ce territoire. Rien que du sable et une ignorance profonde. La Mecque, cité marchande n'abritaient pas moins de 360 dieux de toutes sortes. Sa naissance fut accompagnée de miracles.
Il ne connut pas son père, Abdallah Ben Abdelmottalib, qui décéda quelques mois avant sa naissance d'une maladie. Il fut confié par sa mère Amina dès son jeune âge à une nourrice du nom de Halima et c'est durant cette période que l'enfant fit la rencontre avec l'Ange Jibril (as) qui lui ouvrit la poitrine, lui lava le coeur et en sortit une boule noire. (voir sourate Nachra n° 94). Il retourna pour peu de temps auprès de sa mère qui décéda alors qu' il n' avait que 6 ans. Il fut confié à son grand père Abdelmottalib qui mourrut quelques temps après. Finalement, ce sera son oncle paternel Abou Talib qui le prendra sous sa responsabilité.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Les ennemis de l' Islam ne pouvaient pas dire que le Prophète fut influencé par ses parents pour un quelconque pouvoir car il n'eût aucune éducation de leur part.
Durant son séjour chez la nourrice, le clan qui accueillit l'enfant, fut surpris de constater le retour de la prospérité au niveau de leur bétail, cultures... La bénédiction d' Allah accompagnait l'enfant là où il se trouvait et Mohamed était celui qui était protégé.
La rencontre avec les Anges fut bien réelle et la poitrine lui fut réellement lavé. Cela prouve que Mohamed, enfant, était destiné à un grand avenir, et qu' il avait été choisi pour une tâche noble. Certains musulmans qui ont rédigés des biographies du prophète estiment que le miracle de l'ouverture de la poitrine n' est pas à prendre au premier degré et qu' il ne s'agit en fait que d'une image, d'une métaphore. Ces affirmations sont non fondées. Car Anas (raa) grand Compagnon du Prophète (saw) a dit dans un hadith rapporté par Bokhari qu'il avait vu la cicatrice sur la poitrine du Messager (saw).
Ces analyses sont graves car elles tendent à rejeter le côté miraculeux divin et rendre ainsi Mohamed comme étant un super Homme alors qu' il fut Prophète. Il faut comprendre que si des personnes tombent dans ce piège, cela peut amener à des interprétations de toutes sortes qui reviendrait à mettre en doute dans l'esprit de ces gens, la validité du plus grand miracles des miracles à savoir le Coran.
Le Prophète (saw) fut recueilli par son grand-père (Abdelmottalib) puis par son oncle paternel Abou Taleb qui veillera à le vêtir, le nourrir. Plus tard dans sa mission prophétique, Mohamed (saw) comprenait l'importance du respect de l'orphelin car il avait lui même connu cette situation.
Après avoir mené son adolescence, il fit plus tard la connaissance de Khadidja pour qui il travaillera en tant qu' Intendant de ses affaires commerciales. Il épousera Khadidja à l' âge de 25 ans alors qu' elle en avait 40. Ceci démontre que le Mohamed (saw) recherchait non les plaisirs de la chair, mais bien au contraire son attirance pour Khadidja résidait dans le fait qu' elle possédait de nobles qualités et une vertue exemplaire. [N'oublions cependant pas qu'elle était aussi... très riche, ceci pouvant expliquer cela. ] Il prit soin de choisir son épouse sur des critères moraux et pour Khadidja, la démarche était exactement la même, elle avait vu en Mohamed (saw), un homme sincère, juste ayant des qualités nobles, aimé des Mecquois. Les jeunes de son âge s' étonnaient du choix qu' il avait fait, car ces derniers vêtus de la mode d' époque s'adonnaient au libertinage et préféraient épouser de belles femmes jeunes sans se soucier de leur moralité , et par ailleurs, ils changeaient souvent de femmes, tout cela pour leur plaisir de la chair.
Nous retrouvons de nos jours ces mêmes symptômes dans la jeunesse, une grande majorité des jeunes recherche la beauté physique ou s'adonne au libertinage créant souvent un grave malaise au sein du couple ou engendrant de graves répercussions sociales au niveau national (plus d'un tiers des couples en France se séparent dont un sur deux à Paris).
Sa vie de couple avec Khadidja se passaient très bien, Mohamed (saw) continuaient les affaires commerciales et par ailleurs il réglait les litiges entre les gens. Son sens de la Justice lui avait valu le surnom de "Al Amine" (le digne de confiance). Ce passage nous démontre comment les gens aimaient Mohamed (saw) et n' hésitaient pas à lui confier des dépôts de toutes sortes.
A l'approche de la quarantaine, Mohamed (saw) prenait l' habitude de se retirer à l' extérieur de la ville et il se réfugiait sur une Montagne où il y méditait longuement. Cette retraite spirituelle lui était nécessaire, car il ressentait un certain mal à l 'aise à La Mecque. Il cherchait à s' oxygéner de tous les maux qui frappaient la ville, bien qu' il fut toujours protégé du vice et de la turpitude. En Effet, étant adolescent, Mohamed (saw) voulut se rendre à une fête et il fut pris d' un sommeil inexplicable, si bien qu' il ne put assister à l' évènement et ceci se produisait à chaque fois qu' il était proche de festivités. Allah le Très Haut écarta son futur Prophète de tout vice et cela depuis sa naissance (l' ouverture de la poitrine).
Mohamed se retira à son habitude sur la Montagne, plus précisément à la grotte de Hira lorsqu' il fit la rencontre avec l'Ange Jibril (as). C' est à ce moment que se fera la révélation des cinq premiers versets du Qoran (sourate Alaq n° 96 du Qoran). L 'Ange lui dira alors"Je suis Jibril envoyé par Ton Seigneur et tu es le Prophète qu' il a choisi". Après avoir reçu la révélation, le Prophète (saw) rentra chez lui, effrayé, apeuré et demanda à sa femme Khadidja de le couvrir.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Il est bon pour le Musulman de se retirer de temps à autre afin qu' il réfléchisse et médite sur lui même, son environnement. Actuellement, notre grotte représente la Mosquée où il est bon de s'y rendre afin de se retirer de ce monde matérialiste et donner ainsi à son âme sa nourriture spirituelle.
Allah le Très Haut a révélé comme premier mot "Iqra" (Lis !) c'est à dire qu'Il invitait les Hommes et les Femmes à la science, car sans science, comment connaître notre Créateur et comment comprendre sa foi et le but des actes d'adorations. Il est obligatoire à tout musulman de s'éduquer qu'il soit homme ou femme. L'éducation peut se faire par les Livres, les rencontres, les K7 audios ou vidéos...
Si le Prophète avait inventé cette histoire de toutes pièces, il n' aurait pas pu feinté à sa femme Khadidja la peur et la crainte qu'il ressentait car elle le connaissait trop bien puisqu'elle vivait déjà avec lui depuis 15 ans. De plus, Mohamed (saw) jouissait avant cet évènement d'une confiance totale de tous les Mecquois, pour preuve ils le surnomèrent 'le digne de confiance". Il n'était pas homme à inventer, fabuler, il était reconnu par tous et toutes comme étant sincère, loyal et véridique.
Il faut noter le rôle de l'épouse, donc de l' importance de la femme qui est source de paix pour l' Homme. En effet, le Prophète (saw) se réfugia auprès de sa femme et trouva en elle le réconfort. Allah le Très Haut a dit : "Parmi Ses signes est qu' il vous a créé à partir de vous mêmes des épouses afin que vous trouviez auprès d' elle le calme et le gîte et qu' Il a établi entre vous des liens de tendresse et de miséricorde. Il y a en cela des signes certains pour des gens qui méditent" (sourate 30 verset 21)
Lorsque le Prophète (saw) reprit ses esprits, il commença à former un petit groupe de personnes. Ces personnes se réunirent en secret pendant trois ans à la maison d' Al Arkam. Ces compagnons furent formés par le Prophète (saw). A l' issue de ses trois années, Allah le Très haut donna ordre à son Prophète (saw) de diffuser le message en public. Lorsque les compagnons eurent connaissance de cet ordre, ils s'exécutèrent et commencèrent à clamer l' Unicité d'Allah dans la ville. Le Prophète (saw) et les Compagnons eurent en retour des jets de pierre, des insultes, des crachats de la part des Mecquois. Les plus faibles d' entre les compagnons furent torturés (tel que Bilal) pour qu' ils renient, beaucoup moururent sous la torture (Somaya mère de Amar ben Yasser). Le Prophète (saw) leur enjoint de quitter La Mecque et de se rendre en Abyssinie (Ethiopie actuelle) afin de s'y réfugier dans l'attente d'une situation meilleure.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Le Prophète forma tout d'abord un groupe de personnes. Il constitua un groupe solide et uni. Il était nécessaire de créer un petit noyau de Musulmans forts afin qu' ils soient prêts à affronter les épreuves difficiles qui les attendaient.
