Articles à propos du meurtre d'Elisabeth Raquin

C'est à la suite du meurtre de sa soeur Elisabeth par son mari musulman que Bernard Raquin (voir son interview à ce sujet) s'est intéressé à l'islam et a écrit le livre "Un Juif nommé Mahomet - Mahomet a-t-il existé ? Enquête sur les monothéismes.


RODEZ (AFP), le 02-07-2002

Postière de l'Aveyron: le mari et le fils mis en examen pour meurtre...

Le mari et le fils aîné d'Elisabeth Alem-Raquin, l'employée de La Poste de 52 ans disparue le 13 juin en Aveyron, ont été mis en examen mardi pour meurtre et écroués après avoir fait des aveux partiels.

La postière aurait été assommée par son mari d'un coup de pelle. Son corps aurait ensuite été partiellement brûlé puis abandonné dans le département du Lot, mais les circonstances et le mobile du meurtre restent totalement flous,

Le mari, âgé de 53 ans,sans profession, "reconnaît avoir porté un coup avec un objet contondant à son épouse" en l'absence de son fils. Ce dernier, âgé de 22 ans, admet avoir ensuite aidé son père à transporter le corps à bord d'une voiture de location jusqu'à un endroit isolé des environs de Cahors pour le faire disparaître.

"Les motifs de ce meurtre restent les plus flous qui soient. Le père parle d'un litige sur des papiers de famille. Le juge d'instruction va devoir maintenant vérifier les déclarations du père et du fils, les opposer et entendre un certain nombre de témoins", a expliqué le procureur.

Le père et le fils ont reconnu avoir conduit la voiture à Toulouse "pour brouiller les pistes", selon le procureur. La Clio jaune avait été retrouvée par les enquêteurs le 21 juin.

Selon le procureur, ils se sont montrés peu diserts lors de leur comparution devant la juge d'instruction Karine Claramunt, et n'ont pas exprimé de remords particuliers, même s'ils "ont conscience de ce qu'ils risquent". Ils ont été placés en détention préventive à l'issue de leur interrogatoire.


AFP 08-05-2006

Meurtre d'une postière en Aveyron: un des mis en examen se suicide en prison

Medhi Alem (C), principal suspect dans l'affaire du meurtre de sa femme Elisabeth Raquin, le 29 novembre 2004 Villefranche-de-Rouergue, pour la reconstitution du meurtre

Un homme de 57 ans, mis en examen pour l'assassinat durant l'été 2002 de son épouse, cadre administratif de La Poste de Rodez, s'est suicidé vendredi dans sa cellule de la prison de Villeneuve-lés-Maguelonne (Hérault), a-t-on appris samedi de sources concordantes.


Article paru le 18/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/18/52523-Aveyron-Violeurs-et-tueurs-presumes-a-la-barre.html

AVEYRON - JUSTICE. LA COUR D'ASSISES DE L'AVEYRON, QUI SE RÉUNIT À PARTIR D'AUJOURD'HUI, VA EXAMINER DEUX DOSSIERS DE VIOLS SUR MINEURS ET UN ASSASSINAT.

Violeurs et tueurs présumés à la barre

Ce lundi, à partir de 14 heures, M. Masia, conseiller à la cour d'appel de Montpellier va présider la cour d'assises de l'Aveyron. Une session de deux semaines durant laquelle magistrats et jurés vont examiner trois affaires criminelles.

Le premier dossier jugé concernera des « viols sur mineure de moins de 15 ans par personne ayant autorité »,
(...)

DEUX ACCUSÉS POUR « L'AFFAIRE DE LA POSTIÈRE »

Le troisième et dernier dossier de cette session occupera la cour toute la semaine prochaine. Il s'agit de ce crime qui défraye la chronique depuis juin 2002 et appelé « affaire de la postière », en référence à la profession qu'exerçait la victime, Élisabeth Raquin.

La disparition de cette dame âgée de 52 ans et installée à Villefranche-de-Rouergue en compagnie de son mari, avec qui elle était en instance de divorce, et de son fils, a été signalée le 13 juin 2002 par des collègues de travail de la victime. Très rapidement, les soupçons se sont portés sur l'époux Méhdi Alem et son fils Hadrien, puis sur un ami de ce dernier, Matéo Polarski.

Les trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue le 30 juin et le 19 novembre 2002. Ils ont été mis en examen du chef d' « assassinat » et placés en détention. Durant la phase de l'instruction, les trois accusés ont passé des aveux partiels. Ainsi, le 1er juillet 2002, Hadrien Alem avait conduit les gendarmes à Concots (Lot) où le corps de la victime a été retrouvé sauvagement mutilé et carbonisé.

Si l'enquête a permis de déterminer qu'Élisabeth Raquin est décédée suite à un violent coup de pèle porté à la tête, le mobile du crime reste, en revanche, plutôt flou. Une fraude financière commise par le mari de la victime et la crainte d'une dénonciation par cette dernière pourrait tout de même constituer une hypothèse très probable.

Le procès risque, cependant, de ne pas permettre d'apporter une réponse à cette question. Méhdi Alem a, en effet, mis fin à ces jours pendant sa période de détention. Il s'est pendu le 4 août dernier à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (34) où il était détenu provisoirement depuis sa mise en examen.

Ils ne seront donc plus que deux dans le box des accusés - l'audience devrait ainsi être raccourcie d'une journée - à partir du lundi 25 septembre, 8 h 30. Hadrien Alem sera défendu par Mes Stéphane Mazars et Francis Tour, venu de Montpellier. La défense de Matéo Polarski sera assurée par les avocats ruthénois Mes François-Xavier Berger et Laurence Guedon. Me François Escaffre représentera les intérêts de la partie civile constituée de Galhia et Sahara Alem, les filles de la victime, et de Bernard et Georges Bernard Raquin, le frère et le père de cette dernière. Le vice-procureur René Pagis sera l'avocat général. Le verdict devrait être rendu le jeudi 28 ou le vendredi 29 septembre.

Denis Slagmulder


Article paru le 26/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/26/55864-Rodez-Assassinat-de-la-postiere-unique-coup-ou-long-calvaire.html

RODEZ (12) - AFFAIRE ELISABETH RAQUIN. HADRIEN ALEM, LE FILS DE LA VICTIME, ET UN AMI DE CELUI-CI, MATÉO POLARSKI, COMPARAISSENT TOUTE LA SEMAINE.

Assassinat de la « postière » : unique coup ou long calvaire ?

Certes, il ne s'agit que d'une seule version du déroulement des faits : celle donnée par Matéo Polarski lors de ses différents interrogatoires par les enquêteurs de la gendarmerie de Villefranche-de-Rouergue et par la juge d'instruction de Rodez. Et c'est cette version particulièrement horrible de l'histoire retenue par l'accusation qui vaut à ce jeune Colombien de 24 ans et à Hadrien Alem de comparaître depuis ce lundi, et jusqu'à la fin de la semaine, devant la cour d'assises de l'Aveyron pour l'assassinat d'Elisabeth Raquin, la mère d'Hadrien, le 13 juin 2002, à Villefranche-de-Rouergue. Certes, il y avait bien un troisième homme - Mehdi, l'ex-mari de la victime - mais celui-ci s'est pendu dans sa cellule de Villeneuve-lès-Maguelone (34), le 4 août dernier.