L' appel en public ne s'est pas fait n' importe comment. le Prophète a agit sur ordre de son Seigneur. Il s' est fait ensuite avec un groupe éduqué et formé. De nos jours, il est nécessaire que les Musulmans qui appellent à l' Islam le fasse avec science et qu' ils aient été formés à ce travail. Malheureusement, beaucoup de personnes appellent à l' Islam sans une grande connaissance de base et ils répandent des erreurs ou au contraire font fuir les personnes loin de l' Islam.
Les tortures qui ont suivis montrent le degré de foi que possédaient les Compagnons, ils étaient prêts spirituellement à ce genre de situation, ils n' avaient point peur des pierres qui les atteignaient, ni des Qoreich qui les attaquaient. Somaya mère de Amar ben Yasser fut la première martyre de l' Islam, ceci démontre à nouveau la place que tenait cette femme au sein de ce groupe solidaire. Hommes et Femmes sur un même pied d'égalité, sur le même rang en train de clamer la Grandeur de leur Créateur. Les Compagnons ne regardèrent pas s' il s'agissait d' une femme, il virent en elle, la porteuse d' une foi solide à toute épreuve.
L'exil des plus faibles vers l'Abyssinie démontre le sacrifice des Musulmans. Ils quittèrent leur terres, leur familles, leur biens pour la sauvegarde de leur foi. Le Prophète (saw) savait que ses Compagnons seraient bien accueillis en cette terre chrétienne. Le Prophète aurait pu partir avec eux, mais il n'en fit rien, il resta à La Mecque avec tout ce que cela pouvait comporter d'épreuves de la part des Qoreich. Ceci nous démontre que le Prophète (saw) n'agissait pas de sa propre personne mais qu'il obéissait aux ordres de Dieu.
Lorsque le Prophète (saw) et ses compagnons qui n'étaient que 40 eurent fait l'appel en public, les Qoreich ne tardèrent pas à se poser des questions de toutes sortes. Ayant constaté leur impuissance en usant de la force, ils décidèrent de se rendre chez Abou Talib l'oncle paternel du Prophète (saw) afin que ce dernier exercent des pressions sur son neveu. Les Qoreich proposèrent à Mohamed (saw) l'argent, les femmes, le pouvoir. Le Prophète leur répondit "Même s'ils me mettaient le soleil dans la main droite et la Lune dans la main gauche, je n'abandonnerai pas ma mission".
Les Qoreich se sentirent humiliés et ridiculisés. Ils demandèrent au clan des Bani Hachim (d'où est issu le Prophète) de leur livrer Mohamed (saw) afin qu'ils en disposent comme bon leur semble. Le clan refusa de leur livrer leur sang et leur chair et eurent comme sanction de quitter La Mecque. Ils séjournèrent pendant plus de trois ans dans le désert, retranchés à l'extérieur de La Mecque, sans compter sur l'aide des Mecquois. Ils durent faire face à l'ardeur du soleil, à la froideur des nuits, à la faim, la soif... C'est durant ce "blocus" que le Prophète (saw) perdra son oncle Abou Talib et sa femme Khadidja (après 25 ans de mariage).
CE QU' IL FAUT EN TIRER
L'utilisation de la force par les Qoreich n'a fait que renforcer la foi des Musulmans et l'effet fut tout le contraire escompté par les Qoreich. Ce passage nous apprend que nous devons agir de la sorte. Travailler sincèrement pour l'au-delà demande beaucoup de sacrifices, et de grandes épreuves qui doivent nous apprendre à patienter. Ces épreuves ne constituèrent en aucun cas une barrière mais bien au contraire un tremplin pour leur foi et leurs actions.
Les Qoreich décidèrent de marchander avec le Prophète (saw) en lui proposant les biens de ce monde. Ils furent étonnés de la réponse du Prophète (saw). Ce passage démontre que Mohamed (saw) n'agissait pas pour l'obtention des biens éphémères de ce bas-monde. Nous verrons dans d'autres évènements ultérieurs la preuve de ces propos. Beaucoup d'orientalistes affirment que Mohamed fut uniquement un grand homme politique qui a rassemblé sous la même bannière des tribus qui se guerroyaient sans cesse. Fausses affirmations que tout cela, il est clair et évident et cela sans faire la preuve par quatre que Mohamed (saw) a été épaulé par une force supérieure.
L'expulsion des partisans de Mohamed (saw) nous révèle la force, la fraternité du groupe. Cette épreuve fut difficile et nous montre de plus la patience des Musulmans. S'ils l'avaient voulu, ils auraient pu livrer à tout instant le Prophète Mohamed (saw) pour que cesse le calvaire, mais rien à faire ! Ce passage nous démontre une fois de plus que le Prophète (saw) aurait pu accepter le retour à La Mecque contre l'étouffement du message qu'il devait apporter. Est ce qu'un homme normal aurait pu patienter trois années dans la douleur, patienter 1095 heures dans la chaleur et le froid du désert, 26 280 heures dans la faim...
La perte de son Oncle et de sa femme Khadidja fut une épreuve supplémentaire que dut affronter le Messager d'Allah (saw). Ce passage est important car il nous révèle que le Prophète (saw) n'est qu'un avertisseur et que la guidée ne lui appartient pas car son Oncle Abou Talib mourut non Musulman. Allah (swt) dit dans le Coran : "Rappelle, car tu n'es là que pour rappeler " (verset 21/88) et Allah (swt) dit également : "C'est à Nous qu'appartient la guidée" (verset 12/92). Par ailleurs, la protection dont jouissait le Prophète Mohamed (saw) de son Oncle démontre que toute force ne vient que d'Allah. Ceci permet de couper court à toutes les attaques calomnieuses à l'encontre du Prophète (saw). Certaines personnes peu scrupuleuses n'auraient pas hésité à dire que le Prophète (saw) était peureux et qu'il se réfugiait auprès de son Oncle en usant de ce droit pour propager le message de l'Islam. Allah le Très Haut est Celui qui protège ! Nul autre Protecteur si ce n'est que Lui !
Après cette épreuve douloureuse, le Prophète (saw) savait qu'il pouvait être à tout moment tué par les Qoreich. Il décida de se rendre à Taïf (120 km est de La Mecque) avec Zeyd Ibn Haritha, dans l'espoir que cette petite ville accepte le message de l'Islam. Il furent reçus par les pierres et les insultes, ce fut pour le Prophète (saw) le jour le plus amer de son existence. Il se réfugia dans un jardin et commença à invoquer Dieu et il dit ce qui suit :"O mon Dieu, je me plains à Toi de mon incapacité, ma maladresse et ma faiblesse envers mes semblables, O Le Plus Miséricordieux des Miséricordieux, Tu es le Seigneur des opprimés et mon Seigneur. A qui me confies-tu ? à des étranger qui me maltraitent ou à des ennemis qui m'humilient ? Tout cela m'est indifférent pourvu que tu ne sois pas en colère contre moi. Je me réfugie auprès de la lumière de Ta Face qui éclaire les tnéèbres, je préfère souffir dans la vie présente et l'au-delà que de Te voir en colère contre moi. Je demande Ton pardon jusqu'à ce que tu m'agrées. Il n'y a de force et de puissance qu'en Toi". Les propriétaires du jardin le prirent en pitié et envoyèrent un jeune homme Chrétien originaire de Ninive, lui offrir du raisin. Le Prophète (saw) conversa avec cet homme et lui apprit qu'il était envoyé par Allah tout comme avait été envoyé le Prophète Younous (Jonas -as-) au peuple de Ninive.