Un grand absent puisque lui seul, selon la défense, aurait pu dire ce qui s'est exactement passé dans l'appartement de l'immeuble situé au 8, rue de la Monnaie, à Villefranche, le fameux 13 juin. Résultat, toute la semaine, la cour présidée par Jacques Masia et le jury vont devoir démêler le vrai du faux parmi les trois versions avancées par les protagonistes.

Mehdi avait expliqué à la magistrate instructrice qu'il avait porté un coup de pelle à la tête de son ex-épouse après que cette dernière l'a frappé à l'épaule à l'aide d'une raquette. Une dispute survenue, toujours d'après le disparu, à la suite d'une discussion sur le partage des biens. Puis le père aurait appelé son fils Hadrien pour qu'il l'aide à placer le corps dans le coffre d'une Renault Kangoo de location, et pour que la voiture de fonction de la victime, une Renault Clio, soit déplacée jusqu'à Toulouse. Pendant ce temps, Mehdi commence à nettoyer le sang dans l'appartement. Ensuite, en soirée, les deux hommes auraient emmené le cadavre jusqu'à Limogne-en-Quercy (46) et l'auraient laissé en bordure de la RD 911.

Hadrien, de son côté, affirme qu'après avoir croisé sa mère dans les escaliers, il était allé promener son chien et que, rentrant dans son appartement, il avait trouvé son père debout, à côté du corps étendu d'Elisabeth Raquin. Pour le reste, les témoignages du père et du fils sont à peu près identiques.

Et puis il y a l'indicible, l'horrible scénario décrit par Matéo Polarski. Lequel, lors de ses auditions - il n'a jamais varié - assure qu'Elisabeth Raquin a été victime d'un véritable guet-apens. « Hadrien m'avait fait part de son projet de tuer quelqu'un et m'avait demandé si j'étais prêt à l'aider. Puis il m'a précisé que la victime devait être sa mère et que tout était déjà réglé avec son père », explique-t-il aux enquêteurs.

« TU VOIS BIEN QUE JE TE FRAPPE »

Ainsi, le 13 juin 2002, vers 7 h 30, alors qu'elle s'apprête à aller au travail à Rodez, le cadre de la direction aveyronnaise de la Poste est hélée par Hadrien qui la prie de venir dans son appartement. Elisabeth Raquin s'exécute et s'assoit sur une chaise à la demande de son fils. Ce dernier lui bande les yeux en lui promettant : « C'est une surprise ». Mehdi, caché dans la salle de bain surgit et, à l'aide d'une pelle entourée de serviettes, frappe son ex-femme à la tête. Elisabeth tombe mais elle est toujours vivante. Hadrien prend alors la pelle et frappe une nouvelle fois. « Qu'est-ce que tu fais ? », lui demande sa mère. « Tu vois bien, je te frappe », répond le fils qui s'acharne de quatre ou cinq coups, toujours sur la tête. Les serviettes volent, le sang de la victime gicle.

Mais Elisabeth vit toujours. Matéo se saisit alors de la pelle et frappe à son tour. Puis il attache les poignets et les jambes de la victime qui commence à vomir. Enfin, il prend une couverture et étouffe la mère de son ami. Mehdi lui donne alors 20 € pour qu'il aille acheter de l'essence et une bâche. Ensuite, Matéo et Hadrien chargent le corps d'Elisabeth dans le coffre de la Renault Kangoo, au milieu de sacs poubelle puis emmènent la Clio à Toulouse. En fin de journée, le trio infernal part dans le Lot pour déposer le cadavre. Matéo l'arrose d'essence et d'huile de cuisine et met le feu. Le lendemain, il revient sur place avec Hadrien et commence à disperser le corps qui n'a pas entièrement brûlé - une jambe est notamment jetée dans une falaise - avant de déplacer ce qui reste dans la forêt. Puis ils partent à Toulouse pour la fête du cinéma. Pendant l'été, alors qu'Hadrien et Mehdi sont déjà mis en examen et placés en détention, Matéo va raconter ce qu'il a fait à des amis.

Il ne sera interpellé que le 19 novembre 2002…

Denis Slagmulder

Et si Matéo voulait entraîner Hadrien au fond du gouffre…

« Une enfance décapitée », synthétisera l'expert psychiatre, Daniel Ajzenberg, en brossant le portrait de Matéo Polarski. Colombien, le petit garçon est abandonné à 4 ans. Il survit dans la rue, subvenant seul à ses besoins dans une jungle, violente. Placé dans un foyer, il est battu, violé. Finalement adopté par une Belge à l'âge de six ans, Matéo, qui aime le père, lui aussi adoptif, de cette traductrice - « Il avait fait la guerre ; on avait un point commun » -, connaît des difficultés scolaires, préférerait travailler. Il tente un CAP de palefrenier. Quand sa mère adoptive s'installe en Aveyron, Matéo suit mais « à contrecœur ». Nouveau déracinement pour celui dont le retour en Colombie, à 14 ans, a été catastrophique : il devra se battre avec ceux de la rue. En Rouergue, Matéo vit d'intérim mais ne peut trouver un travail stable à cause, dit-il, de son absence de diplôme et de sa couleur de peau.

Matéo, beau garçon, qui s'exprime bien, traîne une souffrance où joue son rôle une adoption mal vécue. Il en dit simplement : « C'est comme si vous mettiez un poisson rouge à la mer. »

L'expert ne découvrira aucune pathologie mentale à Matéo dont il souligne cependant le « nihilisme » - « Je n'attends rien » - et perçoit « la capacité d'autodestruction » d'un jeune adulte qui ne cache pas qu'il pourrait tuer sa mère biologique et qui, aujourd'hui, se « sent bien en prison ».

Le président de la cour d'assises, Jacques Masia, mais aussi Me Dupont-Moretti, un des défenseurs d'Hadrien Alem, cuisineront l'expert sur les possibles contradictions de ce Matéo qui avoue avoir fait le plus gros de l'horrible besogne, contradictions perçues par le psychiatre.

C'est que Matéo, d'un côté, explique avoir tué sans état d'âme pour en quelque sorte rendre service à son ami Hadrien et, de l'autre, charge ce dernier, en dénonçant une participation à l'assassinat niée par le fils de la victime. Comme si Matéo voulait entraîner Hadrien dans son « suicide social ». Une thèse que réfutera bien sûr l'accusation.

Un Matéo qui, autre hypothèse, en tuant Élisabeth Raquin, la mère de son « ami », aurait en réalité supprimé sa propre génitrice. L'expert n'a pas écarté cette éventualité rare.

J.-P. L.

Hadrien aimait-il trop son père ?

Dans son box, Hadrien Alem ne bronche pas. Lorsque le président Masia l'interroge sur sa vie, le fils d'Elisabeth Raquin répond clairement mais ne s'étend pas outre mesure. « Je n'aime pas parler de moi, ni dire ce que je ressens », explique-t-il.

Alors, ses sentiments, personne ne les connaît vraiment. Y compris lorsque Jacques Masia l'interroge sur le décès de sa mère : « Je ne m'épanche pas trop parce qu'il y a des gens dans la salle qui savent pourquoi je suis là et je ne veux pas qu'ils pensent : "Il a dit ça parce que c'est qu'on attend de lui"», lâche-t-il.

Hadrien est-il sans cœur, un être froid, sans émotion ? « Je ne dirais pas qu'il est froid. Certes, il n'y a pas beaucoup d'émotion mais, derrière sa façade, il y a une grande anxiété », assure l'expert psychiatre à propos du jeune homme qualifié d'« intelligent ». Un praticien qui ne cache pas être « resté sur sa faim » après son examen du coaccusé. « Les matricides, très rares, sont souvent commis par des schizophrènes. Or, en ce qui concerne Hadrien, je n'ai trouvé aucun signe de pathologie », note le Dr Ajzenberg.

Idem en ce qui concerne un éventuel traumatisme lié à l'enfance. « Nous avons été heureux », estime Hadrien, l'aîné des trois enfants du couple Mehdi Alem-Elisabeth Raquin. Même les cinq ans passés en Algérie avec le père ne semblent pas l'avoir affecté. En revanche, lorsque les parents se séparent, le fils avoue avoir souffert. « Je n'ai pas aimé que ma famille éclate, je ne voulais pas choisir entre ma mère ou mon père », explique-t-il.

Pourtant, le père est omniprésent chez Hadrien. « J'avais une grande admiration pour lui. J'aimais sa culture, c'était quelqu'un de brillant », rappelle-t-il. En revanche, en ce qui concerne la mère, c'est autre chose. « Je l'ai haïe quand je suis entré en prison. Je lui ressemble beaucoup par certains traits », dit-il. Le docteur Ajzenberg, lui, évoque un « manque d'investissement affectif ».

Mais de là à tuer sa mère ? « Si Hadrien, qui me dit n'avoir été que spectateur, l'a fait, je ne sais pas ce qui a pu l'inciter à une telle haine », confesse le Dr Ajzenberg qui assure cependant : « Hadrien, quand il parle des yeux de sa mère, perçoit toute l'horreur de l'acte qui a été commis ».

D. S.


Article paru le 26/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/26/37869-Aveyron-Trois-scenarios-pour-un-assassinat.html

AVEYRON. HADRIEN ALEM COMPARAÎT DEVANT LA COUR D'ASSISES DEPUIS HIER POUR L'ASSASSINAT DE SA MÈRE.

Trois scénarios pour un assassinat

Certes, il ne s'agit que d'une seule version du déroulement des faits : celle donnée par Matéo Polarski. Et c'est cette version particulièrement horrible de l'histoire retenue par l'accusation qui vaut à ce jeune Colombien de 24 ans et à Hadrien Alem de comparaître depuis hier, et jusqu'à la fin de la semaine, devant la cour d'assises de l'Aveyron pour l'assassinat d'Elisabeth Raquin, la mère d'Hadrien, le 13 juin 2002, à Villefranche-de-Rouergue. Certes, il y avait bien un troisième homme - Mehdi, l'ex-mari de la victime - mais celui-ci s'est pendu dans sa cellule de Villeneuve-lès-Maguelone, le 4 août dernier.

Un grand absent puisque lui seul, selon la défense, aurait pu dire ce qui s'est exactement passé dans l'appartement de l'immeuble situé au 8, rue de la Monnaie, à Villefranche, le fameux 13 juin. Résultat, toute la semaine, la cour présidée par Jacques Masia et le jury vont devoir démêler le vrai du faux. Mehdi avait expliqué à la magistrate instructrice qu'il avait porté un coup de pelle à la tête de son ex-épouse après que cette dernière l'a frappé à l'épaule à l'aide d'une raquette. Une dispute survenue à la suite d'une discussion sur le partage des biens. Hadrien, de son côté, affirme qu'après avoir croisé sa mère dans les escaliers, il était allé promener son chien et que, rentrant dans son appartement, il avait trouvé son père debout, à côté du corps étendu d'Elisabeth Raquin.

Et puis il y a l'indicible, l'horrible scénario décrit par Matéo Polarski. Lequel, lors de ses auditions - il n'a jamais varié - assure qu'Elisabeth Raquin a été victime d'un véritable guet-apens. Ainsi, le 13 juin 2002, vers 7 h 30, alors qu'elle s'apprête à aller au travail à Rodez, elle est hélée par Hadrien qui la prie de venir dans son appartement. Elisabeth Raquin s'exécute et s'assoit sur une chaise à la demande de son fils. Ce dernier lui bande les yeux. Mehdi, caché dans la salle de bain surgit et, à l'aide d'une pelle entourée de serviettes, frappe son ex-femme à la tête. Elisabeth tombe mais elle est toujours vivante. Matéo se saisit alors de la pelle et frappe à son tour. Enfin, il prend une couverture et étouffe la mère de son ami.

Mehdi lui donne alors 20 € pour qu'il aille acheter de l'essence et une bâche. Ensuite, Matéo et Hadrien chargent le corps d'Elisabeth dans le coffre de la Renault Kangoo, au milieu de sacs poubelle puis emmènent la Clio à Toulouse. En fin de journée, le trio infernal part dans le Lot pour déposer le cadavre. Matéo l'arrose d'essence et d'huile de cuisine et met le feu.. Pendant l'été, alors qu'Hadrien et Mehdi sont déjà mis en examen et placés en détention, Matéo va raconter ce qu'il a fait à des amis.

Il ne sera interpellé que le 19 novembre 2002…

Denis Slagmulder


Article paru le 27/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/27/70395-Rodez-L-horrible-detachement-des-assassins-presumes.html

AVEYRON - AFFAIRE ELISABETH RAQUIN. DEUXIÈME JOUR DU PROCÈS D'HADRIEN ALEM ET DE MATÉO POLARSKI, ACCUSÉS DE L'ASSASSINAT DE LA « POSTIÈRE » DE VILLEFRANCHE.

L'horrible détachement des assassins présumés

Cela ne plaît pas aux avocats de la défense, et notamment à Me Eric Dupont-Moretti qui a tenté, tout ce mardi après-midi, de mettre à mal les conclusions des différents experts. Pourtant, à la fin de cette deuxième journée du procès d'Hadrien Alem et de Matéo Polarski, accusés du meurtre d'Elisabeth Raquin (cf. « La Dépêche du Midi » d'hier), la version des faits qui semble le mieux tenir la route est celle avancée par l'ami du fils de la victime. À savoir que les trois suspects - y compris Mehdi Alem, l'ex-mari de la « postière » qui s'est suicidé en prison le 4 août dernier - ont tous participé au sordide assassinat commis le 13 juin 2002, dans un appartement situé au 8, rue de la Monnaie, à Villefranche-de-Rouergue.

Encore que sordide est un adjectif trop faible pour qualifier le crime dont a été victime Elisabeth Raquin. Horrible conviendrait davantage car cette dame de 48 ans, si l'on s'en tient à la seule description des événements fournie par Matéo Polarski, a vécu un véritable calvaire. Le Colombien adopté par une femme Belge alors qu'il était âgé de 6 ans et demi et arrivé en Aveyron en même temps que sa mère adoptive, l'a raconté aux enquêteurs et à la juge d'instruction ruthénoise tout au long de la procédure. Sans jamais varier d'un iota.