Sur le chemin du retour à La Mecque, le Prophète (saw) fit halte à Nakhlé, y fit la prière et récita le Coran. Un groupe de djinns écouta la récitation, se convertit et se rendit vers son peuple pour y précher l'islam. Arrivé à La Mecque, le Prophète (saw) entra chez lui et durant la nuit, l'Archange Jibril -as- le prit avec lui pour un voyage de La Mecque à Jérusalem et ensuite commença l'Ascension jusqu'à la limite des Cieux. Durant ce voyage qui se fit âme et corps, le Prophète (saw) reçut le deuxième pilier de l'islam : la Prière. De retour dans la même nuit à La Mecque, le Prophète (saw) fut interrogé avec moquerie le matin par les Qoreich. Ils se moquèrent bien entendu de lui lorsqu'il affirma avoir effectué le voyage. Il décrivit pour preuve et avec l'aide de Dieu les détails du reste du temple de Jérusalem et décrit également une caravane qui devait se présenter à La Mecque dans la journée. Les Qoreich furent frappés de ces révélations mais leur orgueil leur refusait d'admettre la vérité.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Ces passages démontrent à nouveau la difficulté de la transmission du message. La morale de tout cela est que les épreuves et les obstacles qui peuvent entraver le chemin de la mission de l'Islam ne doivent guère nous empêcher d'avancer ; ni nous inciter à la paresse et au découragement car quiconque s'appuie sur Allah puise en lui une grande force qui l'éloigne du désespoir et le conduit à la victoire d'une façon certaine.
Seuls les obstacles et les épreuves qui s'opposent à la réalisation des principes non recommandés par Allah peuvent être générateurs de désespoir, de découragement et de paresse. Car dans ce cas, l'Homme ne s'appuie que sur sa propre force en ne comptant que sur lui-même et n'agit que dans un cadre précis spécifiquement humain. Il est naturel qu'une souffrance prolongée et de de dures épreuves le découragent et le fatiguent vu le caractère limité de l'endurance humaine.
Ne fusse pas une victoire pour le Prophète (saw) que la présence des Djinns lors de la récitation du Coran. En effet à défaut d'acceptation du message par les gens de Taïf, ce sont un groupe de Djinns qui l'ont accepté.Ce passage nous démontre également l'existence des Djinns et nous apprend que ce monde qui est hors de notre portée visuelle a aussi eu des Messagers parmi les leurs.
Le voyage et l'ascension du Prophète (saw) fut un grand miracle non reconnus bien sûr par certains orientalistes, la non reconnaissance de ce miracle conduirait bien sûr à mettre en doute la révélation de la prière et toutes les autres révélations. Ceci bien sûr était l'objectif de ces orientalistes et certains Musulmans tombèrent bien entendu dans le piège. An Nawawi affirme :" la vérité que reconnaissent la plupart des théologiens musulmans anciens et modernes est que le prophète (saw) fit effectivement le Voyage nocturne en se déplaçant corporellement, ce que prouvent aussi toutes les traces de ce voyage avec une évidence qui ne prête guère à équivoque pour celui qui les recherche et les étudie".
Ce miracle fut un réconfort donné par Allah à son Prophète. Dans un long hadith, le Prophète nous décrivit son cheminement à travers les cieux avant de recevoir l'obligation pour la communauté de faire cinq prières quotidiennes répartis dans le jour et la nuit. Par ailleurs, les Qoreich furent surpris des détails apportés par le Prophète (saw) sur le voyage, ils savaient pertinemment qu'il disait vrai.
La prière n'a été révélé qu'à cet instant, et comme nous le verrons plus tard, les obligations cultuels ont été révélés en majorité à Médine. A La Mecque, le Prophète (saw) sur ordre d'Allah a appris aux Musulmans la compréhension des piliers de la foi et non au départ une pratique aveugle. Ceci est important pour tous les prêcheurs de l'Islam, car certains malheureusement insistent dans leur travail sur la pratique, alors que les éléments de la foi sont mal ancrés.
Pour en revenir à la prière, ceci nous montre le caractère spirituel de ce pilier. Le Prophète (saw) a du s'élever pour l'obtenir et ceci nous interpelle sur l'élévation du musulman lorsqu'il fait la prière. A noter, que ce fut la seule obligation cultuelle qui ne fut point révélée sur terre.
Le prophète (saw) continuait toujours son rôle de prédicateur aux caravanes ou aux différentes tribus qui se présentaient à La Mecque et bien sûr comme à son habitude son oncle Abou Lahab le suivait à la trace et dénigrait son travail. A un endroit nommé Aqaba, le Prophète (saw) rencontra un groupe de Ansars (médinois) qui se convertirent à l'islam. Les Ansars savaient d'après les écrits que détenaient les Juifs de leur ville que viendrait un Prophète, ils virent en Mohamed (saw), l'homme annoncé. Dès lors, le Prophète chargea Mossâb ben Omaïr de se rendre à Médine et de leur apprendre le Coran et de leur enseigner l'Islam. L'année qui suivit un autre groupe d'Ansars se présenta à nouveau à lui et se convertit.
Les Qoreich agacés par le Prophète (saw) se résignèrent à le tuer dans son sommeil. Ils décidèrent que chaque fils de Clan tuerait en même temps le Messager d'Allah (saw) ceci rendant la vengeance impossible. Lorsqu'ils décidèrent de passer à l'acte, ils trouvèrent Ali Ibnou Abi Taleb allongé dans le lit à la place du Prophète (saw). Le Messager (saw) avait reçu l'ordre d'Allah de quitter La Mecque et de se rendre à Médine. Avant d'entamer le voyage, Le Prophète chargea Ali de restituer aux légitimes propriétaires les biens qu'on lui avait confié et veilla à ce que les Musulmans aient quitté La Mecque. Par la suite, l'Envoyé d'Allah (saw) accompagné d'Abou Bakr partit vers Médine.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
. On remarque que la situation du Prophète (saw) est ici en train de changer en sa faveur. La patience a donné ses fruits et la mission a commencé à récolter ce qu'elle avait semé. Nous avons vu que le Prophète (saw) ne limita pas sa mission aux seuls Qoreichites qui n'épargnaient aucun effort pour le persécuter, mais qu'il interceptait les tribus venant de l'extérieur de La Mecque.
. Les fruits récoltés démontrent que l'adhésion à Dieu ne s'accomplit pas sans effort. L'homme sincère ne se distingue de l'hypocrite qu'au prix de la souffrance et du martyr. Il n'est pas juste de gagner une cause sans peine, de rapporter un butin sans en payer la taxe [ Par contre, rapporter un butin en payant la taxe, c'est juste. Donc faire du butin, c'est à dire piller, c'est pas un problème : il faut juste payer la taxe islamique et c'est bon. Cool.]
. La profession de foi en l'islam des notables médinois ne se limita pas à prononcer les deux chahada, elle exprimait une conviction intérieure venant du coeur, manifestée par la parole. Elle était un engagement à remplir toutes les obligations incluses dans l'allégeance au Prophète (saw).
. Le Prophète (saw) envoya Mossab ben Omaïr à Médine en qualité de premier ambassadeur de l'Islam. L'envoyé d'Allah (saw) choisit avec soin un homme cultivé, patient, connaissant sa religion. De nos jours, beaucoup d'hommes parcourent la Terre en propageant le message de l'Islam mais ont-il été au préalable formés ? malheureuseusement pour une grande majorité, non ! Cela nous apprend également que le travail de propagation de l'islam n'incombaient pas seulement au Prophète (saw) et aux Envoyés de Dieu.
. On déduit de l'hégire deux devoirs légitimes :
. Nous voyons à travers l'Hégire que Dieu nous recommande de sacrifier nos biens et notre terre pour la cause de la doctrine et de la religion de l'Islam au cas où cela s'avère nécessaire.
. Le fait que le prophète (saw) ait laissé Ali (raa) à La Mecque pour restituer les dépôts à leurs propriétaires prouve indiscutablement que les polythéistes se contredisaient. Il le démentaient et l'accusaient de sorcellerie et d'imposture mais il était le seul homme assez honnête pour se voir confier leurs biens. C'était bien la preuve que leur incroyance ne résultait nullement de leur méfiance à son égard, mais plutôt de l'orgueil. Ils craignaient que la vérité qu'il leur apportât ne leur fit perdre leur influence et leur autorité.
. Le Prophète (saw) partit en dernier pour Médine. Il savait que sa vie était menacée mais il savait également qu'il était le Protégé d'Allah. Si le Messager (saw) était, comme prétendent les ennemis de l'Islam, Un homme visant les biens de ce monde serait il resté à la merci de ses ennemis ?