Ce mardi matin, alors que le président de la cour d'assises de l'Aveyron, Jacques Masia, invite les jurés à « entrer dans le vif du sujet » après avoir plongé, lundi, « au cœur de l'humain », Matéo se dresse dans le box et, recommence son récit, identique à ses précédentes déclarations. Une véritable horreur déjà évoquée lors de la première partie d'audience avec la lecture de l'acte de mise en accusation qui reprend quasiment point par point le déroulement des faits du 13 juin 2002 selon Matéo.

Mais le plus incroyable, c'est surtout l'absence totale d'émotion du jeune homme. Même un quidam moyen ferait un récit plus vivant du pire navet qu'il a vu à la télévision la veille au soir.

Matéo, lui, parle clairement et dit tout. Il répond sans ciller aux diverses interrogations et lâche d'une voix monocorde que « non, je n'avais aucune raison de tuer Mme Raquin qui était gentille et affectueuse avec moi ».

Et quand le président Masia lui demande : « Vous accusez donc Hadrien et son père d'avoir réfléchi à la mort d'Elisabeth Raquin, d'avoir porté des coups de pelle et vous reconnaissez, vous, l'avoir frappée et étouffée ? », l'accusé se contente d'un « oui » laconique.

C'est sans également sans frémir que Matéo déclare : « L'instigateur de tout ça, c'est le père d'Hadrien car lui n'est pas capable de faire ça », puis « Je suis le principal coupable » et enfin, le summum : « Moi, j'ai pris le temps de terminer le travail ; eux, ils ont eu peur ».

Des accusations graves mais qui, pour autant, ne permettent pas de savoir s'il s'agit de la vérité. Car le fils de la victime, Hadrien, se lève à son tour et raconte ce qu'il a toujours dit, à savoir que « le 13 juin 2002 était une journée ordinaire », qu'il a vu Elisabeth Raquin avant que celle-ci ne parte au travail, qu'il est parti promener son chien et que, quand il est revenu chez lui, il a trouvé Mehdi, son père, à côté du corps de sa mère, étendu au sol.

Il y a, cependant, une différence de taille entre les deux accusés : Hadrien fait preuve d'émotion. À ne pas confondre avec tristesse. Car Hadrien est surtout méprisant lorsqu'il parle de son père, à qui il voue pourtant une admiration sans borne. Mais ce matin-là, le mythe est brisé. « Il (Mehdi, N.D.L.R.) me regardait avec des yeux lamentables ; on aurait dit un chien. J'ai eu envie de le frapper mais je n'ai rien fait », explique Hadrien. Très vite, cependant, il se ressaisit et reprend le cours de son récit sur l'aide apportée à son père pour faire disparaître le corps de sa mère. Avant un nouveau moment de faiblesse quand il lâche, à propos de son retour à Concots, le lendemain : « Matéo est quelqu'un qui dégage une certaine assurance. Il était là, avec moi, devant les restes de ma mère. Il fallait donc que je sois fort. J'allais pas me montrer plus faible que lui quand même ! »

Un sursaut d'orgueil qui le conduit à affirmer au président Masia : « C'est Matéo qui ment, il est venu foutre la merde dans ce dossier ». Matéo, lui, se contente d'un « Je n'ai rien de plus à dire que ce que j'ai déjà dit ».

Alors, en cette fin de matinée, le mystère reste entier. Qui a fait quoi ? Et surtout, pourquoi ? La première interrogation, l'examen médico-légal et les investigations criminelles (lire ci-dessous) permettent, à défaut d'apporter une réponse franche, de se rapprocher du « plausible ». Mais le mobile, lui, reste inconnu.

Denis Slagmulder

Les experts « approchent » la vérité mais n'ont pas de certitude

Celles et ceux qui comptaient sur les conclusions des experts pour enfin espérer connaître la vérité dans ce dossier en ont été pour leur frais. Car ni le médecin légiste à l'institut médico-légal de Montpellier, ni le gendarme technicien en investigations criminelles (TIC) de Bordeaux, n'ont pu apporter de réponse franche et précise aux nombreuses interrogations qui se posent dans cette affaire, notamment en ce qui concerne les responsabilités des accusés.

Trois thèses s'affrontent sur le déroulement des faits, le 13 juin 2002. Mehdi Alem, le père aujourd'hui disparu (il s'est suicidé en prison le 4 août dernier), a toujours dit qu'il avait frappé Elisabeth Raquin, son ex-épouse, avec une pelle. Hadrien Alem, le fils de Mehdi et de la victime, assure qu'il n'a pas tué sa mère. Enfin, Matéo Polarski, l'ami du fils, s'accuse, et accuse Mehdi et Hadrien, d'avoir frappé plusieurs fois Elisabeth Raquin. Des versions que les deux jeunes gens maintiennent depuis le début de leur procès et que rien, jusqu'à présent, n'est venu confirmer ou infirmer.

Il existe, cependant, une certitude apparue ce mardi après-midi. Le docteur Dorandeu, qui a pratiqué l'autopsie du corps d'Elisabeth Raquin, est formelle sur un point : Mehdi Alem a menti. « Il avait expliqué qu'il n'avait donné qu'un coup de pelle mais il était resté très évasif sur la façon dont le décès était survenu. Or la théorie du coup unique sur la tête est incompatible avec les analyses. Ce genre de chose a pu rendre inanimée la victime, mais pas la tuer », assure le médecin légiste lors de son passage à la barre.

Il ne reste donc plus qu'une seule solution : la version de Matéo. « Son discours est plus compatible, c'est le plus plausible », note la praticienne qui, immédiatement, encourt les foudres de Me Dupont-Moretti, avocat d'Hadrien. « Vous n'avez rien pour étayer vos arguments. Vous ne savez rien puisque vous nous dites que les multiples fractures peuvent également avoir été causées par l'éclatement des os sous l'effet de la chaleur lors de la crémation », lance-t-il. Le Dr Dorandeu ne peut que se défendre : « Je ne fais que dire quelle version est compatible avec mes constatations. Je ne dis pas quelle est la bonne ou la mauvaise version ».

Il faut bien reconnaître, également, que le légiste est dans l'incapacité de déterminer ce qui, de la succession des coups de pelle ou de l'étouffement - thèse avancée par Matéo - a causé le décès de la victime.

Retour à la case départ…

Certes, l'adjudant-chef Hébrard, qui a participé aux investigations criminelles, confirme dans son rapport qu'Elisabeth Raquin a saigné dans l'appartement de son fils. Des « giclures », ou « cast-off », ont été constatées lors de la fouille du logement d'Hadrien : sur un mur devant lequel un meuble avait été posé, sur le sol, sous une pile de livres, sur une plinthe. Six marques, au total. Des analyses ADN ont déterminé qu'il s'agissait du sang appartenant à une femme.

Et pour le TIC de la gendarmerie nationale, « ces traces obliques qui suivent un mouvement de haut en bas correspondent à un deuxième coup. Un effet « cast-off » est impossible au premier lever puisqu'il n'y a pas encore de sang sur l'objet utilisé pour frapper », affirme-t-il avant d'ajouter : « Les coups ont été portés quand la victime était au sol ». Ce qui contredit donc la version de Mehdi, lequel avait expliqué que son ex-épouse était restée debout.

Mais cela ne signifie pas pour autant que Matéo dit la vérité…

D. S.


Article paru le 28/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/28/43662-Rodez-La-verite-n-est-pas-sortie-de-la-bouche-des-temoins.html

LOT - AFFAIRE ÉLISABETH RAQUIN. LA TROISIÈME JOURNÉE DU PROCÈS D'HADRIEN ALEM ET DE MATÉO POLARSKI, ACCUSÉS DE L'ASSASSINAT DE LA POSTIÈRE DE VILLEFRANCHE, A ÉTÉ CONSACRÉE À L'AUDITION DES TÉMOINS.

La vérité n'est pas sortie de la bouche des témoins

Trois jours que cela dure et rien n'a avancé. À l'heure actuelle, bien malin celui qui peut, sauf à s'être déjà forgé une conviction, posséder la moindre certitude dans le procès des assassins présumés d'Élisabeth Raquin. Certes, il y a bien eu des conclusions d'experts, mardi, pour assurer formellement que la version du « grand absent » Mehdi Alem - pour faire simple : « J'ai tué mon ex-épouse d'un coup de pelle à la tête et mon fils m'a aidé à transporter le corps et à le brûler » - ne tenait pas la route. Mais rien n'a permis, pour l'instant, de déterminer qui, d'Hadrien Alem, le fils de la victime, et de Matéo Polarski, son ami, dit la vérité.

Le défilé des treize témoins, tout au long de la troisième journée d'audience, ce mercredi, n'a guère apporté d'éclaircissements à la cour et aux jurés. Surtout pas avec les déclarations de Cédric et Dominique à qui Matéo se serait confié dans les détails peu de temps après la date du crime, le 13 juin 2002 (lire ci-contre). Car si le premier reconnaît avoir cru l'accusé sur parole, la seconde, en revanche, affirme que « cette histoire est inconcevable. Matéo est un garçon gentil, tranquille, qui aimait aider les gens ». Et ce, en dépit de ses « idées bizarres » - « Je suis capable de tuer », aurait-il dit à plusieurs reprises à la jeune femme - et de sa « fascination pour les armes », surtout blanches, même si Dominique assure : « Je n'ai jamais vu Matéo en avoir dans les mains ».

À tout cela s'ajoutent les incohérences souvent relevées dans la narration des faits que Matéo, « finisseur du travail » soi-disant entamé par Mehdi et Hadrien, a fait à ses deux amis.

Reste alors le fils d'Élisabeth Raquin. Celui que beaucoup, et y compris des collègues de sa mère, décrivent comme un « jeune homme ordinaire ». « C'est un garçon intelligent, très cultivé, toujours très attentionné avec moi », ajoute Nadège, la « copine, sans plus » avec qui Hadrien a passé l'après-midi du 13 juin dans les rues de Toulouse. Soit quelques heures après qu'il a découvert le corps de sa mère dans son appartement et juste après avoir laissé la voiture de fonction de la victime sur les allées Jean-Jaurès.

« Il m'a semblé tout à fait normal », assure cependant l'étudiante en droit. « Il s'est simplement énervé lorsque sa sœur l'a appelé sur son portable pour lui demander des nouvelles de leur mère. Mais après, il m'a raconté ce qui se passait et m'a certifié que sa sœur s'affolait pour rien », poursuit-elle. Hadrien a également connu une saute d'humeur « lorsque je lui ai proposé de l'accompagner jusqu'au quartier Arnaud-Bernard où il devait retrouver son père, car je savais qu'il ne connaissait pas Toulouse », reprend Nadège qui conclut : « Je n'ai pas compris ce qui lui a pris ».

La jeune femme ne s'est pourtant pas formalisée de ce comportement puisque quelques jours plus tard, ils se sont retrouvés à Villefranche-de-Rouergue. « C'était peu de temps avant son interpellation. Tout se passait bien jusqu'à ce que je lui parle de la disparition de sa mère et que je lui demande si ses parents divorçaient », témoigne Nadège qui a dit aux gendarmes, lors de son audition, qu'elle avait « du mal à croire » les accusations portées contre Hadrien. « J'essaye de lui trouver des circonstances atténuantes », a-t-elle notamment confié aux enquêteurs.

Alors qui croire ?

D'autant que la collègue d'Élisabeth Raquin à l'agence locale « immobilier » de la Poste et la secrétaire du service sont unanimes : « Hadrien, lorsque nous l'avons eu au téléphone le jour de la disparition de sa mère, ne semblait pas affolé ». Elles, en revanche, n'ont jamais caché leur inquiétude face à l'absence de leur collègue. « D'habitude, Élisabeth prévenait toujours au moindre retard. Et c'est vrai que le comportement de son fils, ce jour-là, a été étonnant », ont-elles avoué à la cour.

Mais est-il coupable pour autant ?

Denis Slagmulder

À LA MOITIÉ DES DÉBATS

Les avocats jugent le procès

Les avocats de la défense dans l'affaire de l'assassinat d'Élisabeth Raquin, livrent, à mi-parcours, leurs impressions sur ce procès.

Me Éric Dupont-Moretti (avocat d'Hadrien Alem) : « Nous sommes face à une galerie de portraits incroyables. Vous avez Matéo qui s'accuse de l'assassinat et qui dit être bien en prison. Ensuite, Hadrien qui, lui, nie farouchement avoir tué sa mère. Et au milieu de tout cela, il y a des expertises pour certaines insuffisantes et ridicules pour d'autres. Je pense, notamment, à celle des giclures de sang retrouvés dans l'appartement d'Hadrien le jour de la reconstitution et qui, après analyses, se sont révélés être du Coca-Cola. Et il ne faut pas oublier, enfin, des portraits psychiatriques des accusés qui ne correspondent pas au profil actuel d'auteurs d'un tel crime. Tout cela concourt à rendre ce procès hors norme ».

Me Stéphane Mazars (avocat d'Hadrien Alem) : « À mon sens, le président mène très bien les débats en posant les bonnes questions. Deux thèses s'affrontent. L'une qui peut être un suicide social. Il est donc nécessaire d'entrer dans les démarches psychologiques de Matéo Polarski afin de comprendre ce qui le pousse à s'accuser de quelque chose qu'il n'a pas fait et entraîner un ami dans sa chute. Se poser la question est déjà énorme. Je suis persuadé que la thèse de Matéo ne tient pas au vu des contradictions. Mais il faut aller plus loin et se demander si c'est possible. De l'autre, vous avez la version d'Hadrien Alem qui lui, depuis toujours, dit qu'il n'a pas frappé sa mère ».

Mes François-Xavier Berger et Laurence Guedon (avocats de Matéo Polarski) : « Les défenseurs que nous sommes se heurtent à un cas de conscience peu banal. Un accusé clame sa culpabilité et pourtant, il existe des doutes sérieux sur sa participation à un assassinat. Dans ces conditions, notre marge de manœuvre est tout à fait particulière. Mais nous avons la mission de défendre Matéo jusqu'au bout, et même malgré lui ».

Recueillis par D. S.

Matéo Polarski se cramponne à sa version

Deux témoignages intéressants ont été produits, hier, émanant de proches de Matéo Polarski. Des témoignages intéressants mais troublants aussi puisque les dépositaires des aveux de celui qui revendique avoir donné la mort à Élisabeth Raquin, n'ont pas cru devoir signaler les faits aux forces de l'ordre ou à la justice. Le président Masia rappellera le devoir, légal, de rapporter de tels faits.