A son arrivée à Médine, le Prophète (saw) commença par établir les fondements primordiaux du premier Etat musulman. Pour cela, il accomplit les actes suivants :
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Alors que les Musulmans avaient fait l'hégire, Les Mecquois n'hésitèrent pas à s'approprier les biens qu'ils avaient laissé à La Mecque et allaient les vendre en Syrie. Les Mohajirines demandèrent au Prophète (saw) de combattre pour leurs droits. Le Prophète (saw) n'en fit rien jusqu'au jour où Dieu le Très Haut lui en donna l'ordre par la révélation. Le Messager de Dieu (saw) et ses partisans partirent au soir du vendredi 17 du mois de ramadan en l'an II de l'hégire, ils étaient environ 314 hommes accompagnés de 70 chameaux dont chacun portait trois hommes à tour de rôle.
Ils allaient pour intercepter la caravane d'Abou Sofiane qui s'en retournait à La Mecque. Bien entendu, les Mecquois virent en cela l'occasion de combattre les Musulmans et de les exterminer, aussi, ces derniers composèrent une armée trois fois plus nombreuses et étaient dotés d'un armement supérieur. En outre, ils dépêchèrent Abou Jahl vers Abou Sofiane pour que ce dernier joignent ses forces à l'armée mecquoise. Abou Sofiane préféra esquiver la bataille pour sauver les biens qu'ils transportaient et il emprunta un autre chemin.
Pendant ce temps là, les Musulmans, mis au courant par leurs espions, hésitèrentdans la décision à prendre : Intercepter la caravane ou bien combattre l'armée mecquoise. Après une concertation faite à la demande du Prophète (saw), Mohajirines et Ansars décidèrent de combattre l'armée mecquoise. La stratégie adoptée par les Musulmans consista selon les suggestions d'Al Habab (raa) d'aller au puits le plus proche de l'ennemi (le puits de Badr) et de dessécher les autres puits, obligeant les Mecquois à se rendre à l'endroit choisi et les laissant de plus dans une soif extrême.
Le Prophète (saw) implora Dieu en ces termes "O Dieu, voici Qoreich venant défier et démentir Ton Prophète, dans sa vanité et son arrogance. Accorde moi le soutien que Tu m'as promis. Fais que nos ennemis soient vaincus en l'espace d'un matin...". Par ailleurs, le Prophète (saw) rassura ses Compagnons en leur promettant le soutien de Dieu et s'exprima à eux en disant "Tel polythéiste mourra ici, un tel mourra là en posant la main sur la terre à tel ou tel endroit".
Lorsque la bataille commença, le Prophète (saw) prit une poignée de sable et la jeta en direction des polythéistes qui en eurent les yeux remplis. Les Musulmans sortirent vainqueur de la bataille en ayant eu l'aide de Dieu qui leur envoya en assitance mille anges. Les Musulmans eurent 15 martyrs, et comme le Prophète l'avait prédit, à chaque endroit qu'il avait auparavant désigné se trouvait un polythéiste mort.
Le Prophète (saw) s'adressa aux polythéistes morts en leur disant "O untel, O untel... Vous auriez dû écouter Dieu et son Prophète. Nous autres, avons obtenu ce que Dieu nous avait promis ! En est-il de même pour vous ? Omar lui dit "Tu t'adresses à des corps sans vie !" Le Messager lui répondit "Par celui qui tient mon âme, ils m'entendent aussi bien que vous".
La bataille fut terminée, le Prophète (saw) devait règler le sort des 70 prisonniers faits par les Musulmans et à ce sujet il consulta ses Compagnons. Certains proposèrent qu'ils soient libérés contre une rançon et d'autres par contre proposèrent à ce qu'ils soient exécutés. Le Prophète (saw) opta pour la première solution, privilégiant ainsi la Vie et la Pitié. Par ailleurs, l'argent gagné des rançons contribuerait à aider les Musulmans. Cependant, Dieu révéla un verset venant réprimander le Prophète (saw) sur le choix qu'il arrêta.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
La bataille de Badr est riche en enseignements que nous allons développer si Dieu le veut.
En l'An II de Chawal, Le Prophète (saw) rassembla les Banous Qaïnouqas pour les convier à l'Islam et leur dit : "O Peuple des Juifs, crains que Dieu Gloire à Lui le Très Haut ne se venge de toi comme Il s'est vengé de Qoreich (durant Badr), puisque tu sais, à présent que je suis un prophète et un Envoyé de Dieu. Tu trouveras mon avènement clair dans ton livre." Les Juifs répliquèrent "O Mohamed, penses-tu vraiment que ton peuple est de notre trempe ? Ne sois pas dupe de tes partisans, ils ignorent tout de l'art de la guerre. Voici l'occasion de te mesurer à nous, tu sauras ainsi que nous sommes les plus forts."
Quelques temps après, une Musulmane se rendit chez un joaillier, les hommes voulurent la dévoiler, mais elle refusa, alors, le joaillier releva secrètement l'extrémité de sa tunique sur son dos et la noua. Elle se leva découvrant ses parties intimes et poussa un cri. Un Musulman se jeta sur le joaillier et le tua et il fut tué à son tour. Ce fut la première violation de la constitution. Ayant appris ceci, le Prophète (saw) assièga les Banous Qaïnouqa. Abdallah Ben Oubaï Ben Saloul, plus connu sous le nom de "Tête des Hypocrites" demanda grâce au Prophète pour que ses proches soient bien traités.
le Prophète (saw) ordonna que le Clan quitte Médine, chose qui fut faite sur le champ. Les Banou Qaïnouqa allèrent s'installer à Adhrat (Cham) où ils périrent dans leur majorité. Certains Musulmans qui avaient contracté une alliance avec ce clan se rendirent auprès du Prophète (saw) et se désengagèrent des Banou Qaïnouqa pour l'infâmie commise envers la Communauté.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Les chefs qoreichites qui avaient survécu à la bataille de Badr décidèrent à l'unanimité de venger leurs morts. Des tribus arabes se joignirent aux Mecquois. Quand ils quittèrent La Mecque, ils étaient au nombre de trois mille. A Médine, le Prophète (saw) convoqua ses Compagnons et leur demanda si les Musulmans devaient attendre l'ennemi à Médine ou bien aller à leur rencontre, bien que le Prophète (saw) désira combattre l'ennemi à Médine, il fut décidé d'aller au devant de l'ennemi. Le Prophète (saw) revêtit son armure et quitta Médine à la tête de 1000 hommes le 7 du mois de Chawal 32 mois après l'hégire.
A mi-chemin, Abdallah ben Oubaï ben Saloul déserta avec sa troupe (300 hommes). Certains Musulmans demandèrent au Prophète (saw) de demander de l'aide aux Juifs conformément à la Constitution. L'Envoyé d'Allah (saw) leur répondit "Nous ne devons pas nous faire aider par des idolâtres contre des idolâtres". Les Musulmans dont le nombre dépassait 700 combattants, campèrent dans un défilé d'Ohod. Le Prophète (saw) rassembla 50 archers au sommet de la Montagne en leur faisant les recommandations suivantes :"Gardez vos positions et couvrez nous de derrière. Si vous nous voyez triomphant, ne vous mêlez pas à nous et si vous nous voyez massacrés, ne nous prêtez aucune assistance".
La bataille eût lieu et faisait rage, l'étendart fut confié à Mossâb ben Omaïr. les polythéistes étaient en pleine débâcle, les Musulmans, triomphants, se ruèrent sur le butin. Les archers en oublièrent les recommandations du Prophète (saw) et descendirent de la Montagne pensant que la guerre était finie. Seuls quelques Musulmans campèrent sur leurs positions en exhortant les autres hommes à garder leurs places.
Khaled Ben Al Walid, l'un des Stratèges Qoreich, vit que les Musulmans n'avaient aucune arrière garde. Il s'ensuivit un revirement de situation favorable à l'armée polythéiste. Khaled ben Al Walid contourna la montagne avec ses cavaliers et tous se ruèrent sur les Musulmans qui furent pris "entre deux feux" à savoir, la cavalerie dans leur dos et l'armée qoreïche en face d'eux. Ce fut une débâcle complète pour les Musulmans, le Prophète (saw) fut blessé dans la bataille suite à une rumeur certains combattants pensèrent qu'il était mort...