D'abord, Dominique, une copine de Matéo, a reçu chez elle le jeune homme, auquel elle voue toujours une amitié, quelques jours après les faits. Elle explique n'avoir « pas cru » Matéo lorsqu'il lui a conté ce qu'elle appelle le « scénario » du drame, film où le garçon se donnait la vedette. Lors de son témoignage devant la cour, Dominique a confirmé que Matéo avait, en narrant l'épisode de la mort d'Élisabeth Raquin, fait le geste, pour achever la malheureuse postière, de lui serrer le cou. Un détail qui ne cadre pas avec la version donnée par Matéo aux forces de l'ordre et au juge. « Quelle garantie avait-il que vous n'alliez pas tout raconter ? », a interrogé Me Dupont-Moretti.

Ensuite, même mutisme, après de semblables confidences de Matéo, chez un jeune charpentier, Cédric. C'est en boîte de nuit, alors que les deux copains avaient pas mal consommé d'alcool, que le prévenu d'aujourd'hui explique à son pote avoir fait « une bêtise ». Une grosse puisqu'il lui explique ni plus ni moins avoir tué la postière, se chargeant « de terminer le travail ». Autre incohérence, consignée dans les procès-verbaux, Matéo détaille à son ami Cédric s'être débarrassé du corps d'Élisabeth Raquin en le transportant sur son scooter !

Une nouvelle fois ont donc été mises en évidence des incohérences chez Matéo. Contradiction et ineptie à imputer au bavard Matéo lui-même ou contradiction et ineptie issues de la relation des confidences du jeune homme a ses amis par ses amis ?

Toujours est-il que le président Masia, se tournant vers le prévenu, lui a posé la question : « Dites-vous la vérité ». « Je maintiens ma version », a répondu, toujours aussi impassible, le coaccusé, précisant qu'il aurait pu changer sa version à la demande d'Hadrien Alem.

Une ancienne compagne révèle la double vie de Mehdi

Mehdi Alem est le grand absent de ce procès. Mais le coaccusé, père du prévenu qu'est son fils, Hadrien, et mari d'Élisabeth Raquin, la postière assassinée, s'est donné la mort par pendaison dans sa cellule de Villeneuve-lès-Maguelone…

Le long défilé des témoins lors de l'audience d'hier a cependant permis de préciser sa personnalité. De mettre au jour « la double vie » de cet homme souvent décrit comme intelligent, fin, cultivé et toujours courtois.

C'est une ancienne compagne de Mehdi Alem qui a éclairé d'un jour nouveau l'image qu'on se faisait de cet homme dit strict en matière d'éducation, soucieux de transmettre des valeurs à ses enfants, dont le respect, et de les enrichir, au travers de quelques années de vie en Algérie, de leur double culture.

D'une voix posée, l'ancienne compagne a révélé qu'elle avait eu des relations de près de vingt ans avec Mehdi.

Elle a décrit celui qui, dans les heures qui ont suivi les faits avait recommandé à Hadrien qu'il ne l'appelle surtout pas depuis son portable, comme un homme qui lui inspirait des craintes. Elle s'est dite sous influence, a dit sa longue incapacité à se défaire de son emprise.

Finalement, la compagne cachée de Mehdi a choisi de le « fuir » en cédant son appartement. Elle n'a pas caché à la cour qu'elle pourvoyait régulièrement à ses besoins, que c'est elle qui lui avait acheté une Mercedes, pour se « débarrasser de lui ». Mehdi, qui a toujours expliqué vouloir protéger Hadrien, ne pensait qu'à lui, selon ce précieux témoin qui a rapporté « l'égoïsme » de Mehdi Alem.

Mehdi Alem dont les versions successives des faits ne sont pas constantes, qui avait acheté un 7,65 juste après le drame, et qui, dans sa volonté de protéger Hadrien, volonté toujours clamée, aurait simplement pu se rendre au commissariat le plus proche pour dire son geste fatal plutôt que d'imaginer la sinistre élimination par le feu du corps de l'assassinée.


RODEZ, 28 sept 2006 (AFP) 19h13
Source : http://filinfo.france3.fr/popup_afp.php?nameRegion=sud&id=%20060928171357.0um17ikz

Assassinat d'une postière: 30 ans requis contre les accusés

Trente ans de réclusion, dont une peine de sûreté de 20 ans, ont été requis jeudi devant la cour d'assises de l'Aveyron contre les auteurs présumés de l'assassinat d'une employée de La Poste en 2002, parmi lesquels figure le fils de la victime.

L'avocat général Eric Camous a prononcé ces réquisitions à l'encontre d'Hadrien Alem, le fils de la victime Elisabeth Raquin-Alem, et Matéo Polarski, un ami de celui-ci, qui encourent la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans. Medhi Alem, le mari de ce cadre administratif de La Poste, qui était la troisième personne mise en examen dans cette affaire, s'est suicidé en août dernier dans sa cellule de prison. Elisabeth Raquin-Alem, mère de trois enfants alors en instance de divorce, avait disparu le 13 juin 2002 de son domicile de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron). Son corps, en partie carbonisé, avait été retrouvé le 1er juillet dans les bois de la commune lotoise de Concots et selon l'autopsie, la victime, âgée de 48 ans, serait morte le jour même de sa disparition. Medhi Alem et son fils aîné Hadrien, âgé de 26 ans, étaient poursuivis pour avoir porté sur la victime des coups mortels avec une pelle. Matéo Polarski, 24 ans, l'ami d'Hadrien Alem, l'était pour les mêmes faits. Elisabeth Raquin-Alem avait été ensuite étouffée à l'aide d'une couverture. Le verdict devrait être prononcé dans la journée de vendredi.


Article paru le 29/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/09/29/68593-Rodez-Trente-ans-demandes-contre-Mateo-et-Hadrien.html

RODEZ (12) - AFFAIRE ÉLISABETH RAQUIN. LA JOURNÉE D'HIER A ÉTÉ MARQUÉE D'UN COUP DE THÉÂTRE AVEC DES AVEUX, VITE RÉTRACTÉS, DE MATÉO POLARSKI. LES FILLES ET LE FRÈRE DE LA VICTIME ONT ÉGALEMENT TÉMOIGNÉ AVANT LE RÉQUISITOIRE DE L'AVOCAT GÉNÉRAL.

Trente ans demandés contre Matéo et Hadrien

S'il n'a « pas de certitudes », Éric Camous, l'avocat général, s'est du moins forgé, au fil de l'examen du dossier et des débats, « une conviction », invitant les jurés à la partager. C'est sur la base de cette intime conviction que l'accusateur a demandé une peine de trente ans de prison pour Hadrien Alem et Matéo Polarski, dont une peine de sûreté de vingt ans.

Autant écrire que l'avocat général n'a absolument pas tenu compte du coup de théâtre de l'après-midi (lire à côté), psychodrame juste survenu avant ses réquisitions. Quant à la sévérité de ses réquisitions, le représentant du parquet l'a justifiée en faisant valoir qu'elle n'a d'égale que l'absence de miséricorde des assassins d'Élisabeth Raquin. Œil pour œil…

Pour Éric Camous la seule version qui tienne est bien celle livrée par Matéo Polarski, cet « ange de la mort » auquel il prête au moins une double vertu : « la fidélité à l'amitié, la fidélité à la vérité ». « Sa version de l'assassinat semble la plus raisonnable », a plaidé le même en soulignant que Matéo, dont l'arrestation est postérieure à celles d'Hadrien et Mehdi Alem, a enfin communiqué à des enquêteurs décontenancés par les contributions bourrées de contradictions du fils et du mari de la postière « un plan de lecture permettant de mettre chaque pièce du puzzle à sa place ».

À ceux encore tenaillés par le doute, Éric Camous a en substance donné cet argument : Si Matéo dit la vérité sur l'élimination du corps d'Élisabeth Raquin, il dit la vérité sur le reste ».

« SEULE LA VERSION DE "L'ANGE DE LA MORT" EST RAISONNABLE »

Le reste, c'est l'assassinat proprement dit de la postière dans l'appartement d'Hadrien Alem à Villefranche-de-Rouergue, le 13 juin 2002. L'avocat général a su faire vivre de A à Z, devant la cour et les jurés, le scénario de Matéo Polarski.

Auparavant, soignant le contraste, l'avocat général avait longuement détaillé les approximations et autres variations du fils et du père, divergences nombreuses qu'elles aient trait aux trajets, aux horaires du guet-apens ou à l'irruption de Matéo dans le dossier à l'initiative d'Hadrien.

Pour Éric Camous, l'autopsie elle aussi accrédite la version de Matéo. Il a en premier lieu estimé que l'expertise a jugé « peu probable », en l'absence de fracture du crâne, qu'un seul coup ait provoqué la mort. Ce qui écarte la thèse de l'accident, cet unique coup de pelle, mortel, en réponse à un coup de raquette donné par la postière à son mari.

Il a ensuite considéré, s'en référant toujours aux conclusions de l'expertise, que l'écrasement des côtes est la probable cause du décès. La postière a reçu de nombreux coups de pelle, a encore relevé l'avocat général en renvoyant aux nombreuses projections de sang, traces retrouvées un peu partout sur le théâtre du drame, lors de l'enquête. Bref, les éléments objectifs du dossier confirment la narration de Matéo qui n'a donc pas livré « des aveux sacrificiels » mais circonstanciés.

Enfin, sur le mobile, l'avocat général a souligné sa « futilité ». Pour lui, c'est la menace d'une dénonciation au fisc et, avec elle, la promesse faite par Élisabeth Raquin de ruiner de manière définitive les fous rêves de fortune de son mari et de son fils, qui a provoqué l'assassinat de la postière.

Jean-Pierre Lagrange

« Il faut acquitter Matéo Polarski y compris contre lui-même »

Sans créer de surprise, les avocats de Matéo Polarski ont, hier soir, plaidé l'acquittement en faveur de celui-ci. Une « tâche difficile » comme l'a souligné Me Guedon, puisque le jeune homme, depuis la date de son interpellation, le 19 novembre 2002, s'accuse d'être l'un des responsables de la mort d'Elisabeth Raquin. Un axe de défense que les deux conseils se sont appliqué à démontrer.

Tout d'abord, il y a les « doutes » qui « assaillent » Me Guedon depuis quatre ans. Mais surtout, c'est la personnalité de Matéo que l'avocate a mis en avant. « Il dit de lui-même qu'il est un extraterrestre, qu'il est de nulle part mais aussi qu'il est mort depuis qu'il est arrivé en Belgique ». Il était alors âgé de 6 ans et demi, après deux années passées dans les rues - « Dans l'enfer » dira Me Berger en établissant un parallèle avec « Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron trouvé dans une forêt et qui n'a toujours voulu qu'une chose, y retourner » - de sa ville natale de Colombie.

« Matéo a vécu des déracinements successifs qui font qu'aujourd'hui, il a peur de la société dans laquelle il vit », ajoute Me Guedon en évoquant le départ du pays où il est né et où il a vécu les premières années de sa vie, le changement d'état civil - Matéo Polarski s'appelle en réalité Simon Ramirez - une date de naissance attribuée arbitrairement… « On lui a forgé une nouvelle identité », martèle l'avocate.

Ce qui a eu une grande influence sur sa personnalité « atypique » : il s'accuse de tout pour protéger son ami Hadrien, il se trouve bien en prison… Et s'il a passé des « aveux sacrificiels », Laurence Guedon estime que « cela ne constitue pas une preuve de sa culpabilité ». Elle assure qu'au contraire, Matéo avoue l'assassinat d'Elisabeth Raquin et entraîne Hadrien avec lui « parce qu'il souhaite que son ami se détache de l'influence de son père ». « Cela, et ses pleurs lorsqu'il a évoqué ses frères de la rue en Colombie qu'il voudrait sauver, prouve bien que ce n'est pas un homme sans cœur, sans affect », renchérit son confrère.

Mais surtout, Mes Berger et Guedon ont insisté sur tous les éléments du dossier - le « puzzle » évoqué par l'avocat général mais dont « il manque des pièces ou des pièces qu'il faut forcer pour mettre à leur place » - qui font qu'aujourd'hui, « les faits ne sont pas avérés contre Matéo. Il y a donc des doutes qui doivent lui profiter », a rappelé François-Xavier Berger.

Des doutes omniprésents selon les avocats de la défense. « Que s'est-il passé entre 7 h 15 et 9 h 30, le 13 juin 2002 ? Comment et par qui Elisabeth Raquin a-t-elle été attirée dans l'appartement de son fils ? Où était Matéo à ce moment-là ? », interroge Me Guedon a rappelant que « celui qui détient la clé des faits est Mehdi, le grand absent ». Me Berger, pour sa part, s'est attaché à dénombrer les points « invraisemblables » qui font « s'effondrer le scénario de l'accusation ». Mais surtout, il a souligné l'absence de mobile « sans lequel il ne peut y avoir d'assassinat ». « Donc, à la rigueur, c'est un meurtre lors d'une dispute entre Mehdi Alem et son ex-épouse », insiste-t-il.

« Vous devez donc acquitter Matéo Polarski, y compris contre lui-même », s'est-il adressé au jury pendant que sa consœur, elle, a invité « la société » qui effraye tant l'accusé à « lui tendre la main ».

D. S.

Le trouble jeu de Matéo

Décidément, Matéo Polarski n'en finit plus de surprendre la cour. Ce jeudi, à 15 h 30, alors que le président Jacques Masia vient de poser quelques questions aux deux accusés, les avocats de la défense se réjouissent. Les dernières déclarations d'Hadrien Alem ne peuvent que les conforter dans leur idée que leurs clients doivent être acquittés, au moins au bénéfice du doute.

Le coup de théâtre attendu, voire espéré, vient en effet de se produire. Hadrien Alem, alors qu'il a clamé tout au long du procès qu'il n'aimait pas se livrer, vient de parler. Il vient même de « tout lâcher », notamment à propos de son père dont il s'est rendu compte que « c'était un être méprisable ».

Le président Masia saisit donc la balle au bond et lui demande s'il peut, aujourd'hui, dire quelque chose de nouveau pour aider la cour dans sa réflexion. Le magistrat va même plus loin en enjoignant Hadrien à « libérer sa parole ». « Quelle est la vérité ? », demande-t-il ; « C'est ce que je dis depuis le début », répond l'accusé.