La bataille finit par se calmer et les polythéistes se retirèrent satisfaits de leur victoire. Quant aux musulmans, ils pleurèrent leurs morts : Hamza ben Abdelmottaleb, Mossâb ben Omaïr et bien d'autres. Le Prophète (saw) pleura beaucoup la perte de son oncle qui fut mutilé par l'ennemi, il demanda à ce que les morts soient rassemblés deux par deux dans des linceuls et il enterrait en premier ceux qui étaient les meilleurs connaisseurs du Coran. Il donna l'ordre de les enterrer sans nettoyer leurs blessures, ni embaumer leurs corps et ni faire la prière mortuaire.
De retour, à Médine, les déserteurs et hypocrites dirent aux Musulmans "Vous auriez dû nous suivre, si vous nous aviez écouté vous n'auriez pas perdu tous ces hommes, vous n'auriez pas dû aller au devant de l'ennemi et au contraire les attendre à Médine..."
Les Polythéistes voulaient en finir une bonne fois pour toutes avec les Musulmans et avaient décidé après les festivités liées à leur victoire de se rendre à Médine. Le Prophète (saw) quitta à nouveau Médine malgré les blessures et la grande fatigue et campèrent à 20 kilomètres de la ville où ils allumèrent de grands feux afin que l'ennemi pût les voir de loin et croire qu'ils étaient très nombreux. Un Polythéiste se rendit à Ohod où festoyait l'armée mecquoise et leur tint ce discours "Mohamed est à la tête d'une armée dont l'effectif dépasse tout ce que j'ai connu jusqu'à présent, ils sont mûs par une haine terrible...". Dieu sema la panique dans le coeur des Polythéistes qui regagnèrent bien vite La Mecque.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Une délégation des tribus de Oudal et d'Al Qrara se présenta au Prophète (saw) et lui apprit que le message de l'Islam leur était parvenu et qu'elles avaient besoin qu'on leur enseigne les principes de cette religion. Le Prophète (saw) leur envoya quelques uns de ses Compagnons dont Mourthad Abi Mourthab, Khaled ben Al Bakir, Assem ben Thabet, Khoubayb ben Ady, zayd ben Al Dathna et Abdallah ben Tareq. Ils étaient sous les ordres de Assem Ben Thabet.
Ils se mirent en route. A mi-chemin entre Asfan et La Mecque, ils furent dénoncés aux Banou Lehan, ces derniers étant polythéistes. Ils décidèrent de les pourchasser et les rattrapèrent. Ils jurèrent aux Emissaires qu'ils leur laisseraient la vie sauve s'ils venaient à se rendre. Assem répondit "Je ne me fierai jamais à la parole d'un incrédule ! Ô Dieu, mets ton Prophète au courant de ce qui nous arrive". Les Musulmans livrèrent le combat contre cent archers. Les émissaires furent tués exceptés Khoubayb et Zayd qui furent emmenés à La Mecque pour y être vendus.
A La Mecque, ils furent torturés avant d'être mis à mort par les Polythéistes, Khoubayb demanda avant sa mort de faire deux unités de prières. Ce fut lui qui institua la prière des deux rakaâtes avant l'exécution.
Amr Ben Malek vint trouver le Messager de Dieu (saw) qui lui proposa de se convertir, tout en gardant bien de le faire, il ne se montra pas hostile à l'Islam. Il déclara "Ô Mohamed, envoies quelques un de tes hommes au Nejd pour y prêcher tes préceptes, je prierai les habitants de cette région de répondre à ton appel. Le Prophète (saw) lui répliqua "Je crains pour eux l'hostilité des habitants du Nejd". "Je serai leur protecteur" répondit Amr.
Le Prophète (saw) envoya 70 des meilleurs Musulmans. Les Emissaires campèrent près du puits de Maôuna et chargèrent un des leurs d'apporter la missive du Messager de Dieu à Al Toufaïl qui poignarda le Musulman. Al Toufail ne s'en arrêta pas là, il décida avec son clan de polythéistes d'attaquer le reste de la délégation en demandant l'aide au Banou Amr. Ces derniers refusèrent et dirent "Nous ne décevront point Amr Ben Malek". Al Toufaïl se tourna vers d'autres tribus qui acceptèrent.
Toute la délégation, excepté Amr ben Omayya Ad Doumari, fut exterminé. De retour à La Mecque, le survivant rencontra deux hommes sur sa route qu'il prit pour des ennemis et qu'il tua. Arrivé à La Mecque, le Prophète (saw) fut mis au courant par Amr ben Omayya des évènements. Le prophète fut très peiné de l'assassinat des prêcheurs et durant un mois lors de la prière de l'aube, il implora Dieu de les venger. Quant aux deux hommes tués par Amr ben Omayya, le Prophète (saw) lui dit "Je paierai le prix de leur sang".
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Le Messager d'Allah (saw) sortit un samedi pour prier dans la Mosquée de Qoba après quoi, il se rendit chez les Banou An Nadir et leur demanda de l'aider à payer le prix du sang des deux hommes tués par erreur par Amr Ben Omayya. Les Banous An Nadir décidèrent dans leur hypocrisie de répondre favorablement à la requête du Prophète (saw) et décidèrent après conseil d'attenter à la vie de Mohamed (saw) en lui jetant une grosse pierre du haut d'un toit.
Le Prophète (saw) se tenait debout devant l'une de leurs maisons et apprit ce qui se tramait contre lui. Il se dirigea immédiatement vers Médine, suivi de ses Compagnons et il ldit à ces derniers "Les Juifs veulent nous trahir, Dieu m'a prévenu, alors je me suis levé".
Le Messager de Dieu (saw) constitua une armée et assiéga les Banou An Nadir en leur disant "A présent que vous m'avez trahi, je vous somme de quitter mon territoire et vous accorde un délai de dix jours, je ferais tuer tous les retardataires". Abdallah ben Saloul dit aux Juifs "Ne partez point et barricadez vous ! je serais là avec mes hommes pour vous aider si quelquechose doit arriver !".
Le Prophète (saw) tint le siège et fit abattre leurs dattiers. Les Juifs en furent surpris et déclarèrent "Laisse nous quitter Médine !" Le Messager dit alors "Aujourd'hui j'accepterais que vous partiez uniquement à condition que vous n'emportiez avec vous que la charge de vos chameaux et que vous abandonniez vos armes !". Ce fut chose faite, les Juifs surchargèrent leurs montures et quittèrent Médine, ils se dispersèrent entre le Cham et Khaybar. Les biens restants des Juifs furent répartit aux Mecquois exilés et à deux pauvres musulmans parmi les Ansars.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Cette expédition eut lieu en l'an 4 de l'hégire, un mois et demi après l'expulsion des Banous an Nadir. Elle fut causée par la trahison des tribus du Nejd qui massacrèrent les 70 missionnaires musulmans. Selon Moussa Al Achari "Nous partimes en expédition en compagnie du Prophète (saw), nous étions six hommes et nous ne possédions qu'un chameau que nous montions à tour de rôle de sorte que la marche usa nos pieds. les miens furent blessés et j'en perdis les ongles du pied. Nous enveloppâmes nos pieds de morceaux de chiffons pour les protéger d'où le nom de l'expédition" (rapporté dans les deux sahih). Durant l'expédition, le Prophète (saw) fit la prière de la crainte. Un groupe de combattants fit face à l'ennemi et un autre se mit en rang derrière lui, il fit une seule rakaa et resta debout alors que ce groupe continua seul la deuxième rakaa, puis ces combattants quittèrent le lieu de la prière pour faire face à l'ennemi. L'autre groupe qui montait la garde, vint pour prier. Le Prophète (saw) accomplit avec eux la deuxième rakaat, resta assis pour les laisser continuer la prière, enfin il fit la salutation finale.
A son retour de l'expédition, le Prophète (saw) s'installa à l'ombre d'un arbre en prenant soin d'accrocher son sabre à l'une des branches. Un bédouin se tint près du Prophète (saw) prit son sabre et lui dit "Qui te protège et qui pourra m'empêcher de te tuer ?". L'Envoyé de Dieu (saw) répondit "Dieu Seul me protège !". Le bédouin ne put faire aucun mal au Prophète (saw) et celui ci s'asseya à côté de lui. le Messager de Dieu (saw) ne chatia pas le bédouin pour son geste criminel.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
. Les récits rapportés dans les hadiths nous montrent que les Compagnons eurent des épreuves dans la communication du message de l'Islam. Ils étaient pauvres au point de ne pouvoir se payer les montures indispensables au combat. La pauvreté ne les empêcha nullement d'accomplir leur mission. Leurs pieds étaient écorchés par les épines et les aspérités. Certains en perdirent leurs ongles des pieds à force de heurter les pierres et les rochers. Quel contraste de nos jours, lorsque nous constatons que tous les moyens sont mis à notre disposition (communication, transports, confort) et nous trouvons encore à trouver des excuses souvent non fondées pour accomplir le travail pour lequel Allah Le Très Haut nous a créé.
. Ces Compagnons, malgré leurs souffrances pensaient aux paroles d'Allah "Dieu a acheté aux Croyants et aux Croyantes leurs personnes et leurs biens pour leur donner le Paradis en échange, ils combattent dans le chemin de Dieu ; ils tuent et ils sont tués" (verset 111 sourate 9). Ces Hommes recherchaient-ils la richesse ? le pouvoir, l'intérêt matériel ? Connaissez vous beaucoup de personnes qui soient prêtes à traverser à pieds des contrées dangereuses, où chaque pas qu'ils font peut être le dernier et cela pour un intérêt même matériel. Ces compagnons recherchaient la richesse de l'âme, la récompense accordée par Allah et qui est de loin la meilleure des récompenses.
"Dieu te protégera contre les Hommes" : Allah Taâla protégea Son Prophète (saw) contre le bédouin qui voulaient le tuer. Allah Taâla remplit de crainte le coeur de cet homme si bien que ce bédouin fut rempli de terreur qu'il en lacha l'épée. Mais le Prophète (saw) devaient subir les attaques des Qoreich qui sont considérées comme des épreuves, mais Allah Taâla arrête tout attentat contre Son Messager et c'est dans ce sens qu'il faut saisir le verset "Dieu te protégera contre les Hommes".
Le Prophète (saw) apprit que les Banous Al Moustallaq se préparaient avec leur chef à attaquer les Musulmans. Ce fut la cause de l'expédition. La rencontre se fit auprès d'une source d'eau connue sous le nom d'Al Mouraissi. Un grand nombre d'hypocrytes qui n'avaient encore participé à aucune expédition accompagnèrent les Musulmans au cours de cette expédition ; ils espéraient ramener un butin car les Musulmans étaient toujours sortis vainqueurs des batailles précédentes. [ Ah bon ? La dérouillée prise lors de La bataille d'Ohod, c'était aussi une victoire ?! ] Durant l'expédition, il y eut querelle entre Musulmans. Abdallah Oubaï ben Saloul profita de cette occasion en disant "Ils ont osé agir de la sorte, ils se sont rassemblés dans notre pays et nous ont surpassé en nombre...". Omar ben Al Khattab (raa) en fit la remarque au Prophète (saw) qui répondit "Non, ne le tuons pas que diront les gens s'ils apprennent que Mohamed tue ses partisans ?".
A leur retour à Médine, le fils d'Abdallah Oubai ben Saloul se rendit chez le Prophète et lui dit "Si tu comptes faire tuer mon père, sache que pour les propos qu'il a tenu que je suis prêt si tu insistes à t'apporter moi même sa tête" Le prophète (saw) préféra se montrer indulgent et de bien traiter Abdallah Oubai tant que celui ci était du côté des Musulmans. Depuis cet incident, à chaque fois que Abdallah Oubai se comportait mal, les membres de sa propre tribu le réprimandait.
C'est durant cette expédition que Aîcha accompagna le Messager d'Allah (saw) et qu'elle sera l'objet de la calomnie élaborée dans l'ombre par Abdallah Oubai ben Saloul.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Aicha (raa) raconte qu'elle accompagnait le Messager d'Allah au cours de l'expédition contre les Banous Al Moustallaq, elle dit :
"Une nuit, alors que le Prophète (saw) avait donné l'ordre de lever le camp, je m'éloignai pour faire mes besoins. En revenant, je portais la main à ma poitrine et remarquai que j'avais perdu mon collier (collier prêté par Asma -raa-). Je revins sur mes pas et mis longtemps à le chercher. Entre temps, les hommes qui étaient chargés de me porter emportèrent ma litière (palanquin) sur le dos de mon chameau, me croyant dedans. Cela se passait après la révélation du verset sur le voile. Je trouvais mon collier mais l'armée était déjà partie quand je rejoignis le camp, il n'y avait plus personne. Je restai là où j'étais, pensant qu'il remarquerait bientôt mon absence et me chercheraient.
Sawan qui était resté en arrière garde, vit ma silhouette et me reconnut tout de suite, m'ayant vu avant l'institution du voile. [ Donc, effectivement, le voile doit cacher non seulement le visage des femmes mais aussi leur silhouette. La version tchador Iranienne ou Burqa Afghane est la bonne version du voile, tandis que celui qui couvre seulement les cheveux n'est qu'une version "simplifiée" afin de ne pas trop effrayer les occidentaux. Une fois ce voile "simplifié" accepté par tolérance, les musulmans n'auront plus qu'a faire mettre en place la véritable version, celle d'Iran ou d'Afghanistan. ] Je m'étais endormie, je m'éveillais alors qu'il disait "Nous sommes à Dieu et c'est vers Lui que nous retournerons". Je me couvris aussitôt de mon voile. Il fit baraquer sa chamelle que j'enfourchais aussitôt et il la tenait par la bride. Il était près de midi lorsque nous rejoignimes l'armée. Certains se damnèrent alors à cause de moi mais celui qui me calomnia le plus (avec ruse) fut Abdallah Ben Oubai Ben Saloul.
A Médine, Je tombais malade pendant un mois ne sachant rien des calomnies qui se disaient dans la ville. Le Messager (saw) ne me traitait pas avec l'amabilité à laquelle il m'avait habituée. Le Messager d'Allah (saw) demanda avis à ses compagnons sur la décision à prendre, il demanda à ma servante , Barira, son opinion. La servante lui assura qu'elle n'avait jamais doutée de moi....".
Le Prophète (saw) me déclara en présence de mes parents en ayant au préalable prononcé la chahada "Telle rumeur m'est parvenu te concernant, si tu es innocente, Dieu ne manquera pas de t'innocenter, si tu es coupable, repents toi et implore le pardon de Dieu. "Mes yeux étaient secs, tellement que j'avais pleuré de cette situation, et voyant que mes parents ne disaient rien je leur déclarais :"Je vois que vous aussi, croyez à ces rumeurs, si je revendique mon innocence, vous ne me croirez pas et si j'avoue mon péché et Dieu Seul sait que je suis innocente, vous me croiriez, je ne trouve pour nous tous que l'exemple de Jacob le père de Joseph qui affirme "C'est à Dieu qu'il faut demander secours contre ce que vous racontez" (verset 18/12), sur ce, je regagnais ma couchette.
Après plus d'un mois de souffrance et de calomnies mensongères, le Messager d'Allah reçut la révélation de Son Seigneur. Soulagé, il s'empressa de me communiquer la nouvelle en me disant "O Aîcha, Dieu t'as innocenté, va et répands la bonne nouvelle" Ma mère me dit "Remercie le Prophète (saw)". Je lui répondis "C'est Dieu Seul que je dois remercier car c'est Lui qui m'a innocenté par la révélation suivante :"Les Calomniateurs sont nombreux parmi vous, ne pensez pas que ce soit un mal pour vous, c'est au contraire un bien pour vous. Chacun d'eux est responsable du péché qu'il a commis. Celui qui s'est chargé de la plus lourde part subira un châtiment terrible". (verset 11/24).
L'un des proches de mon père qui vivait dans la misère, Mistah avait tenu des propos calomnieux à mon égard, mon père (Abou Bakr Siddiq -raa-) décida de ne plus l'aider matériellement. Dieu révéla par la suite ce verset "Ceux qui parmi vous, jouissent de Sa Faveur et de l'aisance ne négligent pas de donner à leurs proches. N'aimez vous pas que Dieu vous pardonne ? Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux" (verset 22/24). Mon père Abou Bakr ayant besoin du pardon de Dieu se mis de nouveau à entretenir Mistah."
Le prophète (saw) récita devant la foule les versets qui se rapporte à cet évènement puis il donna l'ordre de faire subir aux trois calomniateurs : Mistah, Hassan ben Thabet, Hamna Bent Jahch la peine prescrite à savoir quatre vingt coups de fouet.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
La première vérité est que le Prophète (saw) malgré sa mission prophétique ne cessa jamais d'être un homme comme les autres. Les Croyants ne doivent pas s'imaginer que sa Mission lui attribuait des miracles que seul le Créateur peut accomplir.