Le président se tourne alors vers Matéo. « Avec vous, nous sommes dans une situation atypique : celle d'un accusé qui clame sa culpabilité. Donc soit vous dites la vérité, soit vous avez créé un scénario. Que penseriez-vous si la cour vous acquittait ? » ; « Je le prendrais très mal parce que cela voudrait dire qu'Hadrien a été influencé par son père, ce dont je viens de me rendre compte. C'est pourquoi j'admets mes erreurs. J'ai menti sur le fait qu'il a donné des coups de pelle. J'ai tout fait tout seul », annonce Matéo en plongeant la salle d'audience dans la stupeur. Et à la demande du président Masia, le jeune homme raconte qu'Hadrien a appelé sa mère au moment où celle-ci quittait son domicile et que le fils est allé mettre le chien au grenier pendant qu'avec Mehdi, il frappait Elisabeth Raquin avec la pelle. « Ensuite, je l'ai étouffée », conclut Matéo qui refuse de « changer un mot de ce que j'ai dit ».

Soudain, l'avocat d'Hadrien et se lève et se tournant vers ce dernier, lui lance : « Je pense que le suicide de ton père a libéré ta parole. Il y a des détails, dont tu viens de me parler et qui étaient tus jusqu'à maintenant, dont il faut parler. Cela le mérite ». Et quand son client refuse - « Ma parole n'est pas libre, au contraire, il y a la mémoire de mon père » - mais autorise son conseil à parler en son nom, Me Dupont-Moretti affirme : « Mon père est arrivé le matin, il m'a demandé d'appeler ma mère. Ce que j'ai fait et elle est venue. Ils ont commencé à s'engueuler à propos de la division des biens, donc je suis parti promener mon chien. Quand je suis revenu, j'ai vu ce que j'ai vu. Et l'autre (à propos de Matéo, N.D.L.R.) raconte n'importe quoi car il n'était pas là ». Deuxième moment de stupeur.

S'ensuit alors un dialogue surréaliste entre Jacques Masia et Matéo Polarski : « C'est la vérité ce que vient de dire Hadrien Alem ? » ; « Oui » ; « Donc vous n'étiez pas présent au moment de la mort de Mme Raquin ? » ; « Je dis la vérité depuis le début ».

Mais le plus surprenant arrivera après la suspension d'audience. Le président de la cour, à la demande des jurés, interroge une nouvelle fois les accusés. Hadrien, lui, maintient sa nouvelle version et donne même des détails. Et quand le magistrat s'adresse à Matéo pour connaître sa position, ce dernier lâche : « Je ne change rien ». « Vous avez donc porté le premier coup de pelle ? », demande Jacques Masia ; « Oui », répond Matéo ; « Vous maintenez vos accusations contre Hadrien ? » ; « Oui ». Comprenne qui pourra…

Denis Slagmulder

« On oublie que notre mère est la principale victime »

Ghalia, la sœur cadette d'Hadrien attendait depuis le début du procès de venir à la barre pour s'exprimer. Une déclaration spontanée dans laquelle elle laisse éclater sa colère vers le box des accusés où « on oublie que la principale victime c'est Elisabeth Raquin, ma mère. C'est qui a été calcinée, meurtrie. La victime, ce n'est pas mon père ni lui que je ne regarde même pas », lâche-t-elle à propos de celui qu'elle nomme plus autrement que son » ex-frère ». Et les qualificatifs durs pleuvent sur Hadrien et Mehdi. Le premier est un « menteur » quand il dit ne pas avoir reçu d'amour maternel : « C'est faux, elle l'appelait mon Doudou », assure Ghalia. Le second, lui, « n'est même pas un père. Il était avec sa maîtresse pendant que notre mère s'occupait de tout. Il était violent avec nous. C'était un manipulateur qui influencé son fils », ajoute la jeune fille.

Sa sœur aînée n'est pas plus tendre. Car si la colère de Sarah est retenue, ses propos n'en sont pas moins très violents : « Il faut être bête pour se laisser influencer par un homme pareil. Mais je n'attends plus rien d'Hadrien, si ce n'est qu'il se réveille et qu'il souffre en se rendant compte de ce qu'il a fait ».

Enfin, Georges Raquin, le frère d'Elisabeth, exprime surtout sa « nausée » ressentie depuis le début de cette histoire. Et pour lui, comme pour ses nièces, la culpabilité des accusés, y compris Mehdi, est indiscutable.

Un avis partagé par l'avocat des parties civiles, Me Hubert Aoust, qui fait état de sa « conviction » étayée par les éléments « vérifiés et établis » du dossier.

D. S.


Article paru le 30/09/2006
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2006/10/01/56067-20-ans-pour-les-assassins-de-la-postiere.html

20 ans pour les assassins de la postière

Rodez. Les deux hommes accusés de l'assassinat d'une employée de La Poste en 2002, dont le fils de la victime, ont été condamnés hier à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Aveyron. L'accusation avait réclamé 30 ans de réclusion, dont une peine de sûreté de 20 ans, contre Hadrien Alem, le fils de la victime Elisabeth Raquin-Alem, et Matéo Polarski, un ami de celui-ci. De leur côté, les avocats de la défense avaient plaidé l'acquittement au bénéfice du doute.


Article publié le 16 Février 2008

Postière assassinée : le procès en appel débute lundi

Dix-sept mois après avoir été condamnés par la cour d'assises de l'Aveyron à une peine de vingt années de réclusion criminelle, Hadrien Alem et Matteo Polarski vont se retrouver devant la cour d'assises de l'Herault, ce lundi, à Montpellier. Hadrien Alem ayant fait appel de ce jugement, le...
la suite sur http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/16/434711-Postiere-assassinee-le-proces-en-appel-debute-lundi.html

Article publié le 19 Février 2008

Villefranche. L'assassin de la postière avait écrit une lettre

Comme lors de leur premier procès, ils sont assis côte à côte mais ne s'adressent pas la parole. Ils n'échangent même aucun regard. Etranger l'un à l'autre. Mateo Polarski suit attentivement les débats et semble, cette fois, concerné par ce qui se passe autour de lui. Il s'exprime avec aisance et...
la suite sur http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/19/435416-Villefranche-L-assassin-de-la-postiere-avait-ecrit-une-lettre.html

Article publié le 20 Février 2008

Rodez. Meurtre d'Élisabeth Raquin : Mateo revient sur ses déclarations

Une journée étrange, irréelle qui donne l'impression de basculer dans un autre procès. Une journée fertile en coups de théâtre et au cours de laquelle les experts et enquêteurs n'arrivent pas vraiment aux mêmes conclusions que lors du premier procès devant la cour d'assisses de l'Aveyron. Une...
la suite sur http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/20/435698-Rodez-Meurtre-d-Elisabeth-Raquin-Mateo-revient-sur-ses-declarations.html

Article publié le 21 Février 2008

Assises de Montpellier : l'ombre de la postière de Villefranche a plané sur les débats

« Je suis content qu'on commence à évoquer ma sœur, qu'elle ne soit plus le tas d'os dont on parle depuis plusieurs jours. Elisabeth était une mère aimante, une femme diplômée, secrète et fière, tonique, ne parlant pas de ses soucis. La dernière phrase qu'elle a entendue, de la bouche de son fils...
la suite sur http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/21/436001-Assises-de-Montpellier-l-ombre-de-la-postiere-de-Villfranche-a-plane-sur-les-debats.html