La seconde vérité est que la révélation divine ne se réduit pas à un sentiment personnel mais agit indépendamment de la volonté du Prophète (saw) de son ambition ou de ses souhaits. Si tel était le cas, il aurait pu facilement résoudre ce problème dès qu'il s'était posé et échapper ainsi à ses suites. Il aurait pu implorer une révélation coranique [ Tout de suite ? Cela n'aurait pas été bien malin : mieux valait attendre un bon moment pour bien identifier les "calomniateurs" puis ensuite seulement "révéler" un verset opportun déclarant aïcha innocente. Si Aïcha l'était, tant mieux, et si elle était coupable, c'est pas elle qui allait s'en vanter vu que la punition prévue était la mise à mort à coups de cailloux (lapidation) ! ] profitant de l'excellente réputation de sa femme afin de rassurer les Croyants et faire taire ainsi les indiscrets, mais il n'en fit rien pour la simple raison qu'il n'était pas en son pouvoir d'entreprendre quoi que ce soit. Mais le Prophète (saw) ne pouvait mentir ni aux Hommes, ni à Dieu.
Des notables Juifs de la tribu des Banous An Nadir se rendirent à La Mecque où ils incitèrent les Qoraichites à déclarer la guerre au Messager d'Allah (saw) en ajoutant :"Nous vous soutiendrons jusqu'à ce que nous l'aurons éliminé. Votre religion est meilleure que celle de Mohamed". La coalition s'étendit à d'autres tribus qui acceptèrent l'union pour le combat.
Lorsque le Prophète (saw) apprit que toutes ces tribus se préparaient à l'attaquer et que l'armée ennemie avait déjà quitté La Mecque, il fit part aux musulmans de cette mauvaise nouvelle et les consulta. Salman Al Farisi lui conseilla l'usage des tranchées. Cette nouvelle technique guerrière, ignorée jusque là par les Arabes, plût aux Musulmans. Ils quittèrent Médine et campèrent au pied du Mont Sal, tournant ainsi le dos à la montagne. Là, ils creusèrent la tranchée qui devaient les séparer de leurs ennemis. Les Musulmans étaient au nombre de 3000, quant aux Coalisés (Qoreich et autres tribus) ils étaient 10 000.
Selon un hadith rapporté par l'Imam Al Bokhari, Jaber (raa) raconte "Le jour de Khandaq, alors que nous creusions la tranchée, nous butâmes contre un rocher. Le Prophète (saw) fut mis au courant de cet obstacle rencontré dans la tranchée. Il nous répondit "Je vais descendre moi même pour voir". Il se leva alors qu'il serrait une pierre contre sa poitrine car nous avions passé trois jours sans rien manger. Le Prophète (saw) prit la pioche et en frappa le rocher qui se désintégra.
Ayant vu l'état de faim dans lequel se trouvait le Prophète (saw), je demandais l'autorisation de rentrer chez moi, autorisation qui me fut donnée. Je m'entretins avec ma femme pour qu'elle fasse un repas composé de la seule nourriture qu'il nous restait à savoir de la viande d'une petite chevrette et de pain d'orge. Je retournais voir le Prophète (saw) et lui proposais avec deux autres personnes de venir se restaurer. Le Prophète (saw) me demanda la quantité de nourriture et me dit "Dis à ton épouse de garder la viande sur le feu et le pain au four jusqu'à mon arrivée" et l'Envoyé d'Allah (saw) déclara à haute voix "O Hommes de Khandaq, Jaber vous a préparé à manger, allons chez lui !". Je retournais chez moi et dit à ma femme :"Que faire ? Le Prophète (saw) vient en compagnie des Mohajirines, des Ansariens et d'autres combattants". Mon épouse me répliqua "Est ce que le Prophète (saw) a su de quoi est composé le repas", Oui ! répondis je ! Laissons à Dieu et à Son Messager le soin d'arranger la situation ! conclua mon épouse.
Le Prophète (saw) arriva et déclara à ses hommes "entrez sans vous presser", puis il se mit à rompre le pain et à étendre la viande sur les tranches de pain ainsi coupées alors que la marmite et le four se remplissaient à nouveau au fur et à mesure que le Messager (saw) en retirait la viande et le pain. [ Plagiat du miracle de la multiplication du pain et du poisson par Jésus dans le Nouveau Testament (Mathieu 14-16), miracle qui était lui-même un plagiat de la multiplication de l'huile et de la farine par le prophète Elie dans l'Ancien Testament (1 Rois, 17-12). Plagiat de la Bible, copie, imitation... La biographie de mahomet en est farçie et le Coran aussi. ] Il distribua de la nourriture à ses compagnons en rompant le pain et en puisant la viande dans la marmite jusqu'à ce que tous fussent rassasiés en laissant beaucoup de restes ! Le Prophète (saw) dit à ma femme "Mangez et donnez ! les gens ont faim." Un compagnon raconte "Je jure par Dieu que les Hommes mangèrent à leur faim et quittèrent, en laissant la viande et le pain intacts!" (aceiweb : 300 personnes mangèrent du repas -Allahou âlam-). [ Aceiweb ne connait ni l'histoire de la multiplication du pain et du poisson par Jésus dans le Nouveau Testament (Mathieu 14-16) ni celle de la multiplication de l'huile et de la farine par le prophète Elie dans l'Ancien Testament (1 Rois, 17-12) -Tourloutou wam wam- ]
Les hypocrites qui travaillaient dans la tranchée hésitaient à participer au travail ou travaillaient peu ou rejoignaient leurs familles à l'insu du Messager d'Allah (saw), quant aux Musulmans, si l'un d'eux avait quelque course urgente à satisfaire, il obtenait d'abord du Prophète (saw) la permission de se retirer momentanément puis reprenait son travail. (voir verset 62/24).
Pendant ce temps là, les Coalisés envoyèrent Houyay pour qu'il prenne contact avec le Chef des Banous Qoraidza, clan qui vivait à Médine et qui était lié à la Constitution élaboré avec les Musulmans. Dans un premier temps, le Chef Ka'b ben Assad Al Qoraidzi refusa en disant "Tu es venu me trouver pour m'humilier à jamais. Malheur à toi, laisse moi à mes occupations, Mohamed m'a habitué à la loyauté et à la sincérité". Mais Houyay insista et finit par convaincre le chef qoraidzite de trahir les Musulmans.
La nouvelle parvint, après vérification, aux Musulmans. Le Prophète (saw) devaient affronter avec son armée une attaque extérieure (Coalisés) et intérieure (Banous Qoraidza). Il demanda conseil à ses Compagnons qui lui assurèrent de son soutien en lui disant "Traiter avec l'ennemi, par Dieu ce n'est point cela ce que nous voulons. Nous les combattrons à la pointe de nos épées et Dieu sera notre arbitre !". Le Prophète invoqua Dieu pour leur donner la victoire comme il le fit aux précédentes batailles.
Lorsque les Polythéiste se lancèrent à l'assaut, ils furent impressionné par la tranchée, malgré quelques incursions négatives, ces derniers décidèrent de camper autour de la tranchée, encerclant les Musulmans de toutes part. Il n'y eut pas de bataille. En effet, Dieu épargna aux Musulmans le combat, les armées polythéistes seront vaincus par deux moyens indépendants :
Naîm se rendit chez les Banous Qoraidza qui le croyaient encore polythéistes et les persuada ne se pas s'empêtrer avec les Coalisés dans une guerre contre les Musulmans sans que les Coalisés ne leur donnent des otages afin que les banous Qoraidza ne soient pas seul à lutter à Médine contre Mohamed (saw), les Banous Qoraidza approuvèrent pleinement Naïm.
Par la suite, Naîm se rendit chez les Coalisés en leur disant "Prenez garde, les Banous Qoraidza sont revenus sur leur association avec vous, ils projettent de kidnapper avec des Musulmans quelques uns de vos notables en vue de les livrer à Mohamed. Si des membres des Banous Qoraidza viennent à vous vous demander des otages, ne leur confiez aucun de vos Hommes !
La tromperie fut si bien réussie que les Coalisés entre eux ne se faisaient plus confiance et voyaient la trahison partout.
Au cours de cette expédition, le Prophète (saw) eût un retard de prière, après avoir fait halte, certains musulmans prièrent la prière du Asr après le coucher du soleil suivie de la prière du Maghreb.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
Il est rapporté dans les deux sahihs que le Messager d'Allah (saw) reçut la visite de Jibril (as - Gabriel -) dès qu'il quitta la tranchée, rangea les armes et enduit les corps de lotion. Jibril (as) lui dit : "Tu as donc rangé les armes ? Par Dieu, la guerre n'est pas terminée, tu devrais attaquer l'ennemi". "Mais où ?" répondit le Prophète (saw). "Dans cette direction !" lui répondit l'Ange en désignant le territoire des Banous Qoraidza.
Les Musulmans n'avaient pas encore fait la prière du Asr, le Prophète (saw) dit :"Ne faites cette prière que lorsque nous seront en territoire qoraidzite". Les Musulmans furent partagés car lorsque l'heure de cette prière vint, certains la firent et d'autre préférèrent attendirent d'être en territoire qoraidzite. Lorsque le Prophète (saw) sut cela, il ne réprimanda personne.
Lorsqu'ils arrivèrent, les Musulmans assiégèrent les fortifications des Banous Qoraidza durant 25 jours (15 selon d'autres avis). Ces derniers finirent par céder à la panique et à la fatigue. Kaâb ben Assad dit au Banou Qoraidza "je sens que Mohamed est décidé à en finir avec nous, ils ne nous restent que trois alternatives :"Nous pouvez reconnaître Mohamed comme étant le Prophète que Dieu a envoyé et qu'il est mentionné dans nos livres, assurons nous de la sécurité de nos femmes et de nos enfants ainsi que de la nôtre". Ils répondirent "Jamais nous nous écarterons du Pentateuque".
"Alors reprit Kaâb, ils ne nous restent plus qu'à tuer nos femmes et nos enfants et d'attaquer Mohamed sans laisser de charge derrière nous !". Sa tribu répliqua "Nos familles ne méritent pas un tel sort !". La dernière solution est qu'aujourd'hui est un Samedi. Mohamed et ses combattants nous laisseront peut être en paix. Essayons de les attaquer par surprise". La Tribu refusa !
Le Prophète (saw) demanda à Saâd Ibnou Moâdh de venir le rejoindre. Ce dernier, blessé lors de la guerre de la tranchée vint à dos d'âne. Le Prophète (saw) dit aux Ansars "Levez vous à l'approche de votre maître à tous et le meilleur d'entre vous". Saâd à la demande du Prophète (saw) arbitra la situation. Il en conclut ceci "Tuons les Combattants et prenons leurs familles en captivité !". Le Prophète (saw) affirma "Ce verdict est celui même que Dieu décida".
Saâd ben Moadh ne put participer à la bataille car il décéda des suite de ses blessures. Les Musulmans attaquèrent les Banous Qoraidza. Les combattants furent executés pour haute trahison, dont entre autres Houyyay ben Akhtab qui avait été l'un des instigateurs de la coalition contre les Musulmans lors de la bataille du Fossé.
CE QU' IL FAUT EN TIRER
C'est à la fin de l'an 7 de l'Hégire que fut conclu ce traité. Le Prophète (saw) apprit aux Musulmans qu'il se rendait en visite pieuse (Omra) à La Mecque. Un grand nombre de Mohajirinnes et d'Ansars l'accompagnèrent. Ils étaient environ 1 400. Le Prophète (saw) se mit en état de sacralisation (Ihram) et emporta des offrandes afin que les Qoreichites sachent qu'il venait en paix dans le seul but de visiter la Maison et de la glorifier.
En cours de route, le Messager d'Allah (saw) demanda à son espion Bichr Ben Soufian de lui rapporter des nouvelles des Mecquois. Après avoir effectué sa mission, ce dernier les rejoint et déclara au Prophète (saw) "Les Qoraichites rassemblent leurs combattants pour te repousser et t'empêcher de visiter la maison". Le Messager (saw) demanda l'avis de ses Compagnons. Abou Bakr As Siddiq (raa) lui dit "O Prophète ! l'objet de ton intention est le pélerinage, sans aucune intention de guerre, poursuis ta route vers la Maison et celui qui nous empêchera d'y arriver sera combattu". Le Messager d'Allah (saw) dit "Est ce que quelqu'un connaît un autre chemin où les Qoreichites ne nous attendront pas ?". Oui répondit un guerrier de la tribu d'Aslam".
Ce fut chose faite, les Musulmans empruntèrent un autre chemin mais difficile. En cours de route, la chamelle du Messager d'Allah (saw) "Qaswa" s'arrêta et ne voulut plus bouger. Les Musulmans dirent "Elle est devenue vieille et fatiguée", le Prophète (saw) leur répondit "Celui qui l'a immobilisé n'est autre que Celui qui a immobilisé l'éléphant". Le Prophète (saw) poussa sa chamelle qui se releva immédiatement et changea son chemin pour camper à l'extrémité de Hodeybia près d'une mare pauvre en eau.
Les Musulmans éprouvaient une grande soif et la mare ne pouvait donner l'eau nécessaire, le Prophète (saw) prit une flèche de son arc et demanda à ce qu'un trou soit pratiqué dans la mare. Celle ci se mit à déborder [ Et hop, encore un petit coup de photocopieuse sur la Bible : cette histoire plagie celle de Moïse frappant un rocher de son bâton pour en faire jaillir une source (Exode 17-6) ] tant que les Musulmans étaient présent et elle put, grâce à Dieu, étancher leur soif. Non loin de l'endroit Ka'b et Amr Ben Louay campaient avec leurs familles. Le Prophète (saw) fut avisé de leur présence ainsi de leurs mauvaises intentions de faire du tort aux Musulmans. Le Messager (saw) dit aux Musulmans"Nous ne sommes pas venus combattre qui que ce soit, nous sommes en visite pieuse. La guerre n'a fait qu'accabler les Qoreichites et leur causer beaucoup de pertes. S'ils le veulent bien, je suis prêt à conclure une trêve...".
Les Qoreichites furent avisés de cette proposition de trêve et décidèrent d'envoyer Souhail ben Amr pour signer avec lui un traité de paix. Le Prophète (saw) convoqua un scribe (Ali selon l'Imam Moslim) et lui ordonna d'écrire.
"Ecris Au Nom de Dieu Miséricordieux, Celui qui fait Miséricorde"
Souhail dit :"Par Dieu, j'ignore ce que Miséricordieux signifie. Et s'adressant à Ali "Ecris plutôt : Au nom de Dieu".
Les Musulmans affirmèrent qu'il n'écriraient rien qu'au nom du Dieu Miséricordieux, Celui qui fait Miséricorde. Mais le Prophète (saw) dit à Ali : "Ecris au nom de Dieu" puis "les Conditions (de paix) acceptées par Mohamed, le Messager de Dieu sont les suivantes".
Souhail l'interrompit "Si nous savions que tu es Le Messager de Dieu, penses tu que nous t'aurions combattu et penses tu que nous t'aurions interdit l'accès à la Maison Sacrée ?", et s'adressant à Ali (raa) il lui dit, "Ecris plutôt "Mohamed Ben Abdallah".
le Messager d'Allah (saw) déclara "Vous avez beau me contredire, je suis bien le Messager d'Allah !". Souhail s'adressa à nouveau à Ali et lui dit "Ecris Mohamed Ben Abdallah !". (Selon Moslim, Ali refusa, le Prophète lui demanda de lui indiquer l'endroit où ce terme était écrit et il l'effaça lui-même".
Le prophète (saw) déclara à Souhail "Vous devrez nous laisser la Maison pour que nous puissions faire les circuits sacrés". "Par Dieu" dit Souhail, nous ne voudrions pas que les Arabes croient à notre défaite. vous pourrez faire votre pélerinage l'année prochaine et vous ne porterez aucune arme si ce n'est que le sabre dans son fourreau" par ailleurs les Mecquois qui vous rejoindront, même ceux qui auront embrassé votre religion, devront nous être rendus. Toutefois, celui d'entre vous qui nous rejoindra, ne vous sera pas rendu !
Une fois le traité conclu, un groupe de Musulmans et un groupe de Qoraichites devaient en témoigner. Bien entendu, ce traité ressemblait d'après les Compagnons plus à une défaite qu'à une victoire. Les conditions dans lesquelles les Qoreichites avaient dicté leurs exigences étaient ressentis comme un rabaissement. Moslim rapporta dans un hadith ce qui suit entre Omar ben Al Khattab (raa) et le Messager d'Allah (saw) :